AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Lun 17 Oct - 13:38

- Lily & Malone
"Pour des bonnes ou des mauvaises raisons mon père m'a souvent crié dessus,
Mais quand il dit rien, c'est qu'il est vraiment déçu.
J'préfère qu'il gueule, le pire c'est les silences,
Tout ce qu'il crie sera pas aussi violent que tout ce qu'il pense."

Te voilà enfin prête pour cette grande soirée, ta robe est parfaite assez longue pour ne pas être vulgaire et assez courte pour ne pas faire bonne soeur. Tu te maquilles légèrement au pire, tu feras une retouche dans la rue, i ne fallait pas que ton père se doute de quelque chose. Un mensonge de plus était venu lui dire que tu partais chez Fitz pour travailler le devoir d'histoire que tu avais dans deux jours. Il te croyait, tu étais très studieuse, mais ce soir, tu allais te déhancher et profiter de ta jeunesse comme tu aimais le dire. Tu enfilas un jeans sur tes jambes nues et un t-shirt pour cacher le haut de ta robe. Tu laissas tes cheveux détachés et descendis pour rejoindre ton père sac à dos sur le dos, il ne comportait aucun livre, mais du maquillage et tes chaussures à talons "Bon pa' j'y vais, je dors sans doute chez fitz, on va avoir beaucoup de boulot. Je t'aime". Tu déposas un baiser sur sa joue et pris la porte. l'air frais te faisait le plus grand bien, tu n'aimais pas mentir, mais voilà, tu savais que si jamais tu lui disais la vérité jamais il ne te laisserait partir, il était comme ça ton père. Deborah t'attendait au bout de ta rue, tu montas dans sa voiture et retiras tes vêtements pour laisser apparaître ta robe. Tu rajoutas du rouge à lèvres et regardas Deborah qui te fit comprendre que tu étais parfaite. Vous voilà toutes les deux devant cette magnifique maison qui lui appartenait, avoir des amis riches cela pouvait avoir du bon.

La soirée se passait plutôt bien, ton prince charmant ne te parlais pas et toi, tu passais ta soirée avec tes amies et tu étais heureuse, tu ne voulais pas lui montrer que tu avais le coeur brisés, piétinée. Tu enchaînais les verres pour l'oublier, tu ne te rendais pas vraiment compte de l'alcool que tu pouvais ingérer, tu avais la tête ailleurs et tu ne te sentais pas bien. Tout remontait ta mère, lui, les dispute avec ton père. Tu sentis un bras autour de ton cou et te retournas, il était vieux, plus vieux que toi, mais tu ne fis rien. Ta tête tournait et tu cherchais du regard Deborah qui faisait du bouche à bouche avec un homme lui aussi âgé, sans doute un jeune qui allait à l'université. Tu restas là sans bouger quand tu sentis un coup-de-poing atterrir sur la tête du jeune. Fitz t'attrapa par le bras et te posa dans le canapé. Tu rigolais sans le savoir, il venait de te sauver la vie. Il continuait à te regarder de loin, te faisant des gestes obscènes et toi qui normalement aurais réagi là, tu rigolais. Il s'approchait de toi et t'embrassa sans que tu le veuilles, tu essayas de te dégager, tu ne voulais pas sentir son corps sur le tien, tu pleurais intérieurement. Fitz n'était pas là, tu entendais juste sa voix, tu te concentrais sur lui pour ne pas penser aux bisous de l'autre, tu entendis le prénom de ton père. Tu fermas les yeux essayant de la repousser. Tu entendais aussi une bagarre éclater, mais c'était quoi cette soirée
Revenir en haut Aller en bas
- lakewood lovers -
avatar
≡ date d'inscription : 23/09/2016
≡ messages : 70
≡ pseudo/name : co.
≡ the face : milo v.
≡ disclaimer : av/honeybones

≡ studies/job : owner of a motocycle shop
≡ civil statute : let's just say it's none of your bus.
≡ home : with his daughter.
≡ your place : [Lily] - fille
[Erlina] - futur ?
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Ven 21 Oct - 11:56

