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 what can i say, it's complicated (erlina/malone)

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MessageSujet: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Lun 31 Oct - 20:46

Erlina & Malone


- You’re never going to be 100% ready and it’s never going to be just the right time, but that’s the point. It means that every moment is also the right moment. If you want it, you just have to do it.-


« Au final, on est tous d’accord pour dire que vous ne pourriez pas rêver mieux comme patron. Alors, si j’en trouve ne serait-ce qu’un seul dans le coin en train de me dessiner une moustache hitlerienne et des cornes, je vous vire, sans préavis » - quelle belle brochette de bras cassés, songe Malone, claquant la porte de son bureau. Il s’enferme toujours lorsque les ingrats qui bossent pour lui commencent à évoquer des « augmentations » alors que le chiffre d’affaire, lui, ne présente ni augmentation, ni diminution, frôlant la stagnation. Ceci dit, malgré la porte qu’il verrouille aussitôt depuis l’intérieur, lorsqu’il se laisse lourdement tomber sur son fauteuil molletonné ( un cadeau qu’il s’est offert et duquel son dos est plus que reconnaissant), il aperçoit leurs sales gueules d’individus avides, à travers la vitre. L’unique fenêtre de son sanctuaire ( renommé forteresse de solitude) donne malheureusement sur l’atelier. Autrement dit, le seul spectacle auquel il a le droit, ressemble  grosso modo, à des glandeurs grande catégorie, se baladant d’un coin à l’autre, incapables de patienter comme tout bon employé le ferait. Ne vous méprenez pas, Malone les adore, tous aussi foutus qu’ils puissent être, brailleurs et contestataires en puissance. Il sait qu’il peut compter sur eux au moindre problème. Wills soupire, jette un œil à son téléphone cellulaire, posé devant lui, l’écran irrémédiablement noir. Aucun appel, aucun message, aucune idée de ce que bien faire Lily et à dire vrai, depuis leur dispute, depuis cette mauvaise soirée, il préfère ignorer les murmures d’sa fibre paternelle. Prétextant qu’il n’y peut rien, qu’il ne veut plus faire d’effort. Pourtant, il prépare toujours le petit déjeuner, s’assure qu’elle ne se réveille pas en retard. Il subvient à ses besoins, ne lui offrant comme attention qu’un silence pesant. A dire vrai, il est stressé. Un rien l’énerve. Un mauvais calcul réalisé par Tommy, un oubli de signature par Lizzie, il porte la colère à fleur de peau et éprouve un besoin quasi vital de se défouler. Lorsque l’idée lui traverse l’esprit, il se souvient du numéro glissé par Erlina et se demande ce qu’elle peut bien faire à cette heure. Une semaine s’est écoulée depuis qu’il ont couché ensemble. Ce qui signifie que sept foutus jours se sont déroulés sans qu’il ne compose son numéro. Sans qu’il ne compose son numéro, certes, pas sans qu’il ne pense à le composer. Parce qu’il y a surement pensé une dizaine de milliers de fois, sans forcément trouver un semblant, disons, de courage pour faire le premier pas. C’est qu’il y a murement réfléchi et durant ces séances de réflexion intenses, il s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose comme quatorze années de différence d’âge. « Quelque chose » - un terme assez vague, signifiant que c’est « énorme », plus que ce que sa conscience n’accepte d’accorder. Cette relation, pour peu qu’il en veuille une (où est la certitude?), est vouée à l’échec. Tous les statistiques sont contre eux (où est la certitude, encore?). Une impulsion ressentie, avec rapidité, il attrape ses clés. Sa veste et son casque moto. Il sort de son bureau, accueille quelques regards fuyants. « C’est bon, je suis calmé, déstockez les sourires et les blagues pourries. Je sors, d’ailleurs » - lance-t-il, en traversant l’atelier. « Lizzie, tu te charges de la fermeture ce soir » - ça lui apprendra à oublier la signature, pense-t-il, tout juste en mettant le nez dehors. Il est quatorze heure passée, il sait exactement où est-ce qu’il se rend. Ca ne lui demande pas dix minutes. Il immobilise sa moto devant une boutique de fleuriste. Débarquer à l’improviste, nettement plus facile à faire qu’appeler un numéro, après tout, s’il essuie un râteau, en face à face, c’est tellement plus facile à avaler. Le brun hésite, quelques secondes. Il pousse la porte et pénètre, faisant tinter la sonnette. Il la repère très très vite. Il inspire. « J’ai un briquet et un bidon d’essence » - salut, Erlina. S’il est joueur, au fond, il appréhende. Il sait juste comme cacher les choses.
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- queen of lakewood -
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Mer 2 Nov - 2:06

Erlina & Malone


- You’re never going to be 100% ready and it’s never going to be just the right time, but that’s the point. It means that every moment is also the right moment. If you want it, you just have to do it.-


Les talons claquent sur le sol carrelé de sa boutique. Ces talons noirs qu'elle aime tellement et qu'elle met tous les jours. Un pétale dans les cheveux elle observe le bouquet qu'elle vient de confectionner. Pas mal. Le rouge et le jaune qu'elle a mélangés vont bien ensemble et sont étrangement assortis à son chemisier fleuris. Un chemisier à moitié transparent qui laisse apercevoir un joli débardeur en dentelle. Théa lui avait conseillé de le mettre sans le débardeur. Juste avec ces sous-vêtements, mais ça lui ressemble pas. Et puis l'irlandaise, elle trouve que ça fait un peu vulgaire, et elle est bien mieux comme ça. Elle marche vers la vitrine pour mettre en exposition son joli bouquet et un peu d'eau tombe sur son pantalon noir. D'un revers de main, l'eau est balayée. Elle retourne dans l'arrière-boutique et s’aperçoit du pétale rouge qui est délicatement entremêlé à ces cheveux fins. Soupirant elle la retire et vérifie dans le miroir accroché au mur que son maquillage est bien en place. Quelque chose de léger. Mais de bien fait. Elle ne se sent pas de peindre son visage alors qu'elle vent la nature. Quelques dizaines de minutes plus tard c'est un bel assortiment de Lys qui est prêt. Elle le met dans un beau vase qu'elle a acheté dans la semaine et l'entrepose sur l'une des étagères présente près du comptoir. La porte s'ouvre, et elle se retourne vers le client, sourire vendeur accroché aux lèvres. Malone. Le sourire devient plus vrai, mais un peu inquiet aussi. Une semaine, huit jours. Huit jours qu'elle regarde son portable le soir en espérant qu'il l'appelle. Cinq jours qu'Adam est passé chez elle aussi. Cinq jours qu'elle se sent aussi plus légère, plus libre. Moins perdue peut être. Elle a toujours des sentiments pour Adam. C'est inévitable. Mais elle sent qu'il est à présent son passé. Elle sent qu'Adam ne sera pas son futur. Et en soi, c'est une grande avancée. C'est après la visite de ce dernier qu'elle a enfin touché au sac noir. Sac noir dont elle a enlevé les habits, et où elle a mis tous ce qui appartenait à leur relation. Sauf le bijou garni de petites pierres d'améthyste qui orne son poignet gauche, celui-là même où le nom de sa sœur est gravé sur sa peau. Quoi qu'il en soit, le sac noir, il est dans sa voiture, parce que n'ayant pas de nouvelle de Malone, elle a simplement décidé de tout jeter après son travail. Elle a décidé de mettre Malone dans la catégorie jamais ouverte de "mec d'un soir". Le beau brun avance d'un pas décidé vers elle. Celui qui lui a fait tant d'effet une semaine plus tôt et qui, sans doute, n'y est pas pour rien dans le fait qu'elle ne soit plus déprimé quant à la fin de sa relation avec Adam, inspire devant elle, avant de l'informer qu'il à un briquet et un bidon d'essence. Elle sourit avant de rigoler franchement. C'est une drôle de façon de se présenter. De saluer. Mais ça ne l’étonne pas. Pas après la façon dont ils se sont quitter la dernière fois. D'ailleurs elle entend sa raison lui marmonner qu'elle fait une connerie, alors que l'impulsivité est simplement en train de bâillonner la partie d'Erlina qui l'embête. Vis. " Et tu comptes incendier ma boutique avec? " Elle le chambre. Elle le sait. Il doit le savoir aussi. Elle n'a pas oublié. Non. Et elle compte bien prendre sa proposition de bruler le sac. Oh oui. Parce que ça lui fera du bien, et puis surtout parce qu'elle est simplement morte d'attente près de son téléphone depuis une semaine. Et qu’elle n’est vraiment pas contre passer du temps avec Malone. Vis. C'est sa mère qui lui a dit. Oui, elle en a parlé à sa mère. Et celle-ci a franchement rit. Puis surtout elle lui a interdit de trop réfléchir. Et pour une fois. Elle va suivre les conseils de sa mère. Oui. Pas de question, elle va simplement vivre, profiter. " Je t'offre un café avant de jouer aux pyromanes? Ma machine n’est pas géniale, mais le café est buvable et j'ai du sucre, et même si c'est le bordel à l'arrière, le canapé est assez grand pour que tu puisses t'asseoir confortablement. C'est toi qui vois. " Oui, elle lui laisse mener la danse. Un café et une discussion, où un briquet et un sac noir? Les deux?  

