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 rescue w/ Murphy

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MessageSujet: rescue w/ Murphy   Dim 25 Sep - 12:30

Erlina & Malone


- I , too, remember that feeling. You are caught between all that was and all that must be. You feel lost.-


Ce truc rectangulaire, qui sommeille dans la poche de son jean, là, Malone en ressent le poids. Quelques grammes qui, il ne sait comment, se sont transformés en kilos qui pèsent lourd, non pas sur sa cuisse, non, sur sa cervelle. D’ailleurs, tous ses neurones sont réquisitionnés dans l’effort. Il pense trop. Et pas besoin de préciser à qui. Généralement, il n’en a rien à foutre du monde. En ce qui le concerne, monde n’est constitué que de lui et de sa fille. Seulement, un vendredi soir, coincé sur le tabouret d’un bar dézingué, flanqué par une éponge à bière à sa droite et une jeune paumée à sa gauche, il se dit que sa mioche aurait dû lui envoyer un message depuis déjà dix minutes et qu’elle ne l’a pas fait. Qu’il doit y avoir une raison à cela. Probablement quelque chose de dérisoire. Mais, les milliards de neurones qui composent sa matière cérébrale (et d’autres particules incrustées salement dans son cœur) rappellent à son bon souvenir tous les accidents qui peuvent arriver. Notamment les catastrophes qui tombent, toujours de manière incongrue, sur la figure, dans les grandes largeurs. Les battements s’accélèrent, il ferme furtivement les paupières pour les ouvrir à nouveau, en répétant, calmement, un mantra désuet, type : « je ne connaitrais pas la peur, car la peur tue l’esprit ». Cinq, dix fois. Sans formuler les mots à voix haute, il passerait surement pour le plus grand taré de Lakewood. Mais il l’est, tout les parents le sont ou en tout cas, le deviennent à s’faire un sang d’encre. Il y a cette attitude débonnaire qui devient l’attitude symbolique, à la lisière du protocolaire. Se réveiller le matin et s’inquiéter, respirer et s’inquiéter, souffrir les heures d’une journée et s’inquiéter. S’inquiéter continuellement sans que le rejeton n’en ait rien à cirer. Parce ce que « tu sais, pa’, c’un truc de vioc, s’inquiéter », ça balance des « relax, je vais juste chez une copine » mais ça disparaît pendant plusieurs heures sans donner de nouvelles. Alors, évidemment, il veut bien se relaxer mais il est bien incapable de le faire. Pourtant, Malone, rien sur son faciès ne laisse penser qu’il est d’ce genre de gars maladivement territoriaux, paternels, protecteurs. S’il dégage la force d’un homme, dans le périmètre délimité par sa paroi crânienne, il réfléchit et il le fait certainement au-delà de l’humainement possible. Il secoue la tête, le brun décide de se reprendre en main, en saluant le barman. Il passe commande, avec sa nonchalance habituelle, celle qui n’est qu’un masque putride servant à cacher les fissures. Lèvres pincées, ses yeux mordorés se posent à tour de rôle sur l’éponge à bière, puis, sur la jeune femme. Peut-être l’observe-t-il une seconde de trop, lorsque leurs regards se croisent, il la salue d’un vague mouvement du menton. Peut-être qu’un sourire vient lui étirer les lèvres, creusant deux minuscules fossettes sur ses joues, accentuant les rides qui s’étendent presque jusque ses tempes. Peut-être qu’il prend une décision, peut-être que les traits de la demoiselle lui rappellent quelqu’un. Quoiqu’il en soit, son verre est déposé sous ses yeux et il détourne aussitôt son attention de la brunette, assise là. Pour la reporter, entièrement, sur le liquide ambré, calé au fond. Malone y porte la main, deux doigts avec des glaçons, le whisky pile comme il l’aime. « N’ayez jamais d’enfant » - ricane-t-il, après avoir observé quelques secondes de silence. Il lève le verre et boit une gorgée de son contenu, le reposant aussitôt dans un bruit caractéristique. Celui d’une décoction supposée guérir les maux corporels, vile charlatanisme des magnats capitalistes. Il soupire. « Non, je n’en pense pas un seul mot » - rectifie-t-il, pivotant pour pouvoir voir l’expression de la demoiselle.
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- queen of lakewood -
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Dim 25 Sep - 15:57

Erlina & Malone


- I , too, remember that feeling. You are caught between all that was and all that must be. You feel lost.-


Voilà maintenant une semaine jour pour jour qu'elle avait parlé à Adam, voilà une semaine jour pour jour qu'elle essayait de se dire qu'elle allait bien. De toute façon elle n'avait pas la choix. Il fallait qu'elle apprenne à faire avec. Avec le fait que son maintenant ex, n'était pas l'homme de sa vie. Avec le fait qu'il était marié avec Cléo. Avec le fait que tout le monde en ville la regardait comme la pauvre petit chose que l'on avait trahis. Faire avec. Sauf que la petite irlandaise, elle en avait ras-le-bol de faire avec. Alors ce soir, elle avait juste décidé d'aller boire une verre, loin  de son appartement et du sac noir qu'elle avait ramené de chez Adam. Fichu sac noir. Il était toujours plein. Elle n'y avait pas touchée depuis qu'elle l'avait déposée dans son appartement une semaine auparavant.  Pourtant elle aurait bien besoin de certains des habits qu'il y a dedans, mais elle n'a pas envie. Pas encore. Elle s'est fait une raison, elle sait bien qu'elle est redevenue célibataire, qu'elle n'est pas trop vilaine et qu'elle pourra retrouver quelqu'un, elle sait bien qu'Adam et elle c'est terminé. Mais elle ne veut pas faire face à tout ça. Pas encore. Lina secoue la tête, la brune décide de se reprendre en main,  elle salue gentiment le barman et elle lui demande une bière. Voilà un moment qu'elle est servie et qu'elle regarde le fond de son verre. Elle à bue deux trois gorgée mais la jeune femme pense. Elle pense qu'elle devrait rappeler sa mère, et Nina, savoir où ça en est avec Aaron. Elle devrait surement appeler Théa aussi, pour lui dire d’arrêter de s’inquiéter. La jeune brune n'est plus la fille complètement désespérée d'il y a une semaine. Elle est juste.. perdue. Un peu perdue dans sa vie. Elle ne sait pas trop ce qui l'attend maintenant, et elle avance dans la vie à l'aveuglette. Et alors qu'elle pense, elle sent un regard sur elle. A peine quelques seconde mais assez pour qu'elle turne la tête et qu'elle le voit. Malone Wills. Alors qu'il la salue d'un vague mouvement du menton, un petit sourire s'échappe sur ces lèvres et leur regards se croisent. Il détourne les yeux vers son verre, et elle arrive à peine à réaliser. Malone Wills, le mec sur qui elle fantasmait littéralement. Le mec à qui elle n'a pas réussie à aligner deux mots sans bégayer avant qu'il parte avec sa femme et leur fille. Le mec dont elle était amoureuse à l'âge de 14 ans. Lui en avait presque 28, qu'importe elle à toujours aimé les hommes murs.Peut être justement à cause de lui. Lui qui lui avait rendue son écharpe alors qu'elle s'envolait quand elle était au collège. Lui qui avait tout de l'homme parfait pour la jeune adolescente qu'elle était. Même son départ n'avait pas terni l'image qu'elle avait de lui. Mais à son retour il y a presque deux ans, la jeune femme montait sa boutique, elle était occupée et n'avait jamais trop réalisée, elle savait qu'il était de retour, qu'il avait perdue sa femme, mais là l'avoir en face d'elle.. elle réalisait. Merde. Malone Wills se tenait devant elle. Maintenant.

« N’ayez jamais d’enfant »

Elle sort de ces pensées, et à peine à-t-elle réaliser que le beau gosse si parfait en face d'elle venait de s'adresser à elle qu'il soupire et rectifie ce qu'il vient de dire.

« Non, je n’en pense pas un seul mot »

Elle essaie de rassembler tout son courage et de ne pas être la fillette qui bégayer devant son idole. Non , elle avait 25 ans maintenant, elle était une adulte. Plus de bégaiement. Elle ne sait pas trop quoi dire. Alors elle se contente de sourire puis elle pense à sa fille, quelle âge à-t-elle maintenant  peut être 15 ans, plus. En tout ca s c'est une adolescente. Alors elle tente le tout pour le tout la jolie fleur irlandaise. Elle tente et surtout elle ne bégaie pas.

"Les joies de l'adolescence j'imagine."

Elle prend une gorgée de sa bière réfléchit aussi vite qu'elle le peut et se lance, l'estomac nouée. Elle n'est plus cette adolescente de 14 ans, non, et elle se remet toujours d'un cœur brisé ,oui.Mais comment resté de marbre face à ce géant de perfection.

"Qu'est ce que fait Malone Wills dans un bar un vendredi soir?"