- Lily & Malone
Being a parent is the toughest job in the world


Après une interminable journée de travail, Malone ne pensait, généralement, qu’à une seule et unique chose, le canapé confortable qui lui avait coûté une fortune, dix ans auparavant, un peu dépassé et débraillé depuis le temps. Tant qu’il continuait à effectuer sa principale fonction (autrement dit, accueillir son corps fatigué), il ne semblait pas vraiment prêt à s’en délester. Ce n’était pas exactement de l’avis général, Lily, elle, rêvait d’en acheter un autre et tannait son vieux père pour qu’il fasse l’effort. Ça n’était pas un problème de pécules, le trouble résidait dans la valeur sentimentale que le vieux canapé contenait. Cette valeur sentimentale surannée qui ne le quittait jamais. Ce canapé, c’était un lien de plus avec l’époque bénie où Liesel faisait encore partie du paysage, où  après avoir passé une journée séparés l’un de l’autre, ils avaient pris pour habitude de se retrouver dessus, comme sur une embarcation en eau pleine, un cocon qui accueillait leurs histoires, leurs frustrations quotidiennes et , même, certaines de leurs promesses, faites silencieusement. Il était installé là, lorsqu’il entendit les pas de sa fille dans l’escalier, arriver progressivement à lui. Les yeux rivés sur l’écran télé, il était prêt à s’abrutir de programmes niais, mettant par ce biais sa cervelle en pause. Il n’avait absolument rien de prévu, n’avait pas l’intention de recevoir de la visite. En fait, il comptait simplement comater, de toutes les manières possibles et imaginables, jusqu’à ce que Lily signe son grand retour.

Il l’observa, les paupières plissées, de la tête aux pieds, rapide, elle lui claqua un bisou sur la joue. Un comportement plus que suspect qui le travailla une bonne dizaine de minutes avant qu’il ne finisse par hausser les épaules, pensant que l’enthousiasme qui suintait d’elle n’était que le résultat d’une envie de voir son ami, bucher sur un devoir d’histoire ou un truc du genre. Malone était , la plupart du temps, stupéfait de constater que sa progéniture se montrait lus intéressée par les études qu’il ne l’avait été. Elle tenait certainement de sa mère. (…) Il s’apprêtait à réchauffer un plat surgelé choisi au hasard lorsqu’il reçut un coup de fil. Au début, il crut qu’il s’agissait d’une erreur. Aux dernières nouvelles, Lily ne devait l’appeler qu’une fois le boulot bouclé. Histoire qu’il l’attende, sous le perron. Les bras croisés, dans une posture austère ; une manière comme une autre de montrer qu’il avait beau lui permettre de sortir le soir, il veillait toujours au grain. Il fallait avouer que rien n’était plus préoccupant et harassant qu’une dispute et, c’était, entre eux, monnaie courante. A l’autre bout du fil, une certaine Déborah lui fit savoir que les choses étaient en train de dégénérer. Sans être la plus intelligible qui soit, il comprit vaguement que Lily lui avait menti, éhontément, de surcroit. Qu’au lieu d’aller « bosser », elle était plutôt allée faire la fête, dans un coin assez huppé, en compagnie d’une bande d’adolescents insouciants. Wills sentit le sol se dérober sous ses pieds, l’instinct protecteur s’exprimant avec célérité, il ne prit guère la peine de récupérer une veste. Il prit simplement les clés de sa moto, l’enfourcha tout aussi rapidement et mit les bouchées doubles. Tout ceci ne lui disait rien qui vaille. C’est donc le cœur dans un étau qu’il fendit la nuit, à 100km/h, crachant consciemment sur les limitations de vitesse. (…)