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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Sam 5 Nov - 19:26

Erlina & Malone


- You’re never going to be 100% ready and it’s never going to be just the right time, but that’s the point. It means that every moment is also the right moment. If you want it, you just have to do it.-


Un briquet et un bidon d’essence.
C'est tout ce qui suffirait pour brûler, détruire quelques souvenirs, faire en sorte que les spectres d’une  tristesse salope s’en aillent. Il se plait à le croire, Malone, lorsque son regard croise celui d’Erlina, lorsque son sourire s’élargit, lorsqu’il reste, les bras désormais croisés, à attendre que les mots viennent à nouveau prendre place entre eux. « Ça dépend ? Tu veux que je le fasse ? » - réplique-t-il, du tac-o-tac, jetant enfin un coup d’oeil autour de lui. Des fleurs, partout. Il n’a jamais été très lyrisme ni très nature alors, les décors bucoliques ne titillent aucune fibre chez lui. Le brun se rapproche de ce qu’il identifie comme des tulipes, couleur orangée, du bout des doigts, il en caresse quelques pétales. Mais, avec sa délicatesse, il les froisse. Et si quelqu’un chope une quelconque métaphore, les pétales comme une Erlina qu’il ne devrait probablement pas approcher, à Malone, cette métaphore n’échappe guère. Au contraire, il fronce les soucils, la pensée est acide, elle creuse des trous partout dans sa caboche. Il se pince les lèvres, quelques secondes, suffisamment pour se rappeler pourquoi, la dernière fois qu’il s’est dit « tiens, je vais l’appeler », ouais, pourquoi il ne l’a pas fait. A cause de toutes les fleurs du monde, de tout les sacs noirs ; des trucs infinitésimaux qui donnent un sens à tous les souvenirs qui tapent l’incruste. A toutes ces choses qu’il aurait aimé dire, qu’il aurait aimé faire, qu’il aurait aimé avoir inscrit, sans jamais avoir vaincu tous les « et si ». Justement, ces « et si » reviennent, des rengaines sales qui , en boucle, amènent leur lot de doute. Et si Erlina se portait mieux sans lui. Il aimerait bien cracher sur les statistiques. Surtout quand elle le fixe, malicieuse, qu’il voit cette fossette unique, ses iris pétiller, il veut juste la prendre par la main et courir, courir dans un coin paumé. Leur trouver un abri où ils pourraient simplement être Erlina, lui, un Malone. Deux personnes qui vivraient sans se prendre la tête, dépourvues d’obligations. C’est simple mais si compliqué dans cette simplicité. Une malédiction. Même s’il sait que c’n’est pas une bonne idée, il ne peut vraiment pas s’en empêcher, de la trouver aussi aveuglante que l’astre diurne, même si les nuages viennent assombrir ses pensées. Putain de bordel de merde. Qu’est-ce qu’il fiche là ? La réponse échappe, il échappe à son propre contrôle, habité d’une volonté étrangère et mystique, à cet instant, il n’aurait pas besoin d’un briquet. Parce que le feu est là et il le consume sans même qu’il ne s’en rende pleinement compte. «Tu as du sucre » - du sucre, à moins qu’elle compte le faire boire et abuser de lui, atteindre à nouveau l’hypoglycémie, monsieur ne compte pas y toucher. Pourtant, il apprécie la remarque et tous ses sens cachés. Un vieux canapé, un percolateur détraqué, du sucre, un briquet et les sacs noirs blindés de souvenirs à ruiner. Il serait presque conquis. Par toutes les promesses portées par la proposition. Il se saisit de la fleur, tulipe froissée, farfouille de sa main libre dans la poche de sa veste en cuir et tandis qu’il tend la plante à l’irlandaise, jette négligemment un billet sur le comptoir. Elle mériterait plus qu’une tulipe, peut-être toutes les maudites fleurs de ce magasin. Si les gestes de poète sont les plus appréciés, il faut reconnaître que le Malone en habitat naturel est bien plus gauche qu’il n’y paraît. « Un canapé, du café, je suis séduit. Toi, tu sais comment parler aux hommes » - lance-t-il, en se rapprochant. Ce n’était pas son plan, tout simplement parce qu’il n’en avait pas avant de mettre les pieds ici. Il la suit dans ce qu’il identifie comme l’arrière boutique. « J’avais l’intention de te kidnapper en venant ici » - souffle-t-il, pas à l’aise du tout. « Mais, je dois avouer que ton canapé à bien trop fière allure pour que je refuse de l’essayer ». Et s’il pense que son lit aussi est aussi confortable que le canapé sur lequel il se laisse tomber, rien sur son faciès ne le fait savoir mis à part, peut-être, l’éclat que reflète son regard.


Dernière édition par Malone Wills le Dim 6 Nov - 0:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Sam 5 Nov - 22:12