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 28 Sep - 20:46

Erlina & Malone


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Malone secoue la tête, affirmant toutes les craintes qu’on peut associer à l’âge ingrat, à toute la période qui le devient. Les portes qui claquent, les « je te déteste » lancés sans grande conviction, la musique écoutée à volume surnaturel, les décibels qui augmentent à la moindre remarque parentale. Une base semble-t-il, tout à fait acceptable, source de céphalées, Malone a longuement débattu, avec le pédopsychiatre qu’il a croisé, une fois, en faisant ses courses. Il penche la tête, oriente l’angle de son regard, pour mieux pouvoir observer la jeune femme assise à ses côtés. Mieux capter, de là où il se tient, la palette d’expressions qui met son visage à feu et à sang. « Le bonheur en concentré » - souffle-t-il, buvant à son tour, une gorgée de son whisky, levant les yeux au ciel. S’il attendait de l’aide venant d’en haut, il peut d’ors et déjà signaler qu’il ne faut pas trop compter la dessus. Devenir parent offre bien plus que le droit d’interdire telle ou telle chose, par exemple, de nombreuses occasions d’apprendre sur le tas comment se sortir de situations délicates en invoquant ( en plus du cinquième amendement) l’article numéro un du code parental qui fait tout aussi bien office de vieil adage : Fais ce que j’dis, pas c’que je fais, compris ? Théâtralement lancé, de toute évidence. Il pousse un long soupire, se passe une main dans les cheveux, ramenant en arrière une mèche rebelle en se demandant, sérieusement, s’il existe un moyen d’envoyer paitre toute responsabilité sans avoir à se débarrasser de cette source d’énervement inépuisable que sont les adolescents. Un sourire apparaît, toutefois, lorsqu’un vague souvenir vient saluer son esprit torturé. Sourire s’élargit à la remarque de la jeune brunette. Il arque un sourcil, pivotant un peu plus pour  -quasiment -  lui faire face. « Malone Wills noie quelque chose mais, il n’arrive pas à mettre un nom dessus ». Probablement, l’ennui, tentant par ce biais si risible, d’effacer les déceptions qui se succèdent. Peut-être qu’il boit simplement, pour honorer le quotidien qui se fait de plus en plus compliqué mais, de moins en moins pesant, de cette manière paradoxale qu’il n’essaye pas de comprendre. Il ancre son regard à ces iris miel qui le fixent et il se dit, certain, qu’il connaît ce visage là, qu’il a pu en scruter les traits, par le passé. « Et vous ? » - ça l’intéresse, de savoir ce qui peut mener ce qui lui semble être une femme bien portante, ayant surement tout pour être heureuse, dans un coin oublié des dieux comme ce bar où la plupart se contente d’apprécier l’alcool sans socialiser. Ils ne font, heureusement, pas partie de cette « plupart » nébuleuse. Pour sa part, il ne veut pas en faire partie et compte tout faire pour ne pas en croiser les membres. « Vous n’êtes pas obligée de répondre » - oui, elle ne l’est pas. En revanche, il préférerait, surement pour se satisfaire de connaître les raisons de sa présence, surement pour se conforter dans l’idée qu’il s’est déjà fait d’elle. Avec son visage délicat et ses vêtements bon cul bon genre et cette aura qui lui crève les mirettes. Qu’est-ce qu’elle peut bien venir foutre là ? Il veut savoir, mais il ne fera rien de plus que poser la question, rien de plus qu’attendre qu’elle y réponde au non, rien de plus que la regarder, silencieusement. « Malone Wills » - lance-t-il, en tendant sa main. Il en oublie ses bonnes manières et , surtout, pourquoi elle connaît son prénom, son nom de famille. Pourquoi il ne s’en étonne pas. Lakewood est une petite ville et, il a fait couler beaucoup d’encre.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 28 Sep - 21:58

Erlina & Malone


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Il hoche la tête, et elle lui sourit. Elle n'y connais pas grands choses aux joies de l'adolescence. Enfin presque rien. Elle à bien sa sœur, sa petite sœur, sa Loïs mais avec la mort de Jo, elle à plutôt été calme, renfermée. Et puis c'est plus maintenant que c'est difficile. Parce qu'elles sont pas souvent d'accord les filles Murphy, et puis elles sont bien différentes les deux. Lina elle à pas vraiment été adolescente. Pas dans sa tête en tout cas. Elle avait bien trop à penser comment réconforter sa mère. L'aider à faire à manger, puis s'occuper de sa petite sœur, et faire sa leçon de harpe, et ses devoirs, et mettre la table, la débarrasser, faire la vaisselle avec sa mère et puis il fallait qu'elle couche sa sœur aussi, parce que sa mère partait pour son second travail. Alors elle avait rarement été comme toutes les adolescentes de son âge. « Le bonheur en concentré ». Il la sort de ces pensées, et elle sourit encore une fois, un sourire sincère, pas celui qu'elle accroche à son visage depuis deux semaines pour ses clients, ni celui qu'elle offre à Nina ou sa sœur, ou à Théa pour montrer que tout va bien alors que tout va mal. Un sourire qu'elle n'avait pas eu depuis le retour d'Adam de Las Vegas. Mais elle aime le son de la voie de Malone, et elle aime bien son ironie.  Elle aime bien la façon dont il la regarde. Il n'y pas la pitié dans ces yeux, la pitié au quel elle doit faire face toute la journée. Parce que les commères de la ville elles se font plaisir et elle viennent lui chercher des fleurs tous les jours, histoire de voir si la petite irlandaise, elle sourit toujours. Histoire de voir si elle est toujours si pieds-sous-terres. Elle aimerait être comme celles qui sont optimiste qui avancent et qui ne ressasse pas le passé, mais elle est comme ça. Et pourtant elle s'est fait une raison. Elle sait que Adam et Cléo finiront ensemble. Elle le sait. Mais ça fait mal quand même.  Elle boit une gorgée de plus, et puis elle lui demande. La curieuse. Qu'est ce qu'il fait là Malone Wills. Qu'est ce qu'il vient faire un vendredi soir dans un bar. Elle lui montre qu'elle sait qui il est? Mais Erlina elle se doute bien que lui n'a aucune idée de qui elle est. Et puis comment il pourrait, elle à changée depuis. Lui il était déjà un homme, un bel homme. Alors qu'elle elle était cette petite collégienne dont l'écharpe s'est envolée. Celle qui arrivait pas à lui dire un mot sans s'y reprendre cinquante fois. C'était peut-être mieux comme ça. Qu'il ne sache pas qui elle était. « Malone Wills noie quelque chose mais, il n’arrive pas à mettre un nom dessus ». Elle hausse un sourcil, avant de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle aime la façon dont il parle et alors qu'elle réfléchit pour lui répondre quelque chose, il lui demande, ce qu'elle fait là. Et il la vouvoie alors ça la fait un peut rire intérieurement, mais la réponse l’empêche de rire vraiment. Elle hausse les épaules avant de soupirer " Je fuis les regards de pitié, et je fuis un sac noir présent chez moi" La réponse est vague. Mais l'important est là. Elle fuit. Il ne doit pas y comprendre grand chose Malone. A moins qu'il soit au courant des rumeurs, mais même s'il est au courant il ne sait pas qui elle est. Alors elle soupire encore une fois et lance l'air de rien " C'est une longue histoire qui se résume par le mot mariage.. et Las Vegas et mariage et hum.. ex. Rien de bien intéressant en outre!" C'est une histoire néanmoins. Et elle n'a pas vraiment envie de raconter à son premier coup de foudre comment elle s'est fait lâché par son ex, alors elle espère que cette explication lui suffit à Wills. Elle espère doucement. Malone la regarde, doucement, et elle aime bien ce regard. Elle l'aime vraiment bien ce regard. Elle aime bien qu'il lui tende la main, comme s'il lui assurait de l'aider. Il lui tend la main seulement pour se présenter, mais Erlina elle sent au fond d'elle que cette main elle va l'aider. Elle le voudrait, que quelqu'un l’empêche de penser. Alors elle se redresse et les plis de son chemisier se lissent. Elle prend la main tendue face à elle, et elle sourit en plantant ces yeux dans ceux de Malone. "Erlina Murphy". Est ce qu'il la reconnaitra? Est ce que ce nom lui dira quelques choses?  

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Ven 30 Sep - 20:13

Erlina & Malone


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Il sourit, elle fuit un sac noir.
Il a longtemps fuit une photo, sur la table de chevet.
Une robe à fleurs, accrochée sur la porte de l’armoire.
Le parfum, incrusté entre les murs. Le froid du lit, le silence. Il sait exactement de quoi elle parle, il en ressent la toxicité et le poids qui s’étend subitement, subtilement, sur le cœur. Puis, un peu sur les épaules, aussi. Sur les poumons et qui l’empêche aussitôt, de respirer correctement. Malone en connaît toutes les lettres et toutes les syllabes qui en forment le nom, déception, tristesse, solitude. Un cafardeux mélange des trois. Un maelstrom de sensations, déroutant. Harassant. Il l’observe, les paupières étrécies, curieux et à la fois, persuadé de déceler les plus infimes inflexions. Il serre sa main, il hoche la tête. Lakewood est un petit coin et , tout à coup, il se souvient. Il se souvient des traits qui lui font face, il se souvient d’eux, plusieurs années en arrière et , aussi vite que c’est arrivé, il en ressent aussi vite le manque. Erlina Murphy. Erlina. La majuscule se perd. Erlina. Et c’est un visage encore poupon qui se superpose au sien. Une étincelle vive s’allume dans son regard et le sourire s’élargit, en toute impunité. Elle peut fuir tous les sacs noirs de l’univers, les sacs noirs constituent les bagages d’une vie, les casseroles qui cahotent contre les pavés d’un chemin dont la longueur échappe. « Je me souviens d’une Erlina » - pas le genre de matricule qui court les rues, même dans un bled perdu, surtout pas dans un bled perdu comme celui là où pullulent les consanguins. « Pas bien bavarde, incapable d’aligner deux mots, plutôt ... » le mot fuit, le vocabulaire lesé, Malone se retrouve dans l’impasse. A dire vrai, il ne se souvient pas tant que ça de la Erlina adolescente. Suffisamment, en tout cas, pour associer un visage à ce prénom dont il découvre la consonance. Il fronce les sourcils lorsqu’il constate, Wills, avec surprise, qu’il aime le prononcer. « Je crois qu’on devrait plutôt bazarder tout ça »  - écraser le cafard, abandonner les idées noires et se lancer dans ce qui ressemblerait davantage à de la célébration. Il se retourne , hèle le barman, du plat de la main, tape contre le zinc. « Une bouteille de tequila » - siffle-t-il, se découvrant une motivation qu’il croyait absentéiste. La bouteille de téquila apparaît presque aussitôt devant leurs yeux, claquant contre le bois du comptoir. Le verre de whisky vide est ramassé. Pendant ce temps, Malone ,lui, reporte son attention sur la brunette. « On va fêter des choses » - il attrape la bouteille, les verres propres posés à côté et verse un peu de liquide dedans. Il a l’impression d’avoir effectué, en quelques secondes, un bond dix en arrière, avec une satisfaction plus qu’étrange. Il se pince les lèvres, tic qui apparaît lorsqu’il réfléchit. Ils devraient fêter  tant de trucs. Il lève son verre. « Les raisons de positiver ne manquent pas » - il cligne des sourcils. Pourtant, la seule qui apparaisse, la seule qui lui paraisse légitime est celle de se dire : mec, t’es encore en vie. « Ce gars, peut-être que vous... » il grimace : « ça te gêne que je te dise tu ? ». Bien. « Peut-être que toute cette histoire de Vegas fera la chance d’un autre gars ». Surement. Les femmes  ont le sens de l’exagération, dramatiques au possible, tout devient une catastrophe à leurs yeux. Ce qui n’est pas le cas des hommes, qui eux, relativisent tout. Au point de pousser leurs travers au vice, quitte à ne plus en avoir rien à foutre de ce qui les entoure. « A Vegas » - il agite son verre dont il boit le contenu cul sec, ne quittant par la jeune femme du regard, l’invitant à faire comme lui. « A la liberté retrouvée » - ajoute-t-il, buvant un second verre après l’avoir rempli.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Sam 1 Oct - 19:55