Lorsqu’il pénétra dans la maison bondée, il fendit la foule sans se soucier des corps qu’il bousculait et dont s’échappaient des murmures de protestation. Le poing serré, il chercha longtemps du regard sa fille. Mais, c’est une jeune fille qui vint à sa rencontre. Il s’étonna de la trouver debout, vu la quantité d’alcool qu’elle semblait avoir ingurgité. « Elle est où ? » - claqua Malone, d’un ton sans appel. La dite Deborah leva les yeux, il comprit que Lily se trouvait à l’étage. Tout se déroula alors trop vite. Il monta les marches, deux à deux. Traversa un couloir où les relents de vomis étaient souverains, frappa du talon la porte d’une chambre qui s’ouvrit faisant place à une scène qui invoqua une colère telle, qu’elle s’imprima instantanément dans sa rétine. Il vit rouge puis. Tout bascula dans la violence. Un coup, deux coups. Suffisants. Il avait beau être hors de lui, il se souvint que le connard n’était encore qu’un gosse et, qu’il encourait de se retrouver derrière les barreaux. (…) Les minutes s’égrainèrent, durant lesquelles il menaça l’adolescent, couvrit sa fille. Il était débout, désormais, les bras ballants , un t-shirt imbibé d’eau dans la main,  à la toiser , gorgé de déception. « Papa, je vais aller bosser sur un devoir d’histoire », « Papa qu’est-ce que tu veux qu’il m’arrive sur le trajet, mon amie habite à deux pattés » il la singeait, furieux. Pourtant, sa voix était calme, vibrante. Il lui lança le t-shirt mouillé au visage. « Débarbouille-toi » - il savait sa réaction excessive, elle était à la hauteur de la peur qu’il avait ressenti. « Je t’attends dehors ».


Dernière édition par Malone Wills le Mar 25 Oct - 13:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Ven 21 Oct - 16:49

- Lily & Malone
"Pour des bonnes ou des mauvaises raisons mon père m'a souvent crié dessus,
Mais quand il dit rien, c'est qu'il est vraiment déçu.
J'préfère qu'il gueule, le pire c'est les silences,
Tout ce qu'il crie sera pas aussi violent que tout ce qu'il pense."

Tu n'étais pas bien de mentir à ton père et pourtant, tu l'avais fait en le regardant dans les yeux, en l'embrassant sur la joue. Pourquoi tu lui mentais, Pourquoi tu lui avais tout simplement dit que tu allais chez Deborah ou chez quelqu'un pour faire la fête. Mentir, tu n'aimais pas vraiment ça, mais il te protégeait tellement que souvent, il ne te laissait pas beaucoup de liberté, tu étais une ado et à ton âge, tu voulais découvrir le monde et surtout ne pas avoir honte devant tes amis. Mais là tout de suite, tu le regrettais, comment tu avais pu te mettre dans une situation pareille, tu te retrouvais dans une chambre. Tu fermais les yeux espérant qu'au fond de toi, c'était qu'un rêve, un foutu cauchemar, cauchemar qui allait finir dès que tu allais rouvrir les yeux. Mais non, il était toujours là, toujours au-dessus de toi, toujours avec son sourire, toujours avec ses lèvres collaient aux tiennes. Tu laissas doucement les larmes couler sur tes joues, sans bruit, tu ne voulais surtout pas qu'il puisse être heureux de te voir pleurer, non, tu voulais lui montrer que tu n'avais pas peur, alors que tout ton corps voulait s'enfuir. Ton esprit voguait ailleurs, tu te voyais dans un champ, celui où tu adorais venir avec ta mère, un champ où tu montais sur les rouleaux de paille. Tu entendis la voix de ton père, mais tu n'y croyais, non pour toi, c'était ton esprit qui te jouait un tour, un très mauvais tour. Tu eus à peine le temps de te rendre compte que c'était vrai que le jeune homme sur toi vola. Tu te redressas avec peine et laissas doucement tes larmes continuer sur ta joue "Arrête Papa". Oui, tu lui hurlais dessus, mais tu ne voulais pas qu'il risque sa vie pour un minable. Tu ne l'avais jamais vu avec autant de haine en lui. Tu t'en voulais de lui faire subir ça. Tu vis le jeune homme à terre et reposas ton regard sur ton père. Il n'hurlait pas et tu n'aimais vraiment pas ça. il te lança un t-shirt et tu soupiras, le gamin se redressa et te regarda une dernière fois partant en trombe dans les escaliers sans demander son reste.