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« Ça dépend ? Tu veux que je le fasse ? » Bruler sa boutique? Oh non. Jamais. " Si je n’avais pas autant travaillé pour l'avoir et si j'l'aimais pas autant je t'aurais répondue oui. Mais non. Je me contenterais du sac noir". Mais ravie de savoir qu'il le ferait si elle voulait. Elle le voit se rapproché de belle tulipe qu'elle aime tout particulièrement, et elle s’empêche de rire quand elle voit qu'il froisse la feuille. Un instant elle se demande pourquoi il ne l'a pas appelé, depuis huit jours. Se pourrait-il qu'il est perdu son numéro? Ou bien peut être qu'il n'en avait pas envie. Qu'il avait des choses à régler. Peut-être que pleins de chose. Erlina se reprend, elle s'en fiche de toutes ses choses, parce qu'il est là. Et pouvoir observer Malone, c'est bien mieux que l'avoir au téléphone. Elle essaie de graver la façon dont il se tient, la façon dont il regarde les fleurs, la façon dont il la regarde une quelconque émotion. Pour pouvoir prétendre le connaitre davantage. Elle sait ce qu'il fait. Elle a entendue parler de sa fille, encore et encore. Elle sait qu'il est diabétique, mais la soirée qu'ils ont passé à quelques passages assez flous. Et elle aimerait pourvoir dire qu'elle connait chaque mouvement, chaque geste qu'il fait.  Parce que qu'est-ce qu'elle aimerait pouvoir dire qu'elle le connait. Mais c'est faux. Elle aimerait pouvoir expliquer ce qui se passe. Ce sentiment de bien-être de le voir là, près d'elle. Oui elle aimerait. Mais comment elle pourrait l'expliquer. Le destin? Qu'est-ce qu'il pourrait bien expliquer le destin? Que Malone rentre dans sa vie au bon moment? Qu'il y rentre en surprise, sans s'annoncer mais qu'elle ne veut pas qu'il parte. Non. Elle veut passer du temps avec lui, le connaitre, l'embrasser. Encore et encore. Leur nuit la hante, et elle ne peut s’empêcher de constater qu'Adam est loin. Oui,  plus loin qu'elle n'aurait jamais espérer. Elle lui propose un café, et du sucre. Lourde référence à la nuit qu'ils ont passée. Ou plutôt au réveil qu'ils ont passé. Drôle de réveil. Burlesque. Elle sourit, encore plus malicieusement . " Oui j'ai du sucre. Il faut dire qu'avec le réveil que j'ai eu il y a une semaine, tu me pardonneras d'être prévoyante. " C’est une petite pique, elle le chambre. Lui fait comprendre qu'elle s'est remise de ce réveil plus que bizarre qu'elle a eu à ces côtés. Lui fait comprendre que maintenant elle en rigole. Elle rigole lorsqu'il lui tend la fleur qu'il a froissé le plus maladroitement possible. Elle rigole de l'attention, mais en vrai ça lui fait énormément plaisir. trop. Elle prend le billet qu'il a laissé sur le comptoir et tandis qu'il lui dit qu'il est séduit, elle s'approche de lui avant de glisser le billet dans la poche de devant du pantalon de Malone. "Ravie que tu sois séduit. Et je ne veux rien entendre à propos de ce billet s'il te plait.  Mais merci beaucoup pour la fleur. " Elle se détourne de lui pour se diriger vers l'arrière-boutique, tout en, lui faisant signe de la suivre. Vite fait elle enlève tous les papiers cadeaux qui traînent sur le canapé. Elle marque une pause un moment quand elle entend dans un souffle ce que Malone confesse. Son estomac se tord, et elle pose tout son fardeau sur le comptoir face au canapé. Elle ne dit rien et regarde Malone s’affaler sur le canapé qu'il qualifie  de confortable. Elle s'appuie sur le comptoir face à lui. Observe la lueur dans ces yeux. Observe le bel homme qui se trouve face à elle. Son cœur tambourine, son estomac n'est qu'un gros nœud. Mal à l'aise elle tente. " Si ça peut te réconforter, je crois que tu es justement en train de me kidnapper, sinon je serai en train de m'occuper de mes fleurs. " Au diable les fleurs, elle n'a pas envie de s'occuper d'elle, pas du tout. Elle plonge ses yeux dans le regard brun de son interlocuteur. Elle le dévore des yeux jusqu’à ce que la sonnette de la boutique se fasse entendre. Un client. Et merde. Elle se mord l’intérieur de la joue tout en fronçant un peu les sourcils, signe sans équivoque qu’elle est contrarié. Elle aurait dû fermer la boutique. " Je reviens ".  Un petit mot sec, trop sec, mais pas destiné à Malone, c’est plus contre elle, elle aurait vraiment due fermer le magasin. Elle part en vitesse, le plus vite elle se sera occupé du client, le plus vite elle sera revenue. Erlina se dépêche, et une fois le client sortie. Retourne la petite pancarte, signalant que la boutique est fermée. Fermée sauf pour Malone. Elle revient dans l'arrière-boutique sans un mot, puis s'occupe de faire le café qu'elle à proposer. Dos à lui, elle tente la voie hasardeuse, un début de conversation, qu’ils n’ont jamais eu avant. "Désolé, un client. Mais on devrait être tranquille maintenant. Comment tu vas depuis une semaine?"   

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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Dim 6 Nov - 0:52

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La chaleur, la voilà qui revient et qui met à sac tout ce qui vibre, à l’intérieur.
Les organes molestés, liquéfiés par un regard qui empoigne, resserre l’étreinte intangible, détruit toute volonté bâtarde. Le souffle qui se suspend , bloqué au fond d’une gorge qui devient sèche. Tant de signes et tous leurs contraires déflagrant dans l’air, qui foutent tout sans dessus dessous ; jusqu’à la particule quantique. Merde, songe-t-il, lorsqu’il se surprend à sourire vraiment comme le dernier des cons. Il se passe une main dans sa chevelure, celle qui part un brin de travers, dans tous les sens, lui aussi part vraiment dans tous les sens. Ses cheveux, ses pensées, ses appareils vitaux, tout commence à se détraquer, sans qu’il n’y ait de bouton stop. De toute façon, il n’est pas certain de vouloir que tout s’arrête, il sent l’énergie traverser ses vaisseaux, passer à travers les couches de cellules pour former une masse , quelque part entre sa cervelle et son entrejambe. Il réfléchit et le fait à cent à l’heure puis, il se rend compte qu’il est assis, là, sur un canapé, qu’il va boire un café, qu’il a offert une fleur, qu’il l’a payé puis qu’elle l’a remboursé. Il se rend compte - oh, ouais-  qu’il est là, à quinze heure alors qu’il devrait, normalement, être assis sur son fauteuil coûteux, dans son bureau, situé dans sa boutique. Qu’il devrait hurler des directives à Lizzie, demander à Tommy de la mettre en sourdine , des trucs comme ça. « Je ne bouge pas » - s’entend-t-il prononcer. Non, quand bien même il le voudrait, il ne le ferait pas. Le canapé est bien trop confortable, le café , une décoction qu’il éprouve trop de hâte à goûter. Pourtant, l’idée paraît assez séduisante. Se carapater par une fenêtre, sortir en quatrième vitesse par la porte de derrière (s’il y en a ), se volatiliser ou se téléporter, l’un comme l’autre impossible, fantasque. Pour être honnête, dedans, ça ne carbure pas autant car c’est sous ceinture que la réflexion est menée. Il suffit d’un rien, d’une œillade incandescente pour allumer toutes les mèches. Et celle là en particulier, le tue à petit feu. Combien de fois y a-t-il songé ? Combien de fois, des images sont venus infiltrer ses journées, ses nuits pour leur donner un contenu pornographique. Il pose ses mains sur ses genoux, inspire, expire, décrit ces exercices de relaxation sans grand intérêt. Il s’adosse davantage, s’installe. Lorsqu’elle revient, l’air à nouveau se charge et la violence de la résistance l’achève. Comment il va, sérieusement ? Pas besoin d’un briquet, ni même d’un bidon d’essence. Seule la proximité et les courbes qu’il a déjà parcouru des lèvres, les caresses qu’il leur a donné, fervent croyant. « Je n’ai pas bu une seule goutte » - c’est rassurant, étant donné qu’il ne se contrôle plus avec de l’alcool dans les veines à la place du sang. Lorsqu’il boit, il raconte sa vie, avec les précisions et  drague de la jeune femme. Malone n’est vraiment pas un exemple et, il n’est peut-être pas trop tard pour faire marche arrière. Il se relève. «  Je vais bien... » - est-ce que c’est vrai ?  « En fait, non, je perds complètement la boule » - il doit toute cette perdition occulte à l’irlandaise. Tous les cafés du monde, tous les canapés confortables n’y changeront rien, obsolètes. « Je n’ai plus l’habitude de tous ces trucs, tout ça » - d’un vague geste de la main, il désigne une ligne invisible entre eux deux. « Je ne sais plus comment faire et , je ne sais pas si je peux le faire » - depuis Liesel, il a connu quelques femmes. Qu’il n’a jamais pris la peine de revoir. Pourquoi est-ce qu’il parle ? « Mais, je  me suis dit qu’il fallait que j’aille au bout de ma proposition. Ce sac noir et l’idée de se débarrasser de la peine. Celle qu’il contient. Celle que tu m’as raconté l’autre soir » - et puis, il voulait aussi la voir. Elle peut le prendre pour un guignol, maintenant.
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Lun 7 Nov - 1:27