Erlina & Malone


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Il sourit mais il ne dit rien. Et elle apprécie. les gens ne font que lui poser des questions. Et quand ils ne le font pas, leurs yeux le font pour eux. Mais lui, non. Il sourit simplement et Lina elle aime bien son sourire. Et au lieu de lui poser une question, il lui tend la main. Il lui tend la main pour se présenter, mais elle, elle l'irlandaise, elle sait déjà qui il est. Elle sait déjà tout de sa vie, du moins ce que tout le monde sait, elle sait parce que quand on est une adolescente de 14 ans on veut tout savoir de son idole. Et quand elle lui dit son nom, elle s'étonne, elle s'étonne de ne pas bégayer comme elle l'avait fait sur le bord de la route devant le collège. Elle est grande, des années sont passée, et Erlina, elle est plus sûre d'elle. Elle ne bégaye plus et elle n'est plus une adolescente, pourtant, devant lui, elle se sent petite. « Je me souviens d’une Erlina »  Elle lève un sourcil. Ah oui? Malone le beau gosse, il se souvient d'elle? « Pas bien bavarde, incapable d’aligner deux mots, plutôt ...» Elle lève l'autre sourcil. Bien évidement qu'il se souvient d'elle comme ça, il ne lui a pas tant parlé que ça, et elle, la petit ado, elle avait le béguin pour lui. Mais cette fois ci, elle veut changer ce souvenir, alors comme à un ami de longue date, comme a quelqu'un avec qui on rigole souvent elle lance le sourire au lèvre: " Je vois... la première sa classe, l'excellente pâtissière et l'adolescente très responsable te remercient d'avoir seulement garder cette image d'elle! " Elle lui sourit davantage, il ne peut pas se souvenir d'elle comme ça. Elle sait. Mais elle aime bien l'idée de lui dire qu'elle n'était pas seulement cette ado-là. Elle le voit froncer les sourcils, et Erlina, elle aime la façon dont sa peau réagit, la façon dont ces yeux s'ouvrent, la façon dont des petites rides se forment au-dessus de ces sourcils bruns. Et puis alors qu'il dit ce qu'il pense, qu'ils devraient jeter tout ça derrière eux, elle s'étonne, mais elle le fait davantage encore lorsqu'il commande une bouteille de tequila et que en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la dite bouteille était là. Devant eux. Son verre de bière est ramassé et elle s'étonne de voir qu'elle l'a déjà fini. La petite Murphy, elle hésite quand même, elle ne sait pas si c'est une bonne idée, la téquila. Elle a déjà rencontrée Vodka le Week-End dernier et elle lui en à laisser un souvenir mémorable. Sans oublier que Lina, elle ne tient pas bien l'alcool. Elle le sait. Et si elle s'est lâché le Week end dernier c'est qu'il y avait Nina avec elle. Mais alors que son for intérieur lui dit de ne pas prendre un verre, les yeux de Malone la persuade du contraire. Ces yeux, et puis sa phrase aussi. Parce qu'elle est curieuse Erlina, elle est curieuse de savoir ce qu'elle a à fêter. Malone parait réfléchir, et elle fait de même la seule chose qu'elle a envie de fêter là, c'est d'être là en ce moment même, à discuter avec Malone. Parce qu'elle ne sait pas vraiment pourquoi mais son cœur s'est réchauffé depuis qu'il lui a adressée la parole. Il lui demande s'il peut la tutoyer, et elle hoche simplement la tête, elle ne s'est pas gêné pour le faire juste avant. « Peut-être que toute cette histoire de Vegas fera la chance d’un autre gars » La fille d'Irlande, elle est heureuse d'être assise là. Elle est heureuse d'avoir ces cheveux qui lui cachent à moitié les joues, et elle ne fait pas un geste pour remettre ces cheveux derrière ces oreilles. Non. Parce que Wills il verrait. Il verrait qu'elle est rouge, qu'elle a les joues rouges. Erlina elle se demande un instant, qu'est-ce qu'il veut dire, qu'est-ce que cela signifie. Elle ne sait pas trop. Et puis elle se racle la gorge, tente un sourire qui se veut sincère et non pas gêné " Je serai bien curieuse de voir ça.». Sa voie était encore plus douce que d'habitude. Tel du coton. Elle l'a bien entendue que sa voie était un peu plus intimiste aussi. Mais elle préfère ne pas y penser, et de ce fait la téquila apparaît finalement comme une bonne idée. A Vegas ces mots résonnent encore et encore dans sa tête alors que Wills il boit cul sec son verre en gardant un œil sur elle. Est ce qu'elle va sérieusement trinquer à ça? Au mariage qui a détruit ce qu'elle pensait être stable, constant et bonheur dans sa vie. Non, elle comprend ce qu'il dit Malone. Elle va trinquer au fait de mettre ça derrière elle. Elle va trinquer et boire pour Vegas, pour le mettre derrière elle, et avancer une fois pour toute. Le liquide lui brûle la gorge et elle ne peut s’empêcher de faire une petite grimace. Mais déjà son deuxième verre est remplie, et cette fois elle écoute encore plus attentivement Malone - A la liberté retrouvée - sans se faire prier elle boit, et le troisième verre se remplit. " A moi cette fois de porter un toast Malone, deux même. " Oui, à elle. Il en a porté deux, alors c'est à elle d'en porter deux. Elle fait tourner son verre sur lui-même moins de deux seconde avant de relever la tête vers l'homme qui se tient face à elle. Décidément il est beau cet homme. Mais ce qu'elle aime davantage encore c'est la façon dont il se tient, la façon dont il parle, la façon dont ces yeux brillent.  Elle lève un premier verre. " Aux rencontres dans les bars!" Le verre lui brûle la gorge et elle le sent même descendre jusque dans son estomac. Elle cligne des yeux, puis après avoir remplie les deux verres, elle lève un deuxième verre " A la suite de la soirée, et aux gens qui font face à la vie. " Sans hésitation elle prend un quatrième shoot de tequila. Encore une fois elle cligne les yeux et elle sourit  avec espièglerie " Je ne tiens pas l’alcool, alors quand je commencerais à dire des bêtises, dit le moi histoire que je rentre chez moi avec ma dignité "

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Dim 9 Oct - 20:32

Erlina & Malone


- I , too, remember that feeling. You are caught between all that was and all that must be. You feel lost.-


Aux rencontres dans les bars.
Un verre se vide, très vite remplacé.
A la suite de la soirée et aux gens qui font face à la vie.
Un autre verre se vide. Les sourires deviennent goguenards, au rythme des millilitres ingurgités, les corps se réchauffent, car dans les veines l’alcool se met à couler à flot. Le cœur bat à tout rompre , le foie s’essouffle mais la course est trop folle pour être arrêtée aussi prématurément. Alors, évidemment, plus le liquide ambré disparaît au fond de leurs estomacs, plus les langues se délient, plus les rires se font entendre dans des éclats qui rappellent ceux d’un orage qui déflagre. Mais ce n’est pas la pluie qui salue les crânes, pour atteindre les âmes. Plutôt un soleil de minuit, qui brille, envoie ses rayons jusqu’au derme profond.
Au futur et à ses bras grand ouverts.Aux surprises qui attendent. A la tequila.
Puis, tequila est remplacée par whisky,  les degrés s’élèvent. Malone oublie le cafard, oublie Lily et ses minauderies de jeune adolescente. Le flou dans son regard prend de plus en plus de place mais, s’il y a un visage qu’il voit clairement, avec cette netteté nouvelle, c’est bien celui d’Erlina Murphy. Il se mord les lèvres, retenant une remarque inappropriée,  celle que les grands  poètes improvisent lorsqu’ils tombent sous le joug d’une inspiration inopinée. Il se relève de son tabouret, s’il est pas mal imbibé, Malone est maître de chacun de ses faits et gestes ; il ne peut pas en dire autant des pensées qui traversent sa matière grise. « Tu commences à dire des bêtises » - souffle-t-il, prenant une longue inspiration. Il porte la main à la poche de son jean, tâtant ses clés de voitures. Sa voiture restera là où elle est, il n’y aura rien de mieux comme transport que leurs guibolles pour les mener à destination ce soir (il jette un œil à sa montre), ce matin, du moins. « Je crois que je suis sur le point de dire énormément de bêtises » - commence-t-il à articuler, avec difficulté, en insistant du regard. Il agite une main en direction du barman, demandant l’addition, de cette manière silencieuse commune à tout poivrot. Il n’avait pas autant bu depuis la mort de Liesel. Et il comptait s’y tenir. Il se passe une main lasse sur le visage en proposant à Erlina de prendre les devants, lançant un « vas-y, je te suis ». Ce qui lui offre l’occasion d’admirer son roulement de hanches ( chaloupé , chaud, songe-t-il), ainsi que l’instabilité d’une démarche qui renseigne sur le nombre de verres bus jusque là. Trop. Contre toute attente, il se sent profondément pathétique, ce sentiment vient, comme un mauvais vent, lui flanquer une sacrée gifle. Boire pour se donner l’illusion de réussite, celle que tout le monde veut atteindre, en s’y cassant bravement les dents. Il fixe les verres vides, puis Erlina, puis à nouveau les verres. Il y a quelque chose de criard dans le vide qui s’étend dedans. Une vérité cachée que seuls les plus désespérés connaissent intimement. La solitude est réelle et en chacun de nous, tapie. Il dépose les billets sur le zinc, en secouant la tête, il rejette le désespoir au loin. Lorsqu’il rejoint Erlina, dehors, la température a sensiblement baissé. « Il va falloir que tu me montres où tu habites » - il commence à esquisser quelques pas, les mains enfoncées dans les poches de sa veste. « Je te raccompagne. Aucune rue sur cette planète n’est suffisamment sûre »  - aucun endroit, surtout pas saoûle. « Et puis, il me semble que je suis censé sauver ta dignité » - il sourit : « j’y tiens » - ajoute-t-il , se demandant pour la première fois depuis qu’il est en sa compagnie, ce qui a bien pu arriver à son ancien mec pour laisser passer sa chance auprès d’elle. Il se dit que lui, lui, il n’aurait pas gâché sa chance. Il repense furtivement à Liesel. Mais décide que rien ne peut assombrir sa soirée. Rien. « Parfois, je me demande ce qu’aurait été ma vie si je n’avais jamais mis les pieds à Lakewood ». Il ne sait pas pourquoi mais il le dit. Il le dit avec cette gravité, cette intonation qui balaye la surface des mots pour les laisser à nu.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mar 11 Oct - 0:14