Il partit en te disant qu'il t'attendait en bas, tu te laissas retomber sur le lit et poussas un hurlement étouffé par le coussin. Tu t'en voulais, oh oui, tu t'en voulais. Tu te rhabillas correctement quand Deborah déboula dans la chambre, tu la regardas et tombas dans ses bras "Merci". Elle t'embrassa doucement le front "Je descends,il m'attend." Tu t'accrochas à la barre de l'escalier et descendis doucement marches après marches pour ne pas tomber. Tu sentais des regards sur toi, chose normale. Voir un père débarque comme ça une soirée était assez rare, tu sentais que demain au lycée, les élèves allaient parler que de cela. Fitz arriva devant toi et te regardas sans oser rien dire, tu posas doucement ta main sur son bras. Tu respiras un bon coup et allas dehors. Il était là debout, encore énervé par les coups, encore énervé du mensonge que tu lui avais dire, encore énervé d'avoir vu sa fille comme ça "Je ne voulais pas ...". Si tu voulais aller à cette soirée, si tu voulais voir tes amis, si tu voulais t'amuser, tu lui mentais encore et encore . Tu n'osais même pas le regarder, trop honteuse. Tu essuyas délicatement tes yeux pour enlever les larmes. Tu avais froid, tu tremblais "Merci". Tu le chuchotas presque. Il ne te regardait pas non plus. Le monde tournait autour de toi, tu avais qu'une envie vomir et prendre une douche, tu te sentais sale. Ton corps entier se sentait crade, ton palpitant battait vite sans doute trop vite, tu avais peur et tu avais sans doute raison.

Tu touchas doucement son bras "J'avais envie de m'amuser". Merde pourquoi tu sortais cela, pourquoi cette phrase, tu savais que cela n'allait pas lui plaire, tu savais que cela allait le faire réagir. Tu pouvais vraiment être conne Lily quand tu t'y mettais. Tu t'appuyas contre le mur de la maison et regardas ses mains. Elles étaient rouges, tu te rapprochas doucement de lui et en tu en pris une " je t'ai menti, c'est vrai, mais tu le faisais aussi non ?" Tais-toi sale môme. Tu lâchas sa main d'un coup et relevas les yeux vers lui, tu le regardais pour la première fois dans les yeux depuis qu'il était arrivé. Tu l'aimes ton père, mais il était trop protecteur. Au fond de toi tu lui en voulais aussi, tu étais totalement perdue
Revenir en haut Aller en bas
- lakewood lovers -
avatar
≡ date d'inscription : 23/09/2016
≡ messages : 70
≡ pseudo/name : co.
≡ the face : milo v.
≡ disclaimer : av/honeybones

≡ studies/job : owner of a motocycle shop
≡ civil statute : let's just say it's none of your bus.
≡ home : with his daughter.
≡ your place : [Lily] - fille
[Erlina] - futur ?
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Ven 28 Oct - 12:11