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« Je n’ai pas bu une seule goutte »
Elle sourit. Référence à la bouteille de téquila à qui ils ont sérieusement donné une bonne gifle la semaine d'avant. Oui. Une bonne gifle. Référence à leur nuit aussi. A leur...activité? Elle ne sait pas trop comment le qualifié. Référence à eux. Y a-t-il un eux? Elle l'espère. Elle le voudrait. " Je ne sais pas trop si je dois m'en réjouir ou pas, étant donné ce que l'alcool t'a fait faire la dernière fois. " C'est dit. Elle se surprend d'avoir osé dire ces mots. Elle se surprend, mais elle est fière d'elle. Elle ne regrette pas, ni de les avoir dit. Ni d'avoir passé la nuit avec Malone. Si ça n'était pas clair, maintenant ça l'est. C'est dit. D'un coup il se relève, et elle lui tend le café. Ce n'est pas le meilleur café du monde. Non. Mais il est suffisant pour elle. Elle tire un tiroir, et en sort du chocolat. En fait elle sort une boite de chocolat au milieu d'une dizaine d'autre. Complètement. Le chocolat est une drogue. Elle tend un morceau de chocolat vers Malone, avant de tremper son propre morceau dans son café et de déguster sa sucrerie. Gourmande. Bien plus que ça même. Il perd la boule. Elle relève la tête, anxieuse. Et puis il lui dit. Il sait plus comment faire. Il ne sait pas s’il peut. S'il peut? Pourquoi s'il le peut. Le peut qu'il prononce la blesse. Désillusion. Elle s’imaginait des choses. Et puis il rajoute une pique qu'il enfonce dans le cœur d'Erlina. Il est là simplement parce qu'il a fait une proposition. Elle croque le dernier bout de chocolat qu'il lui reste, avant de poser la tasse de café à sa droite et de faire un pas de plus en direction de Malone. "Ah. hum. Alors il faut qu'on brûle ce sac j'imagine. Et tu pourras partir l'esprit tranquille." Elle plante ses yeux dans les siens. Attendant une réponse. Elle non plus elle ne sait pas faire. Elle n’est pas douée pour tout ça, pour draguer pour flirter. Elle n’est pas douée. Et elle ne sait pas faire. Elle ne sait pas rester dans une incertitude pareille. Elle se demande un instant si ce n'est pas maintenant le moment où elle est censée regretter, où elle est censée vouloir oublier tout ce qu'il s'est passé. Mais le problème c'est qu'Erlina elle aime être sure. Et avec Malone elle ne l'est pas. Elle n'est pas sure qu'il veuille tenter quoi que ce soit avec elle. Et elle n'est pas sure qu'il ne veuille pas d'elle du tout. Et merde, elle ne regrette pas leur nuit. Elle se revoit passer ses mains dans les cheveux bruns du jeune homme. Elle se revoit embrasser chaque parcelle de peau du brun face à elle. Toute la semaine  ces pensées là l'ont hanté. Elle reprend sa tasse, et s’assoit carrément sur le comptoir. Une gorgée, elle réfléchit. Deux gorgées elle rassemble son courage. Trois gorgées la tasse est vide; elle se lance. "Tu sais Malone, je ne sais pas faire non plus, et je ne sais pas si je peux non plus. Je veux dire, il y a moins d'un mois j'étais avec quelqu'un que je considérais comme l'homme de ma vie. J'ai encore des choses à régler avec lui, et il y  a son fils que j'adore et que... bref"  Ca n'a aucun rapport. Elle souffle mais avant même que Malone n'est le temps de prendre la parole, elle reprend. " J'avais pas prévue de sortir dans un bar, de boire et de coucher avec l'homme sur qui j'avais flashé ado. " Et merde, ce n’était pas prévue ça. Réfléchit! Encore une fois elle reprend. " Le fait est que. tout ça est arrivé et que j'ai pensée à toi toute la semaine. Tu vas surement me prendre pour une folle, mais c'est le cas. Et je suis incapable d'expliquer ce qui se passe. Mais je te propose ça. Je vais... je vais t'embrasser, et si... si toi aussi ça te chamboule et que tu ne comprends rien alors je te propose que on ne se pose pas de questions... que on fasse simplement ce qu'on à envie. Profiter du temps qui nous ai donné, et. Et on avisera ensuite. Et si... si au contraire pour toi ce n'est qu'un baiser froid, où du moins qui ne te chamboules pas et te hante pas comme moi, alors, on va brûler ce sac et tu pourras rentrer au près de ta fille avec l'esprit tranquille. " Tais-toi. Elle parle définitivement trop. Elle se hait un moment. Mais Raison est caché, enfermé, cadenassez, et Impulsivité lui chuchote des doux mots: Tu vis, profites, c'est clair, et tu sauras à quoi t'en tenir. Mon dieu c'est n'importe quoi. Allez, maintenant, embrasses le! Ces lèvres sont contre les siennes, elle ferme les yeux, passes une de ses main dans ces cheveux, une autre sur sa joue, et bien trop vite à son goût elle s'éloigne, tourne le dos et fais comme si de rien n'était. C'est à Malone de parler. Elle a beaucoup trop parler. Et surtout elle doit se remettre de ce cœur qui bat trop vite, de ce nœud qui lui fait mal à s'en tordre le ventre, et elle doit réussir à gérer ce stress. Parce que si Adam est sur la porte de sortie, la porte d'entrée est grande ouverte pour Malone, mais c'est à lui de voir.

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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Mer 9 Nov - 21:03

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Elle peut le prendre pour la personnification d’une indécision légendaire, elle peut le cribler de mots-balles, elle peut lui raconter avec les gestes, à quel point elle le déteste. Exactement, il l’attend, la gifle qu’il mériterait, le reniflement de suffisance, les lèvres crispées. Pourtant rien , rien ne s’abat sur lui. A part la vérité, celle qui fait flipper, celle qui lui faire comprendre, sans équivoque, qu’il est dans un beau merdier. Parce que vérité trouve écho en lui, avant même que l’assaut ne soit donné sur les doutes qui prennent part à la scène qui se déroule sous son regard. Sourcils froncés, lèvres entrouvertes, il a l’air paumé, Malone Wills. Et il faut dire qu’Erlina n’aide pas dans l’entreprise. L’espace de quelques secondes, il visualise la porte par laquelle il est entré, furtives, elles s’égrainent et trop tard, trop tôt probablement, ses lèvres jumelles viennent attraper les siennes, y asséner une accolade enflammée. Les paupières se ferment, délatrices, le cœur renégat s’emballe dans ces cavalcades entrainant des courants d’air à travers toutes ses artères, ils emportent tout, déciment, brûlent tout sur leur passage, maudits courant d’air. Malone Wills est dans de sales draps. Lorsqu’il ouvre à nouveau  les yeux, il pose ses iris sur la brunette qui s’empresse de lui tourner le dos. Qu’est-ce qu’elle a dit, déjà ? Trop perturbé pour se souvenir des syllabes exactes, il galère, il retourne les souvenirs, les passe à tabac. Est-ce que ça le chamboule ? Qu’est-ce que chambouler signifie ? Il cherche les signes, il leur court après, sans succès. Inspiration. Il ne saisit pas tout, tout ce que ce verbe dont il ne connaît pas le sens signifie et peut-être qu’il préfère simplement le déni, renier lui coûte moins d’énergie qu’essayer de donner un sens à « tout ça ». Parce que chercher à qualifier « tout ça » ne lui rapporterait rien de bon, il n’a encore rien fait pourtant, il pense beaucoup aux conséquences qui en résulteraient. Et ce risque là, hein ? Est-ce qu’il serait prêt à l’prendre ? Se lancer dans un semblant de relation, c’est nettement plus dangereux qu’une hypoglycémie. Plus fatal. L’instinct de conservation s’exprime sous la forme d’cette putain de porte vers laquelle il se tourne, peu convaincu. Il esquisse quelques pas. Quelques. Surement parce qu’il comprend bien plus qu’il ne veut le laisser croire. Ou bien le croire lui-même. Ce que signifie le mot chambouler. Chambouler signifie qu’il a les lèvres qui picotent et pas vraiment envie de faire marche arrière. Pas forcément envie d’aller de l’avant, non plus. Chambouler signifie qu’il reste figé, deux minutes pleines. A simplement se contenter du silence et de sa stupidité manifeste. Avant de se reprendre. « Aucun risque que j’ai l’esprit tranquille après ça » -lance—t-il, finalement, un sourire dans la voix et sur les lèvres. Il étire ses joues et il ne se reconnaît pas lorsqu’il attrape l’avant bras de l’irlandaise pour l’obliger à se tourner vers lui. « D’accord, tu as marqué un point » -  voix enrouée, probablement par le désir et « tout ça ». « Pour le moment, disons que je vais essayer, Erlina » - essayer de l’embrasser elle et « tout ça ». De se permettre un interlude, en se soustrayant aux questionnements complexes et aux regards curieux. Lui proposer l’anonymat. « Je ne peux rien te promettre ». Dieu seul sait dans quoi il s’embarque. Il jette un regard à la tasse qu’il a délaissé, au canapé, à la tulipe. Peut-être qu’il peut faire mieux que simplement essayer. Peut-être. « Ton canapé est confortable, ta cafetière, en revanche... » - le café n’est pas aussi buvable qu’elle prétend. Il croit détendre l’atmosphère... qu’il s’est arrangé de tendre. Les lignes sont assez floues. Sa main s’en va, elle se saisit de cette joue qui lui fait face, joue chaude contre sa paume froide. Il en a besoin, au fond. «Je te kidnappe, Erlina Murphy » - la main qui n’a pas quitté l’avant bras de la belle descend jusqu’à sa main qu’elle agrippe. Il l’entraine à sa suite avant qu’elle ne puisse dire non. Il a bien fait d'amener un  casque supplémentaire.
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Ven 11 Nov - 0:09