Erlina & Malone


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A la téquila
Plutôt deux fois qu'une.
A Malone (Sexy) Wills qui est là en face d'elle, et qui lui parle. Les verres défilent, les mots se suivent, et les regards se croisent et s'entrecroisent. Le liquide lui brûle la gorge et elle sait qu'elle a dépassé son seuil de tolérance. Elle a dépassé le stade où elle se contrôle tout à fait. Elle a dépassé le stade où elle ne fait pas quelque chose parce que ça la gêne. Elle le sait, mais elle à dépasser le stade où elle se dit qu'il faut qu'elle rentre. Parce qu'elle est bien avec lui. Elle aime bien la façon dont il la regarde. Elle le voit se mordre la lèvre et sans qu'elle ait le temps de réfléchir elle lui lance " Je bois un verre de plus si tu me dis ce qui te traversais l'esprit!" Il lève à nouveau le regard vers elle, elle aimerait qu'il la regarde tout le temps. Que son regard ne quitte jamais ces yeux. Il y a un "je ne sais quoi" dans son regard qu'Erlina aime beaucoup, beaucoup trop. Parce que au fond elle ne la jamais vu plus longtemps que en ce moment. Elle ne lui a jamais parlé autant. « Tu commences à dire des bêtises » Si elle se sentirait gênée d'habitude, c'est pourtant un rire qui s'échappe de ces lèvres. Et cela fait longtemps qu'un rire aussi sincère et baigné d'alcool est sortie de son cœur.   « Je crois que je suis sur le point de dire énormément de bêtises » Elle aimerait lui dire de continuer, de les dires ces bêtises, parce qu'elle aime le son de sa voie, elle aimerait entendre Malone Wills dire des bêtises. Et puis elle est curieuse, des bêtises par rapport à quoi? A elle? Elle espère. Comme une adolescente, mais c'est pourtant une femme qui se tient face à Wills.  Il demande l'addition silencieusement, et lui dit de partir la première, qu'il la suit, alors en rassemblant toute sa confiance en soi, elle regarde fixement la porte et imagine une ligne droite de son siège à celle-ci. Elle imagine cette ligne et elle fait tout pour essayer de marcher dessus. Parce qu’elle ne veut pas avoir l'air d'une ivrogne, et parce qu'elle sent qu'il la regarde. Elle ne se retourne pas, parce qu'elle ne sait pas trop comment cette soirée est censée finir. Une partie d'elle espère, l'autre raisonne. « Il va falloir que tu me montres où tu habites. Je te raccompagne. Aucune rue sur cette planète n’est suffisamment sûre »   Elle est un peu déçue Erlina parce qu'un  instant elle se dit qu'il la raccompagne pour être sûr qu'elle arrive à destination, pour sa sécurité mais rien de plus. Elle a été un pote de beuverie ce soir, et il la raccompagne pour être sure que la bouteille de tequila ne mettra pas à danger la jeune fille. Pourtant c'est ce qu'il y a de plus responsable à faire, et l'homme face à elle ne montre rien d'autres que du bon sens, mais elle aimerait. Elle aimerait qu'il se rapproche... qu'il lui touche la joue, qu'il l'embrasse peut être. Elle baisse la tête à cette pensée, et bien que bourré elle sait qu’elle à rougit « Et puis, il me semble que je suis censé sauver ta dignité »  Il lui sourit, et son sourire qui fait apparaître quelques rides au creux de ces lèvres à raison  des pensées de l'irlandaise. "Tu n'es pas obligé, je n'habites pas loin Wills" Encore une fois elle voit les lèvres du grand bruns qui s'étirent et elle sourit à son tour quand elle entend sa réponse, il y tient. Il y tient et elle, elle la jeune irlandaise,  c'est ce qu'elle voulait entendre, parce que s'il la raccompagne cela fait quelques minutes en plus avec lui. Ses pensées se contredisent d’une minute à l’autre. Elle ne veut pas être son pote de beuverie pour qu’il la raccompagne, mais elle veut qu’il la raccompagne. Elle se rappelle une seconde Adam, mais elle réalise qu'il n'est plus là, et elle commence à vraiment accepter, parce que si ce n'est pas Adam, ce sera quelqu'un d'autres. Et si ce n'est pas Adam... peut être que ce sera Malone. Les pensées d'Erlina s'entrecroisent et pour la première fois depuis le bar, ils sont tous les deux silencieux dans leurs pensées respectives. Elle se demande encore une fois à quoi elle pense mais la voie grave et chaleureuse de son premier crush fend le silence de la nuit « Parfois, je me demande ce qu’aurait été ma vie si je n’avais jamais mis les pieds à Lakewood ». Elle ne sait pas trop quoi dire. Parce qu'elle ne connait pas toute sa vie à Malone, et puis qu'est-ce qu'il y a dire. Elle se contente de sourire et de continuer de marcher, elle montre à Malone une rue vers la gauche, et ils s'y engouffrent tous les deux. "Parfois je me demande ce qu'aurait été ma vie si j'avais quitté Lakewood. "  Elle se rapproche un peu et alors qu’elle tangue beaucoup elle attrape le bras du bel homme. Elle s’y accroche et alors même que son équilibre est retrouvé elle ne le lâche pas. Elle n’a pas envie. Elle repense à ce qu’elle a dit, et la réponse lui vient en tête : Différente. C'est le mot. Rien ne serait comme maintenant, rien ne serait arrivé et elle aurait pu être plus heureuse, ou plus malheureuse. Elle pourrait être avec quelqu'un, ou elle pourrait être seule avec des chats. Bien que ce soient surement plus des chiens, elle n'est pas trop chats. Elle sourit à cette pensée, et elle remet quelques  mèches de cheveux à leur place. Ils sont arrivés. Elle s'arrête devant un immeuble. C'est son immeuble. Elle ne sait pas trop quoi faire, même si elle ne veut pas qu'il parte. Elle lâche à contre cœur le bras du papa, et se met face à lui "Je pense que c'est inutile de refaire le monde avec des si et des questions tu sais? Personne ne saura jamais ce qu'il se serait passé si tu n'avais jamais mis les pieds ici, et si j'étais partie. Mais ce dont je suis sure, c'est que si j'étais partie, et si tu n'étais pas revenue... On ne serait pas là devant chez moi un vendredi soir, ou un samedi matin... à moitié sobre. " A moitié bourré. Mais elle préfère voir les choses d'un bon œil. Un mètre les sépares, et pourtant elle a envie de s'approcher, juste un petit peu, pour pouvoir mieux observer les traits du visage de celui qui se tient face à elle, entre autre. Elle sort ces clés de son petit sac, et les insère dans la porte de l'immeuble. Elle n'a pas envie de partir, elle n'a pas envie de s'éloigner de lui. Elle referait bien le tour du quartier juste pour être en sa compagnie. Parce que ça lui fait du bien à Erlina. Ou alors c'est parce que c'est Malone. Elle ne sait pas trop, l’alcool ne l’aide pas. Mais ce qu'elle sait c'est que la de suite, elle a envie de s'approcher et de l'embrasser. Les clés sont dans la serrure et elle se retrouve dos à Malone, elle pousse la porte, et tourne la tête vers celui qui se tient face à elle. "Un dernier verre?" Elle sait bien que ce n'est pas un verre qu'elle lui propose réellement, elle sait bien que s'il monte elle l'embrassera, à moins qu'il le fasse avant elle. Elle se redresse face au grand brun, et elle s'appuie contre la porte, le bassin en avant et les omoplates plaquées contre le bois. C'est un peu provocant, mais Erlina elle est à moitié bourré alors elle s'en fiche. Elle veut seulement qu'il l'embrasse. Et un instant alors qu'elle s'imagine là devant lui elle s'imagine à quatorze ans, et elle se dit que c'est n'importe quoi, qu'il ne s’intéressera jamais à elle. A cette pensée elle baisse un peu la tête et se mord la lèvre.
A la téquila .