- Lily & Malone
Being a parent is the toughest job in the world


Les cents pas, il les fit, plusieurs fois. Attendant avec cette impatience insidieuse que Lily le rejoigne. Déception toujours présente, associée à toute la honte qu’une telle situation pouvait invoquer. Il prit une profonde inspiration, leva les yeux au ciel, contempla l’espace de minutes qui lui parurent des heures, l’étendue noire qui enrobait toutes les habitations et, qui avec la lumière qui filtrait depuis la maison où la musique hurlait, créait une ombre à ses pieds, projetée sur le bitume.  Le temps s’était refroidi ou peut-être était-ce la colère qui avait fini par quitter son corps, seulement, malgré ce changement perceptible, résidait, encore, une tension palpable – à la fois dans l’air qu’il respirait mais également à travers ses muscles. Avec une température pareille et habillé comme il l’était, il était certain de ne pas échapper au rhume, certain que tout ce qui venait de se passer allait irrévocablement impacter sur la dynamique qui résidait constamment entre eux. C’était, probablement ce qui le peinait le plus. La confiance qu’il pouvait avoir en elle, venait de voler en éclats, des éclats qui étaient allés se ficher, profondément, dans son cœur de père. Il se connaissait suffisamment, il était loin d’être le genre de personne à tirer un trait sur des conneries pareilles. Loin de pouvoir tendre l’autre joue, la famille dans laquelle il avait grandi lui avait appris à réclamer, se battre pour obtenir tout ce dont il avait besoin ainsi que des travers ancrés en lui, eux aussi, en profondeur. Malone pardonnait, cela lui arrivait peu souvent et dans des élans de mansuétude occasionnels. Lily était sa chair et son sang, plus que quiconque, elle bénéficiait d’une immunité auprès de lui. Pourtant, alors qu’elle le rejoignit enfin, « la queue entre les jambes », il lui refusa un seul regard, plantant ses iris verts ailleurs, sur un point invisible. A l’écoute de tout ce qu’elle avait à lui dire. Alors qu’elle parlait, il guetta, les mots, ceux qu’il escomptait entendre. Rien, pas l’ombre d’un regret ne passa sur les lettres qu’elle formulait à voix haute. Il sentit sa main se poser sur son avant bras, une vaine tentative d’attirer son attention, de faire appel à son instinct paternel qui comme sa fierté à cet instant, venait de subir quelques dégâts. Écorché, il se contenta de se dérober à son contact, croisant les bras sur son torse, conscient de se donner en spectacle, exposé à la vue des adolescents stupides qui épiaient, malgré eux, en se roulant des clopes. C’était donc de cette manière débile que Lily voulait s’amuser. En buvant, première nouvelle, putain de merde, elle buvait. Malone se demanda s’il s’était montré si permissif ou si, au contraire, son éducation était foireuse au point où sa fille commençait à se comporter comme une cruche, appréciant les joies éphémères, mouton de Panurge se jetant d’une falaise aux abords abrupts. Juste pour ressembler aux autres. Finalement, sa progéniture était bien loin d’être aussi intelligente qu’il ne le pensait. Ce constat le frappa de plein fouet, comme une révélation faisandée qui lui donna envie de dégueuler des méchancetés, de cette manière incisive, gratuite, cruelle et irréfléchie. Il se mordit l’intérieure de la joue, réfléchissant à une manière de la punir. Parce qu’être père n’était pas une sinécure, qu’il se devait d’être le bon et le mauvais flic. Liesel n’était plus là. Il le ressentit avec davantage de véhémence, ce manque mordant. Elle était son appui, elle lui insufflait les meilleures idées et faisait ressortir le meilleur côté de lui. Elle n’était plus là. Elle n’était plus là et pour la première fois depuis qu’elle avait quitté sa vie, Wills se sentit démuni. Seul. Incapable de mener à bien une entreprise. Lily aurait eu besoin de Liesel. A cet instant précis. Celui-là, pas un autre. Il ne fit rien lorsque la petite main de Lily glissa dans la sienne, ni lorsque ses billes brunes vinrent accrocher les siennes. Il grogna. « Tu vas marcher » - souffla-t-il, après quelques secondes de silence. Il se dirigea vers sa moto. Il s’installa, expectatif. «Vas-y » - lança-t-il. Elle alignerait les pas et il la suivrait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Dim 30 Oct - 14:08

- Lily & Malone
"Pour des bonnes ou des mauvaises raisons mon père m'a souvent crié dessus,
Mais quand il dit rien, c'est qu'il est vraiment déçu.
J'préfère qu'il gueule, le pire c'est les silences,
Tout ce qu'il crie sera pas aussi violent que tout ce qu'il pense."