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Elle ne se reconnait pas, et ça l’énerve, ça la stresse. Elle a toujours suivit ses principes, sa raison... et là... là rien ne va, elle en dit trop, elle couche avec un mec, avec Malone Wills, elle lui propose de... elle ne sait même pas ce qu'elle lui propose. Et elle en profite pour l'embrasser. En adique. Est-ce que c'est ça? Est-ce que c'est de l’addiction? Déjà? Les pensées se suivent et s'entremêlent. Son cœur bat trop fort pour la laisser réfléchir. Mais pas assez pour avoir l'impression qu'une éternité passe. Oui une éternité. Une éternité où elle souhaite juste creuser un trou dans le sol. Creuser un trou disparaître et ne jamais revenir. Les frissons qu'elle a ressentis lors de leur baiser sont toujours présents, et elle essaie encore une fois de comprendre ce qui lui arrive. Elle devrait encore pleurer Adam, elle devrait le prier pour retrouver la raison, pour la reprendre malgré son alliance, même si c'est lui qui a fait la faute. Mais non, rien de tout ça. Non, Erlina à la place elle est là en train d'espérer que Malone va la prendre dans ces bras, qu'il va l'embrasser, lui dire qu'il veut tenter un je ne sais quoi, qu'il veut explorer ce qui les rends si... si désirables l'un pour l'autre, ce qui la rend si... folle de lui? Déjà... quelle horreur. Alors que rien n'est décidé. Rien n'est fait. Et au vu du silence du brun, rien ne se fera. Erlina bizarrement, là de suite, elle a juste envie de prendre le chocolat dans son armoire et de manger tous le chocolat qu'il contient. Tous sans exception, histoire d'oublier Malone, Adam, et tous ces mecs pour qui elle s’amourache trop vite. S'amourache? D'Adam oui. Malone rien n'est décidé. Alors pas de mot. Pas de question. Plus rien d'ailleurs. Surtout quand il esquisse quelques pas. Il s'en va. A nouveau comme quand il s'est extrait des draps une semaine plus tôt, Erlina est déçue. Plus que jamais. « Aucun risque que j’ai l’esprit tranquille après ça » Elle ne se retourne pas, trop surprise. Quoi? Après quoi leur baiser? Le fait qu'il parte. Une main sur son bras l'oblige à se retourner et elle se retrouve face à cet homme qui la chamboule bien trop. Elle cherche dans ses yeux une réponse. Qu'est-ce qu'il passe? Elle déteste ça. Cette impression, ce sentiment qu'elle ne contrôle plus rien. Sa vie est réglée de A à Z, ou presque, et Malone, il vient foutre le E après le R, et le J avant le B. Oui le bordel. Il vient se foutre en priorité dans la vie de la fleuriste, alors qu'elle même elle le désire pas. Pas consciemment. " Je te promet rien non plus, seulement... seulement de l’honnêteté. Et de la sincérité. C'est tout ce que je peux te garantir Malone" Parce qu'elle veut qu'il comprenne, qu'il comprenne que si jamais ça s’avère être top, pour lui, pour elle, ou plus assez, il faut qu'ils se le disent. Parce qu'elle sort à peine d'une relation, et qu’elle ne veut pas souffrir encore. Et de la sincérité elle lui en offre à gogo en lui disant ces mots. Peut-être trop d'ailleurs. Un sourire vient se porter sur ces lèvres, enfin, quand il essaie de faire de l'humour en critiquant son café. Elle va pour répondre qu'elle l'aime bien son café, elle. Qu'elle en est même folle de son café, et Jackson aussi il l'aime bien! Et puis Théa aussi! Et pas mal de monde en fait. Mais une main froide vient se poser sur sa joue, un courant électrique passe entre les deux peaux, et Erlina ne peut s’empêcher de fermer les yeux. Pauvre idiote. "Je te kidnappe Erlina Murphy" Elle s'agrippe à sa main, à tout juste le temps de fermer sa boutique après avoir pris au vol sa veste et son sac, elle le suit dehors, sans prétention, sans émettre la moindre objection. Jamais. Et il l'amène devant sa moto. Bordel. Elle n’est jamais montée sur une moto. Ca jamais été son truc, elle est bien sa voiture à elle. Oui elle l'aime bien, c'est moins dangereux, lui semble-t-elle. Elle hésite un instant en voyant sa voiture juste à côté. Foutu hasard. Il y a le sac noir à l'intérieur. Qu'est-ce qu'elle est censée faire. Elle n'est sait foutrement rien. " Wills, je suis jamais montée sur une moto.» Autrement dit, elle est en train de se pisser dessus. Aucune idée du pourquoi du comment, mais ça lui a jamais inspirée une grande confiance ces engins. Sincérité hein? Et si Malone il était là justement pour qu'elle se batte, pour qu'elle arrête d'être ce robot qui ne pense qu'aux risques et aux conséquences? Qui vit, mais à de rares occasions. Elle finit par soupirer rassemblant son courage. Elle Lâche- à regret- la main de son amant, si elle peut l’appeler comme ça. L'irlandaise se dirige vers sa voiture, pose son sac à l'intérieur, près du grand sac noir. Elle fait quoi? Elle le prend? Elle ne le prend pas? Oui? Non? Elle décide de le sortir de le montrer à Malone d'un doigt l'air de lui demander, je prends? Oui choisis. Elle a déjà trop choisis, trop parler. Enfin elle claque la portière et se dirige vers Malone qui lui enfile son casque. Proximité dangereuse, désirée. Erlina monte derrière Malone, la boule au ventre, elle se colle contre lui, les bras autour de sa taille, et lui dit, dans l'oreille. " Où est ce que tu me kidnappes Malone Wills?"