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 12 Oct - 13:02

Erlina & Malone


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Il y a des choses qui restent, toujours, portées au bout de la langue. Suspendues aux lèvres.
Malone tourne la tête dans la direction d’Erlina, la regarde, mutin. Mutique. Il a l’impression qu’elle se raconte , en gestes et en sourires, depuis le premier verre. Elle se raconte en rires et en pincement de lèvres, en absence et en agitation, comme à l’instant. Ils tournent, à gauche, c’est aussi à gauche que se situe le cœur songe Malone, dont les neurones survivent au cocktail décadent de whisky et de tequila. Ils se tiennent là, neurones, à l’affut du moindre signe. Mais, ce qu’il attend, Malone, il ne le sait pas. Il se sent chasseur, dans l’ombre caché. A l’abri des feuillages, exactement, en   embuscade. Il prend une inspiration , il y a cette sensation de légèreté toute éthylique qui le couvre comme un voile fin et puis, une autre, un vertige qui octroie à ses particules un rythme circulaire, à toutes les choses sur lesquelles il pose les yeux, sauf Erlina, son image à elle est posée, immobile. Un repère auquel il s’accroche, de toutes ses forces. « Ah bon? » lâche-t-il, accueillant la proximité de la jeune femme avec une étrange satisfaction. Tout lui paraît étrange depuis le premier toast porté. Tout. Les circonstances, la compagnie, ce qui lui écrabouille sensiblement les tripes à chaque fois qu’il ose une mirade du côté de Murphy. Elle s’accroche à lui et, il se laisse pleinement faire. Dans ce geste, quelque chose lui semble naturel. Censé. Il sent son poids, sur son avant bras, ses paumes froides sur sa peau qui réagit aussitôt. Le brun pose sa paume sur cette main, y jette un furtif regard. Et poursuit, il aligne les pas, la ligne droite ne l’est plus tellement, maintenant qu’à son poids, s’ajoute celui de la jeune femme. Quelques mètres sont parcourus et, trop tôt, peut-être ? Ils s’arrêtent. Arrivés à destination. Il ne devrait probablement pas ressentir cette pointe de déception. Il y a ce sourire en coin, qui vient à nouveau étirer ses lèvres, comme un trouble compulsif, appelé par la brunette, tout ce qu’elle dit, tout ce qu’elle prononce porte une vérité flagrante et il ne peut ,non plus, s’empêcher de lui trouver cette beauté singulière qui ne se rapporte pas, qu’on garde chichement, qu’on préserve. Lorsque l’égoïsme d’un homme s’exprime. Il gardera cette image là, gravée, elle tirera à bout portant sur  Solitude Compagne. «A moitié bourrés » - articule-t-il, après avoir observé une minute de silence, réponse au deuil de Solitude Compagne. Merci, Erlina Murphy – pense-t-il, tandis qu’elle s’éloigne. Il lève les yeux, l’immeuble lui semble tellement grand, à son pieds. Il rit, Malone. Un dernier verre ? Il baisse la tête, fixe ses chaussures et la faille qui s’étend, sur le sol. Là. Est-ce que comme l’astre nocturne, elle veut être témoin de cette proposition audacieuse ? « Je ne sais pas si ce serait vraiment raisonnable » - il sait, il sait parfaitement que ça ne le serait pas. Non. D’ailleurs, il n’est pas stupide, il la voit, cette étincelle dans ses pupilles  et, est persuadé, qu’au fin fond des siennes, se reflète la même, réponse écho. Il se surprend à esquisser quelques pas, pas la décision la plus pondérée. Un. Deux. Trois et, aussitôt, il se retrouve trop proche, à un seul bras, une impulsion suffirait à décimer cette distance stupide. « Tu es saoule » - elle est, offerte, à son regard, à l’étincelle qui s’y lit, cette étincelle-là. Le sang bat à ses tempes, le cœur peine dans sa fonction première, projette le sang qui s’en va, dans les chemins cloutés, éveiller les parties d’anatomie particulières. Mais, que peut-il faire, comment se parer contre une œillade chaleureuse, contre le désir qui pulse à travers ses veines et qui dégèle et stimule la bête. Un. Deux. Trois pas. Ses lèvres s’appontent sur la pulpe des siennes, lisse, douce, chargée d’énergie brute. Rien ne lui paraît raisonnable. Rien. Certainement pas cette main qui va se perdre contre la joue d’Erlina, pas l’autre qui se saisit , experte, de sa cuisse pour s’ouvrir une voie de besogne, pas plus que les battements qui résonnent , féroces, contre son torse, ses tympans. Malone n’est plus rien qu’un corps en fusion, ne répondant qu’un des pulsions primitives. Il n’est plus rien que celui qui est prêt à se damner à tout ce que la brunette a à lui offrir. A bout de souffle, il se détache, sans pour autant trop s’éloigner, gardant un contact avec le bassin d’Erlina et sa main, qui resserre son étreinte. « Est-ce que tu es sûre ? ».
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 12 Oct - 16:16

Erlina & Malone


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« Ah bon? »
Elle s'accroche à lui et sa question s’éteint dans l’immensité de la nuit. Elle s'accroche à lui et elle a l'impression que son cœur bat plus fort, que ces sensations sont en émoi et sa nervosité augmente un peu. Pas celle que l'on a avant un examen mais celle que l'on a quand on sait ce qu'on veut mais que l’on n’est pas sure de l'avoir, et que l'on sait que cette chose, cette chose que l'on veut, n'est pas accessible. Parce que Malone Wills, il est inaccessible. Il l'a toujours été. Il est cet homme si beau et si attirant, cet homme qui depuis le début de la soirée fait accepter à Erlina qu'elle est seule et en même temps ce n'est pas de la solitude qu'elle ressent à ses côtés. Loin de là. C'est du bien-être. Pourtant elle voit toujours Wills comme cet homme inaccessible, elle a beau s'appuyer sur lui, elle a beau sentir sa peau sous sa paume, elle le sent si loin et si proche à la fois. Elle lève la tête un moment vers les étoiles, et elle compare Malone à une étoile, si loin, si proche, si chaud, et si brillant, pourtant elle est loin d'être une étoile Erlina. Elle est plutôt une fleur, une jolie petite fleur qui attend les caprices du soleil et de la pluie. Elle sent un poids sur sa main, et elle baisse la tête, le beau brun vient de recouvrir sa main de la sienne. Peut-être n'est-il pas aussi inaccessible que ça alors. Mais avant de pouvoir trop y penser ils sont devant chez elle. Elle veut gagner du temps parce qu'elle ne veut pas qu'il parte, et la question qui s'était éteint dans la nuit revient à son esprit. Elle prononce quelques mots qui font étrangement échos dans sa tête. «A moitié bourrés » Elle rigole, les yeux pétillants et le sourire espiègle. Il a raison, elle a voulu être optimiste, mais il a raison. Elle s'éloigne vers sa porte, et elle sent que ce que son corps veut, c'est retourner près de lui. En faisant les quelques pas qui la sépare de sa grande porte elle lance, le sourire aux lèvres: " Si ce n'est qu'à moitié, c'est qu'il y a encore de la place pour autre chose. " Sur cette phrase elle ouvre la porte et propose un autre verre à Malone, il a ri, et son rire à fait bouger chaque partie d'elle. Il demande si c'est très raisonnable. La réponse est non, elle le sait, mais elle s'en fiche. Elle n'a pas envie d'être raisonnable. Elle l'est tout le temps, elle n'est jamais impulsive, jamais un pas de travers. Mais ce soir, ce soir elle veut céder à cette impulsivité, elle se met contre la porte, dans une position qui se veut un peu provocante, l'air de dire Viens à moi Malone et après s'être pincer la lèvre inférieure le temps de réfléchir à ce qu'elle pourrait lui répondre quelques mots sortent de sa bouche, et en les entendant, elle sait qu'ils sont les bons. " Je crois que ça fait un moment que l'on est déjà plus très raisonnable. " C'est vrai. Elle le sait, lui le sait, l'univers le sait, et les verres qu'ils ont bu le savent.  Il s'avance vers elle de trois pas, elle les a conté, et Erlina voudrait qu'il en face plus, pour se rapprocher d'elle, pour venir l'embrasser. La brunette veut qu'il l'embrasse. Mais il s’arrête. "Tu es saoule" Elle le sait. Elle le sent. Mais elle murmure doucement bien qu'assez fort pour qu'il l'entende " Toi aussi" Elle le regarde, plante ses yeux dans les siens. Et il avance. Un pas, elle cligne des yeux, et espère qu'il en fera davantage. Deux pas, son cœur bat à tout rompre et elle sait ce qu'il va se passer, elle attend, impatiente. Trois pas, elle ne peut pas réfléchir. Ces lèvres sont déjà posées sur les siennes. Elle ferme les yeux et elle profite. Elle sent la main de Malone sur sa joue pleine de douceur et d'attention. Elle sent l'autre main sur sa cuisse pleine d'ardeur et de désir. Sans qu'elle ne s'en rende compte, elle rapproche le corps de Malone contre elle, comme si c'était possible, une main dans son dos puissant, une autre dans ces cheveux bruns. Malone n'est plus si loin, il n'est plus l'étoile à des milliards d'année lumière d'elle. Il est l'homme qui l'embrasse si parfaitement. Mais qui s'éloigne d'un coup, pour être sûr, savoir si c'était ce qu'elle voulait, elle plonge dans ces yeux son regard de miel, se dégage un peu des bras de Malone avant de prendre sa main, et de l'amener avec elle près de l'escalier. Elle repense à la question qui lui a été posée " J'ai l'air d'être hésitante Wills? J'ai bien peur que ce soit toi qui le soit!" C'est un défi, le défi de l'embrasser encore, de plonger ses lèvres sur les siennes. Elle veut perdre son souffle à nouveau, elle veut sentir toutes ses sensations se perdre à nouveau. Tout son corps n'a qu'une envie, et cette envie à un nom. Malone Wills.   Elle monte une marche, puis deux, puis trois, et elle rit avant de prendre les autres en courant à moitié, la main de Malone toujours dans la sienne. Ils arrivent devant son appartement et en deux secondes, la porte est ouverte. Elle le fait rentrer, et elle se met dos à lui pour fermer la porte. Un instant pour réfléchir, pour peut-être faire demi-tour. Elle se retourne et il est là, face à elle, il dégage tellement de choses. Son regard dégage tellement de choses. L'irlandaise fait un pas, puis deux, puis trois vers l'homme qui la regarde. Plus que quelques centimètres ne séparent leur corps et Erlina n'a qu'une envie, celle de sentir à nouveau le corps de Malone contre le sien. Celle de sentir ces lèvres contre les siennes. Alors dans un élan, elle plonge sur ses lèvres, cette fois-ci c'est elle qui mène. C'est elle qui la pousse contre le mur et qui passe ses mains derrière son cou. Elle s'accroche à lui autant qu'elle le peut. C'est un baiser plein d'ardeur, plein de désir. Les petites mains de la fleuriste parcourent le corps du bel homme, et passent sous le T-shirt qui est de trop. Cette peau qui l'attire inlassablement. Elle ne réfléchit plus, elle n'y arrive plus, Malone lui fait de l'effet, beaucoup trop. Tellement trop. Elle a l'impression que ses jambes ne vont plus la soutenir alors elle arrête d'embrasser le beau brun. Ces mains sont toujours contre lui, et son corps aussi. Mais ces lèvres sont à quelques millimètres l'une de l’autre. " Et ce verre alors? " C'est nul. Elle le sait. Mais Erlina n'a jamais fait ça, et elle ne sait pas trop quoi faire. Pourtant une partie d'elle lui dit de se taire, de l'amener vers sa chambre, de le déshabiller, et de passer la nuit avec lui. Elle parlera demain. Et une autre partie de la jolie brune lui dit qu'elle n'a posé la question que pour entendre la voie du beau brun, que pour être rassurée, et pour qu'il prenne les devant. Pour être sure que Malone Wills, il voulait la prendre, et qu'il n'était pas là simplement parce qu'elle l'avait mise au défis, dans l'escalier.