Tu sentais les regards des autres gamins sur vous, tu sentais les secrets, tu sentais aussi les moqueries. Oui, toi aussi, tu aurais rigolé si tu étais de l'autre côté du miroir, oui toi aussi, tu aurais fait des messes-basse, oh oui, tu en aurais rigolé à te faire mal au ventre. Sauf que cette fois-ci c'est toi qui es face à ton père, toi qui vas devoir affronter ce froid entre vous, toi qui vas devoir subir les conséquences de tes mensonges. Tu le sentais que quelque chose entre vous venait de se briser, ce lien si fort avec lui venait de voler en éclats pour une fichue soirée. Tu passas doucement ta main sur ton visage. L'autre con c'était lui aussi ramener à la fenêtre et rigolait avec les autres, lui aussi finalement trouvait cela drôle de se faire taper par un père de famille. Lui aussi avait eu son moment de gloire et cela se voyait. D'autres gamins le félicitaient d'un bonne poignée de main. Ton monde doucement s'écrouler sous tes pieds, sous tes jambes tremblantes. Si seulement tu pouvais lui expliquer pourquoi tu étais comme ça, si seulement tu pouvais sortir ce que tu avais sur le Coeur. Son geste te brise le coeur, il se dérobe, il te fuis, comme si tu étais la peste. Ton coeur doucement se serres dans ta poitrine, ton palpitant bat trop vite. Tu le regardais du coin de l'oeil avançait vers sa moto, il l'avait donc pris sa moto " Tu as vraiment roulé avec cet engin ?". Changer de sujet de discussion, changer son regard sur toi. Il voulait vraiment que tu marches, il voulait vraiment que tu rentres à pieds ? Tu lui lanças un regard noir, le regard de trop. Tu regardas derrière pour faire un signe de la main à Deborah et avanças doucement. Tu avançais de travers, tes pieds ne marchaient pas vraiment l'un devant l'autre. Tu pris une grande respiration " Tu as été jeune aussi pa'? Je veux dire, toi aussi, tu as menti à tes parents". Arrête Lily, tu t'enfonces. Tu manquas de tomber une première fois et te rattrapas à un arbre. Tu le regardais dans les yeux, tu avais envie d'un câlin, oui, tu avais besoin de sentir qu'il t'aimait malgré tout. Qu'il t'en voulait certe, mais que votre lien passait au-dessus de tout "J'ai froid". Tu cherchais son regard, tu cherchais son contact.
La nuit était noire, comme les yeux de ton père. Tu avançais et finis par te retrouver sur les fesses. Tu ne te relevas pas et mis la tête dans tes mains reniflant doucement ""C'est la première fois que je te ment, je ne voulais pas". Mensonge un de plus .Et que ma mère me manque, oui, elle te manquait tellement. Tu avais envie de lui dire que tu avais un copain, elle, tu savais qu'elle pouvait comprendre. Tu avais envie de lui parler des problèmes que seule une mère et femme pouvaient comprendre. Tu remis tes cheveux correctement, tu sentais le parfum de l'autre gamin sur ton corps trop frêle pour supporter ce genre de soirée, trop frêle pour boire autant d'alcool. " Parle-moi, ne reste pas silencieux". Oui, tu n'aimais pas le silence qui pouvait avoir entre toi et lui, c'était pire que tout pour toi. Tu savais que les pensées qu'il avaient était pire que ce qu'il pouvait dire. Alors oui tu préférais qu'il te crie dessus une bonne fois pour toute et que cette dispute se termine avec un câlin. Car oui, des disputes, tu en avais avec lui surtout avec son comportement irresponsable, mais souvent tout cela finissait devant un bon film et un bon câlin. Que tu pouvais être conne, gâchais ta relation avec ton père pour une soirée. Le froid te déchirais la peau,Tu avais qu'un envie être dans ton lit et sous ta couette, pour laisser couler tes larmes doucement sur tes joues
Revenir en haut Aller en bas
- lakewood lovers -
avatar
≡ date d'inscription : 23/09/2016
≡ messages : 70
≡ pseudo/name : co.
≡ the face : milo v.
≡ disclaimer : av/honeybones

≡ studies/job : owner of a motocycle shop
≡ civil statute : let's just say it's none of your bus.
≡ home : with his daughter.
≡ your place : [Lily] - fille
[Erlina] - futur ?
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   Mer 2 Nov - 20:27