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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Sam 12 Nov - 20:29

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Lakewood, ce n’est ni New York, ni El paso, ni un coin Dieu sait où.
Pourtant, Malone connaît cette ville comme sa poche.
Les endroits délaissés, les ruelles sombres, les  bâtiments et les histoires dont ils sont gorgés. Il a passé des journées, des nuits d’insomnie à en découvrir tous les moindres recoins, les plus éculés réussissant à attirer sa sympathie. « Je vais laisser ça au hasard » - il sent ses mains s’accrocher à sa veste, sa chaleur traverser les couches de vêtements pour l’atteindre et parcourir son corps, sans qu’il ne proteste. Même s’il devrait, question sécurité, lui expliquer  qu’elle prendrait moins de risque à s’accrocher aux anses prévues à cet effet, situées à l’arrière du véhicule plutôt qu’à lui, il n’en fait rien. Il démarre, quitte ce décor là pour un autre dont il n’a pas encore déterminé la semblance. C’est ce qui arrive à se laisser emporter par une impulsion, celle d’un moment qui paraît adéquat. Se laisser débaucher par le possible, abandonnant l’idée du probable, l’oubliant dans ce tourbillon flou, qui vend tellement de rêve. Les maisons le deviennent, petit à petit, floues. Elles disparaissent au profit d’une ligne interminable de bitume qui se faufile, droit devant, serpente comme un reptile qui fuit à mesure que les mètres se retrouvent avalés par les roues, l’engin qui avance. Pas de sac noir, pour aujourd’hui, songe-t-il. Il essaye de se concentrer sur la route, délaissée par les voitures. Les rues alentours ne sont ni celles de New York, ni celles d’El Paso, ni celles d’un coin Dieu sait où. Autrement dit, pas surpeuplées, inspirant plutôt une certaine quiété. D’ailleurs, à cette époque de l’année, le soleil au rendez-vous ne tape pas fort. Le froid est supportable et , merde, il l’est davantage avec une Erlina agglutinée à lui, derrière. Il a ce sourire, toujours squattant ses lèvres, caché par le casque. Seuls ses yeux apparaissent à travers la protection transparente en plexiglas. Ce sont eux, yeux, qui observent, soupçonnent, inspectent la ligne qui se poursuit. Les arbres apparaissent, les surfaces naturelles, défraichies. Puis, petit à petit, l’air devient lourd, il se charge en humidité. Ils pourraient s’arrêter au lac, poser les pieds au parc, se perdre un peu au milieu de toutes la végétation qui y règne impunément. Ils pourraient , simplement, quitter la ville, comme deux jeunes insouciants, emportés par des envies de liberté fermes. Aller chasser la plus grande pelote du monde, les champs de maïs, les communautés amish. Découvrir – le faire à deux, plus intéressant, plus poignant – le monde et tout ce qu’il a à leur offrir. Il se dit, peut-être l’espace de quelques secondes – que ça lui plairait de s’évader, de manière indéterminée et quelque peu définitive. Alors il roule, encore une dizaine de minutes et finit par immobiliser la Harley & Davidsons à quelques mètres d’un champ d’maïs. Mais ce n’est pas le champ, l’important. Pas la route qui le borde. Pas même le ciel bleu ou les oiseaux qui chantent. NON. Il attend qu’Erlina descende et  il en fait de même. Le brun retire son casque, le pose sur le guidon et tend la main pour récupérer celui de la brunette qui l’accompagne. « J’ai un truc à te montrer » - il fait un mouvement de tête, désigne la direction nord. L’invite par ce biais à lui emboîter le pas. « Adolescent, j’avais l’habitude de déserter l’domicile parental lorsque je me sentais...je sais pas, un peu étouffé » - et il débute , il raconte ce qu’il n’a pas raconté à beaucoup de monde. « Il y avait le vieux Patson » - il rit à l’évocation de ce bougre qui a quitté ce monde bien trop tôt, de son avis. « La première fois que j’avais osé poser les pieds sur sa propriété, il m’avait accueilli avec un fusil Beretta, me promettant que si j’esquissais un pas d’plus, il n’hésiterait pas à m’en foutre une entre les deux yeux » - c’était pas une menace, même si ça y ressemblait, à l’époque. « Bon, ce soir là, j’avais l’impression de n’avoir nulle part où aller et je crois que Patson l’avait remarqué ». Ils avancent et une vieille bicoque victorienne se dresse petit à petit dans leur champ de vision. « Il est mort il y a  moins d’une semaine, j’ai été le premier surpris à découvrir qu’il m’avait mis sur son testament ». Il fait le deuil de tant de choses, il renie tant de choses aussi. « Je ne t’ai pas appelé parce que tu as vingt cinq ans et que Patson est mort...la vie est courte, pas besoin de s’embourber » dans une relation ?  
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Jeu 17 Nov - 14:14

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La ville défile sous ses yeux. Et la sensation qu’elle ne contrôle rien se fait pressentir encore. Elle pose sa tête sur le dos de Malone, et un sourire vient illuminer son visage. Son cœur bat trop fort dans sa poitrine, mais elle commence à s’y habituer. Oui. Elle commence même à apprécier cette sensation, alors qu’elle ne l’a comprend pas. Qu’elle ne veut pas la comprendre. Pas pour l’instant. Comme elle apprécie de sentir le vent sur ces jambes quand le reste de son corps est à l’abri derrière la carrure imposante de Malone. Elle finit par fermer les yeux. Pour mieux sentir, l’air qui se charge, pour mieux sentir le corps de Malon sous ses mains. Pour sentir avec les autres sens que la vue. Pour se plonger dans un autre monde, un monde de bien-être. Un monde où elle ne se pose pas autant de question. Un monde où Malone et elle … font ce qu’ils veulent, ensemble ? Oui ensemble. Pas de questions, pas de complications. C’est ce qu’elle lui à proposer. Elle ouvre à nouveau les yeux,  les arbres se font plus nombreux, les champs aussi. La curiosité de l’irlandaise touche son comble. Où l’amène-t-il ? Loin ? Loin des gens ? Loin de la vie ? Loin de Lakewood ? Elle  connait cette route parce qu’elle l’emprunte au moins deux fois par mois mais elle ne sait pas ce qu’il y a entre Lakewood et sa destination interdite. Sans plus de questions le bolide s’arrête, elle descend la première et regarde autour d’elle, surprise. Elle secoue la tête pour faire sortir de sa tête le fait qu’elle connait la route. Elle tend son casque à Malone, et il lui annonce qu’il a un truc à lui montrer. Surprise. En sont-ils déjà là ? A se montrer des choses ? Et puis quoi comme chose ? Sans aucun doute Malone est mystérieux, parce qu’il l’était déjà quand elle avait 14 ans, qu’il l’était encore une semaine auparavant, et qu’il l’est définitivement aujourd’hui. Déroutant, mystérieux, Malone. Elle le suit, silencieusement. Elle l’écoute, silencieusement. Elle observe le moindre pas, le moindre mouvement de Wills. Le changement d’intonation et le choix des mots. Elle comprend que si elle a dû se battre, Malone aussi. Un sourire tendre vient se poser sur son visage quand il évoqua le fusil. Apparemment il n’avait pas mis sa menace à exécution puisque Malone racontait l’histoire. Un sourire qui s’efface lorsque elle comprend les mots de Malone. Elle s’avance vers la vielle maison et pose une main sur l’un des murs. Elle écoute la dernière phrase de Malone, c’est donc ça ? L’âge. Elle ne dit rien. Se contente d’hocher la tête. Elle fait le tour de la maison, ces talons s’enfoncent dans le sol et elle sait sans aucun doute qu’ils seront à jeter. Mais elle s’en fout.  La maison n’est pas en bon état, du moins elle aurait bien besoin d’un coup de pinceau mais elle en impose. Elle en impose du respect, parce que en la regardant on a l’impression que la maison est plus sage, plus vivante que n’importe qui. Elle aussi s’est battue. Son propriétaire surement aussi. Erlina arrête enfin de marcher, de réfléchir aussi. Et se pose face à Malone plantant ces yeux dans les siens. Elle a deux choses à dire. «  J’ai vingt-cinq ans, oui. Un arbre à des racines aussi, et les livres ont des pages, et ta moto à des rétroviseurs,  tu à une fille, une histoire, et moi aussi. Chacun en as. L’âge ne veut rien dire. Parce que l’âge... c’est dans la tête, tu peux très bien avoir cinquante ans et vivre comme un débauché de 17 ans, et tu peux très bien avoir 25 ans, mais plus dans ta tête, parce que la vie t’a obligé à grandir. » Elle finit sur un sourire. Sincère. Elle lui a promis de l’honnêteté, en voilà, en masse. et puis comme ça..voilà un point qu'elle avait mis au clair.«  Je suis désolé pour Patson, ça ne doit pas changer de ce que les autres te disent... mais je le suis vraiment. C’est fou comme la vie peut parfois nous offrir des personnes qui deviennent essentielles et nous les arracher ensuite...  C’est ta maison maintenant ? Ou bien il t’a légué le Beretta ? » Dans tous les cas c’est un beau geste. Qui prouve à quel point Malone était important pour lui. Et vice versa à en voir comment Malone en parle. Toujours devant Malone elle se tourne pour être dos à lui. Pourtant si proche, si elle reculait d’un pas, elle se retrouverait dans ces bras. Mais elle ne le fait pas elle attendra que ce soit lui qui vienne vers elle. « Cette maison est si… reposante. Je resterais toute la journée à simplement la regarder. » Elle est à peu près sure que personne ne penserait la même chose. Mais pourtant cette maison lui inspire confiance, lui inspire de la tranquillité. Elle ferme les yeux. Respire l’air autour d’elle. Encore et encore. Et maintenant ? Est-ce que c’est à elle de se confier ? Est-ce que c’est à elle de dire quelque chose ? Surement. Mais quoi ? Elle n’en sait rien. « Parles moi de lui» Ca sort un peu de nulle part. Mais ça comble le silence. Et surtout ça l’intéresse. De savoir, de comprendre. Elle ne se tourne toujours pas vers lui, Erlina lui tourne toujours le dos et se contente d’ouvrir les yeux sur la vieille maison. Malone l’intimide. Elle a beau être trop franche avec lui, il l’intimide parce qu’elle n’a pas envie qu’il parte. Qu’il change d’avis. « Deux fois par mois, j’emprunte cette route. Si tu continues sur quelque kilomètre tu tomberas sur une petite ville, plus petite que Lakewood. Si tu tournes à droite en arrivant dans la ville et que tu continues sur exactement deux cent mètres, tu te retrouveras face à une grande maison beige. Une imposante maison. A l’intérieur il y a un homme qui s’appelle Michael Murphy, avec sa femme et deux enfants. » Son père. Son traître « Deux fois par mois sa fille aînée qu’il à abandonner passe une heure devant sa maison et elle repart pour prendre soin de la famille qu’il à laisser tomber. » Ca aussi c’est sortie tout seul. Ce n’était pas prévu. Pas de suite. Pas maintenant. Elle baisse la tête. Malone vient de perdre quelqu’un et elle parle de ça. « Désolé. La maison doit être trop reposante ! »

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Il se contente d’écouter.
Ses paroles, les petits bruits lorsqu'elle se déplace.
Et ce sourire qui illumine tout, pulvérise, fait des percées à travers les nuages entourant l’coeur, Malone ne peut qu’observer quelques secondes de silence pour le contempler pleinement, ne pas en perdre une seule miette. Il attrape sa main et l’entraine, il pousse la porte branlante qui hurle sur leur passage. Il faudra qu’il pense à huiler les gonds, dès qu’il reviendra. Le parquet craque sous leurs pas, règne à l’intérieur une odeur de vieux bois et de ces pots pourris que les viocs adorent. Il croit d’ailleurs en avoir vu çà et là, la dernière fois qu’il est venu y jeter un coup d’oeil. Son sourire s’agrandit lorsqu’il désigne ce qui se trouve derrière lui, au dessus de la cheminée, le fameux Beretta orne le mur. « Apparemment, j’ai hérité des deux ». Il n’a jamais eu besoin d’apprendre à tirer, jusqu’à ce que Patson en fasse tout un plat et lui donne ses premières leçons. Il y avait son oncle Ron, à l’époque, qui le soutenait aussi. C’est d’ailleurs de ce dernier qu’il a appris qu’il ne fallait pas avoir honte d’avoir des sentiments. Patson, lui,  a davantage été un mentor. Celui qui lui a inculqué la persévérance, l’acharnement, l’art de se battre avec sagesse et pas de cette manière impulsive qu’il appréciait tant. Il lâche la main qu’il tenait, baisse le regard sur ses pieds, il resitue tout ce qu’elle lui a dit. C’est vrai que les arbres ont des racines et que les livres ont des pages. S’il est un arbre, il a besoin de racines et si une histoire doit être racontée, mieux vaut qu’elle soit immortalisée sur les pages d’un livre. Sa moto a un rétroviseur, d’un seul coup d’pied, elle n’en aurait plus. Il relève la tête et se met alors à regarder le plafond, où un lustre à pampilles jure complètement avec la décoration rustique. Il ricane...Patson. « Tu sais, pour ton père » - il se pince les lèvres et essaye de se souvenir comment peser les mots, comment amener les paroles pour qu’elles ne soient ni brusques, ni mal interprétées. C’est vrai, que la vie offre des personnes qui deviennent essentielles pour les arracher ensuite. Liesel, il lui dédie une pensée, à cet instant où, il se sent si serein en compagnie d’Erlina. Il secoue la tête. « Maintenant, lorsque tu emprunteras cette route, tu pourras venir passer une heure, dans cette maison-ci » - Wills esquisse un mouvement de la tête, la fixe de ses billes noisettes. L’air de lui dire qu’il est là et que cette maison reposante est là aussi. « Qu’il aille se faire foutre » - ajoute-il, pris de cette envie d’emprunter cette route lui-même, de continuer sur quelques kilomètres , de tourner à droite et de se planter face à cette putain de maison beige. Il a toujours son briquet et son bidon d’essence. S’il ne brûle pas de sac noir, il se peut qu’il décide de s’en prendre à tous les lâches, à ces connards qui décident d’avoir des enfants et qui sont si incapables de les assumer, lorsqu’ils deviennent absolus, concrets. La rage se distille, le père en lui est furieux et c’est peut-être surtout l’amant qui réagit, protecteur. Seulement, la tristesse et le manque, ce sont eux qui s’expriment à la suite, revenant à la charge. Comme pour rappeler à son souvenir que la colère finit toujours par passer. Qu’un deuil ne peut se faire que s’il y a acceptation de ce qui paraît définitif. Il soupire. « Non, non...Erlina, j’ai perdu suffisamment de personnes pour avoir su en tirer quelques leçons. Celle qui revient souvent c’est qu’il ne faut pas qu’ils partent et qu’ils te laissent avec des regrets. Si tu veux lui parler, vas-y » - du regard, il insiste, ses yeux lui disent tout ce qu’il n’est pas encore capable de formuler à voix haute. Les « je serais là, pour te soutenir », « tu peux compter sur moi », « je t’y emmènerais, à cette maison beige à la con, je t’attendrais devant si tu veux ». Parce que dans ce salon suranné, dans cette maison « reposante », dans cet espace, à ses côtés, il se sent mieux. Et il veut préserver ça. Parce que , bordel de merde, il se peut qu’une partie de lui veuille s’embourber. Lorsque les jeux de regards deviennent trop intenses pour lui, il ne peut s’empêcher de changer de sujet. «  Qu’est-ce que je peux faire d’une maison aussi grande, on se croirait tout droit sortis d’Autant en emporte le vent , sans les colonnes , bien sûr» .  
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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Dim 4 Déc - 16:26

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Elle sourit. Les deux. Les souvenirs du passé, et ceux à construire. Il a hérité de tout. Du passé, et de l’avenir. En pensant à l’avenir, elle regarde sa petite main dans la main du grand sauvage. Elle observe autour d’elle, et se dit qu’elle pourrait s’imaginer un futur. Elle secoue la tête discrètement. Hors de question de penser à ça. Hors de question. Elle a couché avec lui une fois. Et ils se sont embrassés, une fois. Rien de plus. Pas de question, pas de promesse. Rien. Juste l’instant présent. Elle tourne la tête vers lui, et son cœur bat plus fort encore qu’à l’origine. Elle se délecte de son rire, tout en se demandant franchement ce qui lui arrive. A lui de rire. A elle d’être là, d’avoir fermé sa boutique, d’avoir couché avec lui, d’aimer être là. Rien n’a de sens. Et pourtant elle a l’impression d’être à sa place. Foutu impression. Foutu sentiments de bien-être. Foutu temps, foutu présent.  Elle l’entend parler de son père et elle se retourne pour voir ce qu’il va bien pouvoir lui dire. Elle n’attendait pas forcement une réponse. Les mots se sont échappés de son cœur avant qu’elle puisse s’en rendre compte. Un sourire vient se poser sur son visage alors qu’il lui propose de passer par cette maison la prochaine fois. « Je ne voudrais pas être accueillie à coup de Beretta. » Mesquine, et ravie de ses jeux, comme si elle pouvait changer de sujet. Et puis des mots plus bruts sortent de la bouche du beau brun. Des mots brutes, mais au fond elle les a toujours pensés. Du moins depuis qu’elle a vu ce traitre avec une grande blonde et avec deux enfants parfaitement heureux. Depuis qu’elle a vu se sourire qu’il ne lui réservait qu’à elle et qu’il offrait désormais à ses enfants. Traitre. Qu’il aille se faire foutre ce con. La première fois qu’elle s’autorise à lui dire. Trop gentille, trop douce. Elle se demande un instant ce que Malone lui trouve. Lui qui a l’air si libre, si confiant et si… si différent d’elle petite fleur pleines de barrière et de peur. Il pourrait trouver quelqu’un d’autre aussi charmant que lui. Aussi sauvage et libre. « Je lui ai envoyé une lettre en Janvier. Mais... je ne veux pas lui parler. Il nous a assez fait souffrir. Ma mère recommence tout juste à sourire. Et ma sœur… n’a jamais eu de père. Je dois être là pour elle et lui parler de m’aideras pas.» Seconde maman. C’est ce qu’elle est. Elle lance un petit sourire timide et elle sait exactement de quoi elle a l’air. Parce que tous les matins elle la voit cette jeune femme fragile qui sourit à la vie autant qu’elle peut. Mais elle plonge ses yeux dans ceux de Malone essayant de déchiffrer toutes les étincelles que ces yeux bruns contiennent. Elle se rapproche d’un pas, toujours en le fixant du regard, regards qui deviennent intense. Passionnels aussi peut-être parce qu’elle sent tout son corps commencent à brûler. Une boule de sensation dans le bas de son ventre qui s’étend dans tout son corps. Les pensées s’embrouillent comme elles se sont embrouillées une semaine auparavant devant la porte de son immeuble. Et puis il se détourne et la chaleur redescend. Elle est déçue. Parce que cette chaleur la fait se sentir en vie. En vie, plus que jamais. Et en même temps elle aime l’entendre, elle aime être avec lui ici et elle aime l’entendre se confier, se questionner avec elle à ses côtés.  « Créer des  souvenirs, un avenir pour ta fille, c’est une vrai maison familiale. Elle a peut-être besoin d’un coup de peinture et de deux trois plantes par ci par-là mais c’est une maison qui serait agréable à vivre. A moins que tu vives déjà dans une autre maison et non un appartement bien entendu. J’adorerais vivre dans une maison comme ça, elle à un esprit à part entière. Après tu peux toujours la vendre, ou la louer. Ou alors tu prêtes la maison à ta fille pour qu’elle fasse ses soirées ici ! » Il allait la prendre pour une folle. Une folle qui ne peut pas se détacher des plantes. Et qui a des idées folles. Parce que bien entendu sa dernière proposition est une blague. Elle le sait bien, elle-même n’aurait jamais laissé Lois avoir une maison comme ça pour faire la fête. C’était une idée absurde, mais surtout une idée pour détendre cette tension, cette tension passionnelle et pour lui faire l’effet d’une douche froide. « Je rigoles bien entendu » Besoin de le préciser. Elle se rapproche de la belle cheminée avant de se tourner à nouveau vers son amant, « Tu me fais visiter ?»

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MessageSujet: Re: what can i say, it's complicated (erlina/malone)   Dim 11 Déc - 23:00

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Les propositions fusent et le sourire s’élargit.
Quand le notaire l’a appelé, il y a quelques jours, il se trouvait chez lui, debout à essayer d’accrocher un cadre dans l’entrée. A la demande de Lily, de qui d’autre sinon. Pour « égayer » la maison, parce que d’après elle, c’est trop vide, trop masculin. Autrement dit ( et ce qu’il faut comprendre) pas assez décoré à son goût. Malone essaye simplement de se sentir chez lui. Parce qu’il aime Lakewood et les souvenirs qui y prennent toujours forme. A chaque fois qu’il traverse la rue, il y a des moments éphémères ectoplasmiques de lui et de Liesel, avec quinze ans de moins. Fous amoureux et pleins de vie. Il y a des moments de Patson et de lui , partout dans ce salon aussi. Partout dans cette maison. Partout sur cette propriété qui a vu certains jours d’été les plus longs , les plus chauds, les plus harassants se finir en nuits fraiches et en bières, en longues discussions. Et peut-être qu’il veut en créer d’autres, des souvenirs. D’ailleurs, il en a déjà un : Erlina Murphy et lui, debout face au Beretta.« Je vis dans une maison, une baraque que j’ai acheté à prix raisonnable et dans laquelle je me sens...locataire » - ça, c’est la vérité. Si ça se raconte dans « ça va, je m’y sens bien », la vérité est ailleurs, à bavarder avec les mensonges qu’on se lance au quotidien. Cette maison est agréable à vivre, ça, il le sait. Il le sait comme elle sait et que tout le monde sait que les livres ont des pages et les arbres des racines. Il se pince les lèvres, il aimerait prendre les choses avec légèreté, oublier la gravité qui flanque ses jours depuis qu’il est devenu plus responsable. Et oublier la douleur de la perte. Il ricane et se tourne, dos à la porte qui mène au couloir. «Tu veux que je te fasse visiter ? » - il la fixe de ses iris et se demande à quoi bon ? A quoi bon vouloir creuser la distance, à quoi bon vouloir laisser les fantômes du passé hanter le présent, le rendre invraisemblable et amer ? « J’ai peur que tu veuilles foutre des plantes partout , partout et je crois que la maison n’a pas besoin d’être transformée en serre » - parce qu’il y en a une, à l’arrière, communiquant avec la bâtisse. « Avant de te montrer la chambre du proprio, j’ai un autre truc à te montrer et qui risquerait de plaire à la fleuriste que tu es ». Il se rapproche , attrape sa main et l’emmène à nouveau à la découverte d’un espace qui devient, plus les minutes passent, un peu plus le leur. Qu’ils s’en rendent compte ou non. S’il s’installait dans cette maison là, Lily serait la première à rouspéter. Comprenez « trop de moustiques », « trop de plantes », « trop loin de ses copines ». Des raisons futiles, expliquées sous le ton légitimé. Celui d’une adolescente qui n’accorde pas les mêmes importances aux mêmes choses qu’à son vieux con de père. « Tadam ! » lance-t-il, écartant les bras, il est incapable de nommer un seul des végétaux présents. Il connaît la dénomination commune : fleur, plante, végétal. Et c’est à peu près tout. « Alors, d’accord, il y en a certains qui sont vraiment très mal en point » - ce n’est pas seulement le manque d’eau. Le manque de Patson, peut-être ? « Tu sais que j’étais sérieux, tout à l’heure, à propos de toi, venant ici ? ». Pour s’occuper , pas seulement des plantes, de l’âme de cette maison comme elle s’occupe  de la sienne, sans s’en rendre compte.
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