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mar 18 Oct - 11:50

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Malone n’est pas hésitant.
Il est effrayé. Pas par la perspective d’un corps à corps, pas par la possibilité qu’il y tire une satisfaction. Pas par ce qui se profil. Parce qu’il ne pourrait s’agir que d’une nuit. D’un acte spontané, favorisé par l’alcool et le sentiment de confiance. Wills cherche des raisons rationnelles à ce qui se produit à cet instant, à c’coeur qui bat à tout rompre et à cette volonté intense d’écouter ses instincts primitifs. Il est effrayé par le maelstrom de sensations qui le chahute et qui le pousse à faire exactement le genre de chose auquel il réfléchit à deux fois, avant de se lancer, tête la première (et peut-être même sans filet). Malone n’est plus l’adolescent turbulent qu’il a été. Et on dit souvent qu’il ne faut pas juger selon les apparences. Jamais, même. Parfois, on se donne de « l’habit ne fait pas le moine » en restant forgés de préjugés. Lui, c’est pas forcément l’homme qu’on pense réglo de prime abord, pas forcément le gendre idéal. Pourtant, s’il ne s’est jamais embarrassé de grands principes, il n’en reste pas moins homme de valeurs. Et, l’une d’elle étant : rester loin des passades, des coups d’un soir, des histoires compliquées qui risqueraient de foutre en l’air le quotidien auquel il expose Lily. Voilà, il finit immanquablement par lui dédier une pensée, même lorsque son cerveau semble anesthésié par l’appréhension, la panique et à la fois l’enthousiasme généré par ce qui risque de se produire. Merde, qu’est-ce que je suis sur le point de faire, songe-t-il, en ne quittant pas du regard les lèvres de la jeune femme. Il est sur le point de bazarder ses résolutions les plus fermes, au nom d’une partie de jambe en l’air. Ou plutôt, au nom de ce qui peut se cacher derrière. Derrière l’impulsivité, peut-être un brin de grande évidence qui se cale entre les frustrations du quotidien et celles générées par l’alcool. Sa tête tourne, il la hoche. Pas de gauche à droite, non, plutôt du bas vers le haut. Et tout le monde sait que ça ne peut signifier qu’une chose, à cet instant, Erlina en fait partie, de ce « tout  le monde » qui englobe. Pantin soumis à la volonté d’une belle brune, Malone se retrouve à suivre, main emprisonnée dans la sienne, la force féminine, embarqué dans son sillage. Le pas, le hall, les escaliers. Tous traversés dans un état second. La gorge sèche, fébrilement. Le silence écharpé par des sons, des rires, étouffés. Ceux d’une tequila. Parce qu’il ne faut leurrer personne, la tequila s’exprime. C’est en partie elle qui converse, lance des défis, donne le vertige. Mais, elle ne nourrit ni passion, ni désir. Insufflé, comme ça, à partir d’un rien. La porte s’ouvre. A cet instant, Malone s’en tape de l’appartement, de sa déco, des petits détails sans intérêt. Tout ce qui l’occupe , aussi bien en pensée que physiquement, ce sont les courbes de la jeune femme et ce qu’il compte faire, comment. Un, deux, le décompte a lieu en sourdine. A trois, il accueille à nouveau les lèvres d’Erlina qui l’accole au mur. Il se laisse manipuler, il se laisse guider, dans une chorégraphie animale. Un assaut délectable, une proximité rassurante. Wills succombe et le fait sans réelle protestation. Il perd son t-shirt, sa ceinture. Elle, sa veste, une bretelle. Il voit ses sous vêtements et aperçoit les merveilles. Et alors qu’elle le questionne – ce qui l’irrite, l’amènerait presque à douter. Il décide, fait le choix. Il tranche d’un coup sec. Ses mains lambines, descendent franchement vers le galbe de son séant qu’il presse dans ses paumes, imposant une impulsion suffisante pour que les jambes s’écartent et d'un geste rapide, ces jambes-là se retrouvent entourant son bassin, lianes d’un nouveau genre. On a déjà trop bu  pense-t-il lancer, pourtant, les seuls mots qui sortent, trouvant un passage entre leurs lèvres sont : trop.tard. Trop tard pour la marche arrière, trop tard pour les secondes pensées. A l’aveugle, il les dirige vers le premier meuble offrant un tant soit peu de confort pour de la baise.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Jeu 20 Oct - 1:09

Erlina & Malone


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trop.tard.
Trop tard pour faire demi-tour, pour ne pas boire ces verres, pour ne pas lui sourire, pour ne pas l'embrasser. Trop tard pour revenir en arrière, ne pas aller dans ce bar, et trop tard, surtout trop tard pour ne pas sentir son cœur qui bat à cent à l'heure et son corps qui désire. Qui désire si ardemment cet homme face à elle. Cet homme grand, beau, et surtout, cet homme qui l'a fait oublier le temps d'une soirée sa stabilité qui était partie en miette. Elle en oublie qu'elle a le cœur brisé. Parce que son cœur, elle le ressent tellement fort dans sa poitrine qu'elle ne sent aucune fissure à l'intérieur, aucune cassure. Trop tard pour réfléchir. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire ces deux mots, elle se retrouve sur sa commode d'entrée les jambes autour de la taille puissante de Wills. Ça y est, elle ne se sent plus l'adolescente de quatorze ans mise à mal intérieurement face à son idole. Non elle se sent femme. Elle se sent désiré. Elle n'est plus la jolie petite fleur qui attend un peu de soleil, non elle se sent comme le lys qui est observé et choyé, qui est prisé. Oui, elle se sent femme, femme qui se donne. Elle l'embrasse, la pulpe de ces tendres lèvres contre celle plus virile de Malone, elle sent sa peau sous ses mains, quelques vêtements ont déjà valsé. Seul son soutien-gorge blanc en dentelles délicates lui cache la poitrine, alors que Malone offre tout son torse à la jeune femme. Quel délice. Ses mains se promène sur cette surface qui lui donne tant d’excitation. Son dos contre le mur, les lèvres de Wills contre sa peau, Erlina veut plus, elle le veut sien, elle veut le sentir contre elle, en elle. Elle se veut sienne. Adam est loin de ces pensées et elle serait prête à se damner pour que ces instants avec Malone soit sans fin. Avec Malone et Tequila. Quelle amie, téquila, celle qui vous fait faire des choses que vous n'aurez jamais osé, que vous n'aurez jamais espéré se réaliser. L'alcool guide ses mains dans les endroits interdit, Malone est à elle pour ce soir, les baisers se font plus insistants, plus pressants, les gestes aussi, les premiers soupirs d'extases quittent les lèvres fines de la jeune brune. Elle attrape davantage le corps de Malone mais ça ne lui suffit plus. Elle pousse Malone plus loin, essoufflée par cet assaut qu'elle voudrait pouvoir continuer. Elle descend du meuble, le pantalon de Malone se retrouve à terre. Quelques mètres plus loin c'est le sien qui retrouve le sol froid. Contraste intense avec la chaleur qui se dégage de cet échange. Les sous vêtements finissent sur un sac noir à l'entrée de la chambre, ce même sac noir qu'elle fuyait. Malone le recouvre en un geste de leur envie alors qu'il est dos à ces souvenirs. Comme la vie est étrange, comme la vie est bien faite. Elle le pousse sur son lit, et comme la mer revient inlassablement sur le sable, elle revient inlassablement vers Malone Wills. Ce même homme qui était inaccessible quelques années auparavant. Il était sien. Elle se donnait à lui, à chaque mouvements, à chaque soupirs, à chaque baisers. L'extase se présente, encore et encore,  les esprits s'oublient, les mains se joignent, les mots se fanent pour laisse les corps se mêler et s’entremêler.

Jour. Lumière. Mal de tête. Tequila. Erlina n'ouvre pas les yeux. La lumière lui fait déjà mal à la tête rien que d'y penser. Elle soupire. Mal de tête. Malone. Malone? Qu'est ce que j'ai fait?! Elle ouvre les yeux, et face à elle se trouve Malone, les yeux fermés. Elle serre le drap contre son corps. Mais surtout elle n'ose pas bouger. Ils sont chez elle, elle est obligé de rester. Mais elle ne sait pas ce qu'il va lui dire. Elle ne sait pas ce qu'elle va lui dire. Elle ferme les yeux, et se remémore la soirée d'hier. La bouteille de téquila lui revient en tête. Bêtise. Les rires, le rapprochement, la marche pour aller chez elle. Bêtise. Le premier baiser, la première étreinte, les mouvements.Bêtise. Elle repense au mains de Malone sur sa peau, elle repense au baisers de Wills dans son cou, sur son épaule, son ventre. Elle repense à leur étreinte, à leur corps unis. Lina ne ressent aucune honte, seulement de la gêne, aucun remord. Oh non, elle ne regrette pas. Personne ne pourrait regretter une nuit comme celle là. Pourtant une partie d'elle se sermonne. Et maintenant, lui dit-elle, et maintenant, tu fais quoi?. Mais Lina elle ne sait pas ce qu'elle doit faire. Elle veut le revoir Malone, elle le sait, même si c'est un peu dur à admettre. Et elle n'est vraiment pas ce genre de fille. Elle ne sait pas si elle veut quelque chose avec lui. Non elle n'en sait rien. Et puis de toute façon elle ne dira rien. Elle ne dira absolument rien. Elle va fermer les yeux, et attendre que Malone se reveille. Elle va attendre et elle le laissera parler. Malone Wills. En fermant les yeux, c'est son sourire qui s'ouvre. Un sourire heureux, inquiet aussi un peu. Malone Wills. Difficilement elle enlève son sourire de son beau visage. Et elle attend. Elle attend Malone, elle attend ce qu'il va lui dire.

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mar 25 Oct - 13:15

Erlina & Malone


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Une sensation étrange, des frissons.
Lorsqu’il ouvre les paupières, la lumière pénètre à travers les rideaux. Désorienté, il ne l’est pas complètement. Parce que tout revient, instantanément, comme une vague qui se meurt contre les rochers, il revoit, les mouvements esquissés, les râles lancés, tous les gestes, il réentend tous les mots prononcés. Pourtant, le premier instinct qui agit est celui de conservation, ce qu’il ressent le met en alerte. Le brun se relève, il y a comme une sueur froide qui lui colle à la peau, pas résultante des galipettes réalisées dans la nuit ou du moins, indirectement. Erlina est allongée, à ses côtés. Il ferme les yeux, quelques secondes, histoire de se conforter, de replacer , de recouper tous les évènements qui l’ont mené là. Il essaye, peut-être de manière inutile, de se souvenir d’un point précis. Le point qui expliquerait pourquoi il a le vertige, une sensation de nausée intense, qui ne s’expliquerait ni par le whisky, ni par la tequila, ni par la jeune femme sur laquelle il pose à nouveau le regard. Sans prononcer un seul mot, il entreprend de quitter les draps, ce lit qui a accueilli si confortablement son corps durant la nuit, quitter les bras, la chaleur, le champ gravitationnel de la belle femme. Se lever se révèle être un peu compliqué, la force motrice aux abonnées absents. Il recherche du regard ses sous vêtements, rien en vue, tant pis, il se baladera le cul à l’air, le temps de mettre la main sur sa veste. Les gestes sont mécaniques, ralentis, il se tient au chambranle. Quelques secondes. Le temps nécessaire pour invoquer la volonté d’aligner les mètres. Il se félicite mentalement pour sa connerie, profonde, furtivement. Et puis, subitement, quelque part, il se souvient qu’il est en compagnie d’Erlina. Il se félicite alors d’être plus con qu’il ne l’aurait cru. « Erlina, je suis désolé » - il lance, depuis la pièce d’à côté, ce serait nettement plus simple qu’il formule et lui explique avec exactitude ce qui lui arrive. Son corps qui lui fait défaut, son foie, surtout. Mais, il garde pour lui les raisons. Elle n’a pas besoin de savoir qu’il est diabétique et qu’il est en train de se manger la plus belle hypoglycémie qu’il n’ait jamais eu, jusque là. Voilà ce qui arrive, à boire comme un trou, à enchainer avec une activité physique inattendue. Voilà ce qui arrive quand on ne réfléchit pas, quand on se laisse simplement porter par… à dire vrai, il ne sait plus quoi, à cet instant, ogive à tête chercheuse, tout ce qu’il veut, c’est retrouver sa veste et les trois morceaux de sucre que Lily a, un jour, glissé dedans. Jolie déco, pense-t-il, en croisant une vieille babiole , un sourire sur les lèvres. Il finit par repérer le cuir, jeté négligemment dans un coin, merveilleux. Il accélère, il tente, il marche plutôt en vitesse  zombie. Il se penche, suffisamment, pour attraper le vêtement et plonge aussitôt sa main dans l’une des poches. Ratée. Il cherche dans la seconde, ratée. Merde, à la fin. « Est-ce que tu aurais du sucre ? » - demande bizarroïde ( personne ne dit plus « bizarroïde », vieux crouton). Il reste là, comme un débile, cachant ses parties à l’aide de sa veste, un sourire contrit en coin de lèvres, l’air de ne plus savoir où se mettre. « Ça urge, tu sais » précise-t-il, s’il ne prend rien, il s’effondre, littéralement. Il pourrait lui dire « bonjour », il pourrait se contenter de laisser penser que la nuit passée l’a plus que satisfait, qu’il apprécie sa compagnie, même après avoir décuvé. Il pourrait combler tous les blancs, il le fera, après.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 26 Oct - 14:00

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Le matelas bouge, elle n'ouvre pas les yeux. Il est réveillé. Elle attend. Elle sent le corps de Malone s'éloigner et son cœur s'emballe. Que fait-il? Il part? Est ce qu'il va la laisser comme ça? Partir comme un voleur? La déception s'intensifie. Elle l'entend s'éloigner et Erlina commence à ressentir un peu de colère. Il ne va pas parler? Quand elle entend qu'il a changé de pièce elle se lève doucement sur son lit. Le bordel. Elle se sent moins perdue maintenant qu'elle pense qu'il se barre. Oui, parce que si elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle sait exactement ce qu'elle ne veut pas. Elle ne veut pas qu'il parte. Elle veut qu'il parle, qu'il lui dise qu'il ne regrette pas. Ou un truc dans ce genre. "Erlina, Je suis désolé" Il l'appelle? Elle lève la tête vers la voie qui se trouve dans la pièce d'à côté, intriguée. Elle serre le drap contre elle, et s'avance dans la chambre à la recherche de quelque chose de plus pratique à se mettre sur le corps. Elle trouve sur le fauteuil marron la seule chose qui lui couvrira le corps et qui est à sa portée. Sa chemise de nuit noire un peu transparente. Elle fait glisser le tissu délicat sur sa peau marbrée et l'irlandaise effectue quelque pas qui la rapproche de Malone, chacun de ces pas la rendant plus nerveuse encore. Alors il ne s'en va pas? Que va-t-il dire? La vue qui s'offre à elle est d'autant plus intrigante, et marrante si Erlina savait exactement ce qui se passait. Sa veste cachant ce qu'elle pouvait du bel homme, Malone est face à elle. " Hey, Malone..." Mais rien n'est marrant, c'est plutôt gênant en fait. . Elle est un peu perdue, davantage encore quand il lui demande si elle a du sucre. "Quoi?".Surprise. Elle fronce les sourcils, dessinant une ride au-dessus de son nez. Du sucre? Elle observe une seconde Malone avec sa veste devant lui, elle observe son visage, un sourire en coin y est posé, et pourtant il n'a pas l'air en forme. Vraiment pas, elle s’approche un peu, il a l'air au bout de sa vie. Le visage gêné d'Erlina se transforme en un visage inquiet.« Ça urge, tu sais » Non, elle ne sait pas, elle sait pas du tout même. Elle n’en a aucune idée. Elle ne sait même pas ce qu'il se passe Erlina. Mais elle ne dit rien et se contente d'hocher la tête. Pas vraiment le réveil qu'elle avait imaginé, encore moi la discussion, si on pouvait appeler ça une discussion qu'elle envisageait. Elle se dirige vers la cuisine, prend son paquet de sucre en morceau, et souffle un bon coup avant de revenir dans son salon et d'offrir les morceaux blanc à Malone. " Tu as besoin de quelque chose d'autre? Tu..tu vas bien? " C'est quoi ce délire? Elle passe une main dans ses cheveux avant de regarder les habits éparpillés partout. Qu'est-ce qu'elle est censée faire? Elle n'en sait rien. Elle n'a jamais été le genre de fille à ramener des hommes chez elle. Jamais. Elle n'a jamais couchée avec quelqu'un qu'elle venait de voir dans un bar. Jamais. Et elle est complètement pommée. Lina se contente alors de s'appuyer contre le dos de son canapé, elle tire un peu sur le bas en dentelle beaucoup trop court de sa chemise de nuit même s'il l'a déjà vu beaucoup plus dévêtue que ça. Elle croise un peu ses jambes, et enfin croise les bras sur sa poitrine. Tout en elle exprime à quel point elle ne sait pas quoi faire. A quel point elle est perdue. Bizarrement elle sait ce qu'elle voudrait, mais elle ignore que faire dans cette situation. La gêne est toujours présente, mais elle s'est mélangée avec l'inquiétude. L'inquiétude de voir Malone lui demander du sucre alors qu'il devrait lui parler de cette nuit. De voir l’empressement qu'il avait eu pour les prendre. Alors quoi? C'était un drogué au sucre? C'était quoi? Intérieurement Erlina se fit une promesse. Ne plus jamais coucher avec des hommes avec qui elle ne sort pas. Jamais plus. Ce n'est pas elle. Même si c'est Malone, même si ces baisers sont divins, ces caresses fantastiques et son corps un délice. Non, plus jamais. Même si elle en meurt d'envie comme la veille. Surtout si elle en meurt d'envie comme la veille. Elle ferme les yeux un instant. Deux solutions s'offre à eux. La première, Malone part en disant que c'était une erreur. A cette pensée le cœur d'Erlina devient lourd. La deuxième, Malone part, en disant que c'était cool, et qu'il ne regrette rien. Cool? Divin. Fantastique. Quoi qu'il en soit, il part quand même. Oui. La raison d'Erlina lui expose les deux solutions, mais son cœur, son cœur lui murmure une troisième solution. Et s'il restait? Mais pour quoi faire ? Pour dire quoi? Bon sang, Malone, parles, met fin à cette attente, parles. 

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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Lun 31 Oct - 18:47

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Lorsqu’elle disparaît dans ce qu’il imagine être la cuisine, Malone se jette sur ses vêtements, son jean et son t-shirt, posés négligemment sur le sac noir. Il rit, du moins, un son pouvant être reconnu comme un rire s’échappe d’entre ses lèvres, tandis qu’il entreprend de s’habiller, le plus vite et le plus efficacement possible. Quand Erlina réapparait, il finit d’enfiler son haut, à l’envers. D’ailleurs, il ne s’en rend même pas compte. Obnubilé par les morceaux de sucre qu’elle lui tend. Un affamé aurait eu la même réaction face à un morceau de pain, un assoiffé face à une bouteille d’eau fraiche.  Conscient de l’excessivité de son geste, il n’émet aucune hésitation, pourtant, lorsqu’il glisse les morceaux dans sa bouche et qu’il se met à croquer, bruyamment. Ce n’est clairement pas un lendemain idéal après nuit de débauche. Il retient un trait d’humour, « Un lendemain idéal, après nuit de débauche » - roman comique vendu chez les libraires locaux, ce serait pas mal, comme reconversion. Il note le titre d’un livre qu’il ne compte pas écrire, dans un coin précieux de sa mémoire. Un souvenir qu’il grave, en mâchant du sucre, désespéramment, alors qu’Erlina le regarde, croisant les bras, les jambes, cachant tout ce qu’elle peut cacher. Ce n’est pas ce à quoi il aurait pensé, en ouvrant l’œil, quelques minutes plus tôt. Mais, il faut bien faire face. Il essaye de situer un autre mantra dont il raffole, quelque chose comme  Tu ne perdras pas espoir, car la perte d’espoir vole un sens à la vie  - voler un sens à la vie , vraiment ? Wills se passe une main sur la nuque, complètement et définitivement, à deux doigts de se jeter d’une de ses fenêtres. Seulement, il s’imagine une mort plus digne et, surtout, il est bien loin d’être une drama queen. « Je vais bien...je vais mieux, merci » - il pourrait aller plus mal, n’est-ce pas ? Il pourrait être chez lui, seul, il pourrait se morfondre. Tout en appréciant la solitude, surement l’un de ces grands paradoxes auquel il se retrouve souvent confronté. Il est là, debout face à une jeune femme, avec laquelle il a couché, en train de subir une crise d’hypoglycémie. Il était complètement nu, il y a quelques secondes. La situation pourrait être pire. Elle n’est pas meilleure mais, il se contente volontiers du « mieux ». Le mieux du monde eSt le meilleur d’un Wills. « Écoute, tu dois te demander si je me situe entre le cinglé et le louche » - entre le cinglé et le profondément cinglé, probablement. « C’est rien, je suis juste diabétique » - insulino dépendant, une espèce très rependue, se retient-il d’ajouter. Il vit avec et le diagnostic , une fois accepté, devient une fatalité avec laquelle on vit quasi confortablement. Ce n’est pas forcément le genre d’information qu’on devine, ça ne se voit pas sur son visage. Ce n’est pas, non plus, une information à déballer, comme ça, au détour d’une conversation. Ca peut se faire. Malone, lui, préfère cultiver le secret, éviter de faire des remous. Mais, il semblerait qu’il en ait déjà fait assez. La moitié de la ville doit l’avoir vu quitter le bar avec Erlina. De quoi alimenter les rumeurs, la vieille chouette qui lui sert de voisine va se faire un plaisir de le mitrailler de sous entendus. Après tout, il l’aura bien cherché. A cet instant, il n’en est plus à se demander s’il doit déballer toutes ses casseroles à Erlina (son coup d’un soir) puisque, de toute manière, le processus est amorcé. Elle sait tout de lui, il a parlé des choses qui le définissent : Lily, sa maladie. Ses motos. Une existence réduite à trois mots. Malone Wills, dans toute sa splendeur. Et alors qu’il laisse son regard fixé sur la brunette, il remarque à nouveau ( pour la centième fois depuis la veille) qu’elle est belle, plus, surement sous la lumière matinale formant autour d’elle comme un halo aveuglant. Il secoue la tête, chassant les pensées d’aède. « J’dois y aller » - finit-il par lancer, en enfilant sa veste. « Lily doit s’inquiéter » (excuse de merde), il esquisse quelque pas. « Heu...j’ai fait connaissance avec Sac noir, si ça te dit d’y foutre le feu, un d’ces quatre ». Peut-être que c'est sa façon à lui de lui faire comprendre qu'il compte remettre ça. A condition qu'elle le veuille aussi. Il tâte simplement le terrain comme l'aurait fait un adolescent débile.
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MessageSujet: Re: rescue w/ Murphy   Mer 2 Nov - 1:33

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Elle hausse un sourcil. Malone est bizarre. Et il est diabétique. Tout d'un coup elle a envie de rire. De rire parce qu'elle, elle pauvre petite fille se faisait des idées, des films toute seule dans sa tête alors que Wills, il avait une crise. Elle se moque d'elle-même. Elle n'est pas souvent égoïste. Non, ce n’est pas vraiment un trait de caractère qu’on peut lui attribuer à l’irlandais bien au contraire. Elle ne fait pas partie de ces gens-là. Des gens qui se soucient des autres après leurs petites inquiétudes personnelles. Non. Et pourtant elle se surprend à l'avoir été. Alors que lui devait souffrir le martyr, elle lui donnait trois morceau de sucre avec pour seule pensée Parles, et dis-moi ce qu'on fait maintenant . Il est diabétique. Au fond elle s'en fou Erlina. Pas qu'il soit malade, mais il pourrait avoir toute les maladies du monde que ça ne changerais pas son regard.  Mais bizarrement, le côté sérieux de Malone la renvoie sur terre. Qu'est-ce qu'elle fou à espérer que Malone Wills...à espérer quoi d’abord? Ce n’est pas comme si elle avait rompu avec Adam un mois auparavant. Non, et puis ce n’est pas comme si une semaine avant elle s'était bourré la gueule avec Nina en pleurant sur sa relation passé. Et surtout ce n’est pas comme si elle n’avait toujours pas réussi à défaire le sac noir d'Adam. Alors qu'est-ce qu'elle pouvait bien espérer de Malone. Ca y est. L'impulsivité est partie. Ou du moins elle se retire doucement, se rapprochant de la porte de sortie. Alors Erlina en bonne petite fille qui réfléchit toujours, hoche simplement la tête. Accueillant cette information et la mettant dans la même boite qu’elle a ouverte la veille dans son cerveau. La boite à Malone, celle qui est remplie de dire sur sa fille, sur ces motos, sur sa vie. Celle qui est remplie de son rire, de ses rides au coin des yeux. Et surtout remplie de toutes les caresses qu'il a fait subir à son corps. Quelles merveilleuses caresses. Elle se reprend. Passe une main dans ces cheveux, et attrape une veste qui traine sur le canapé, elle se couvre, et enfin, le corps trop finement recouvert d'Erlina est recouvert. Elle se sent plus elle-même. . « J’dois y aller »  Ce serait peut-être mieux oui. Non restes. Restes. Il parle de Lily, qui doit s’inquiéter. Oui, il a raison, c'est sa fille après tout. C'est plus raisonnable. Non, restes, la voie en elle persiste, l'impulsivité s'éloigne de la porte en criant à la raison de se la fermer. Mais la raison est plus forte. "Oui, j’imagine. Tu es sûr que ça ira?" Elle y connait rien au diabétique, elle y connait absolument rien. Mais le visage de Malone semble plus détendu. Elle l'observe, un instant, à la dérobée, et la seule chose à laquelle elle pense durant une seconde c'est combien il est charmant. C'est vrai, il a du charisme, il à cette carrure et ces traits qui le rendent follement attrayant. « Heu...j’ai fait connaissance avec Sac noir, si ça te dit d’y foutre le feu, un d’ces quatre » Sac noir? Brulé? Une fois qu'elle aura sorti ces vêtements et ces babioles et qu'il restera que les photos. Oui ce n’est pas une mauvaise idée.  Elle esquisse un sourire avant de lui dire d'attendre une seconde, Impulsivité vient de foutre une branlée à Raison. Oui, finalement c'est Raison qui est cachée au fond du boite alors qu'Erlina prend un stylo Bic dons un pot et qu'elle griffonne son numéro sur un bout de papier. Elle est réellement en train de donner son numéro? Semble-t-il. Elle s'approche à pas de géants avant de glisser dans la main de Malone le morceau de papier. Depuis leur réveil c'est la première fois qu’ils sont aussi proches. Impulsivité prend les commandes davantage encore, et Erlina se met sur la pointe des pieds pour se mettre à la hauteur du beau brun. " Sac noir sera ravi de se faire brûler, à condition que tu ne tardes pas trop. " Comme s'il elle n’avait pas assez de choses à régler. La raison parle, mais tant pis, trop tard, Erlina a posé ces lèvres sur celles de Malone, pas un baiser d'Adieu. Non un baiser plein de fougues, qui dit. Reviens. N'importe quoi. La porte se ferme, et impulsivité va se ranger dans sa pièce, raison ressort. Le bordel. Le bordel. Elle se laisse tomber sur le canapé, et Erlina regardes le plafond essayant de mettre de l’ordre dans ces pensées. Impossible. " Plus jamais, Erlina, tu oublies Malone de suite. De suite. " Et voilà qu'elle se parle toute seule maintenant. Pitoyable. 

SUJET TERMINE

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rescue w/ Murphy
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