- Lily & Malone
Being a parent is the toughest job in the world


Rien de ce qui sortait de cette bouche n’était brillant.
Malone poussa un long soupire bruyant, témoignant par ce biais  l’irritation qu’il ressentait et qui lui octroyait de sacrées envies de meurtre. Il n’avait jamais été violent et pourtant, jamais autant désiré gifler Lily. Ça n’était, hélas, pas anodin et, n’était qu’une preuve supplémentaire qu’un il ne savait quoi s’était échancré entre eux, laissant place à une boule de colère et d’indécision qui allait longtemps le travailler. Il démarra  et se mit en branle, suivant la silhouette qui peinait à aligner des pas ; la ligne était bien loin d’être droite. Lily trébuchait, poursuivait, palabrait – lui servant, un discours délavé, harassant, inutile. Wills se montrait de marbre, face à des paroles qui ne rebondissaient pas, bien au contraire, creusaient des pelletées dans son palpitant de vieux loup, trouvant écho en lui, comme l’auraient fait des hurlements de détresse. Il n’avait jamais intentionnellement menti à ses parents, pour la simple et bonne raison que la plupart du temps, ils en avaient rien à foutre qu’il leur mente ou non. Puisqu’il n’était que secondaire, dans le tableau familial. Il se racontait souvent comme le gars, venu d’une famille heureuse, harmonieuse, d’ailleurs, les adjectifs mélioratifs ne manquaient jamais lorsqu’il décrivait le berceau dans lequel il était né, voulant épargner Lily. La vérité puait le tabac, l’huile d’un drive-in et s’engueulait tous les soirs avec son époux, pour des histoires de tromperie dépassées. La vérité, c’est qu’il n’aimait pas, vraiment pas,  la tournure que les choses prenaient. Malgré cela, il était bien loin de vouloir démordre. Tous les changements de sujet, tous les « quand tu étais jeune » n’y changeraient pas grand-chose. « La première fois » - siffla-t-il, entre ses dents, immobilisant sa bécane. Quiconque aurait posé les yeux sur un tel spectacle aurait appelé les services sociaux. Un père, brutalisant son enfant, l’obligeant à marcher à moitié nu, dans la rue, en guise de punition. Il connaissait des mauvaises langues qui se feraient un grand plaisir d’alimenter les pires racontars. Le fait est qu’il se faisait violence pour ne pas abandonner sa  Harley-Davidson , courir dans la direction de sa fille et, faire en sorte que le silence qu’il lui avait infligé ne fasse partie que d’un mauvais rêve. Elle avait froid, elle était saoule et profondément stupide, pire, incapable de réfléchir correctement. Ça  n’était pas une excuse selon le brun qui ne voyait là qu’un moyen, à la dure, de faire comprendre que les comportements irréfléchis n’étaient pas sans conséquences. Que parfois, il fallait savoir faire face au revers , celui qui n’était pas aussi clinquant. Il haussa les épaules, lorsqu’elle lui intima de briser le silence. Il se rebiffa légèrement, n’appréciant pas la demande, ni le ton sur lequel elle avait été faite. « Je ne sais pas, Lily. Permets-moi d'être abasourdi. En une seule soirée, j'apprends que ma fille me ment et qu'elle boit, par dessus le marché » - trop d'informations, trop de surprises, pas assez de recul. Il n'avait pas le choix, éculé, il devait agir, il devait punir, il devait faire blocage à la désillusion, pire au dégoût que lui inspiraient ces découvertes. . « Ne m'en demandes pas trop, Lily. Tu sais comment je suis, je vais avoir du mal, pendant un sacré bout de temps » - cracha-t-il, posant les bases. «Alors, maintenant, tu te relèves et tu fais face » - comme une Wills, aux retombées de tes décisions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'   

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans une prochaine vie pa' j'aimerais te reprendre comme pa'
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dans un large fauteuil, près du foyer béni, comme on peut voyager, l'hiver, à l'infini ! [feat Sasha B.Cobb]
» event coupe du monde la semaine prochaine
» me noyer ? plutôt dans tes yeux qu'ici... [ A ]
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
picture of you :: LAKEWOOD, WASHINGTON :: Bridgeport-
Sauter vers: