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 [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)

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MessageSujet: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Mar 1 Nov - 19:03

feelings aren't enough

nina ; aaron

« Mademoiselle Harper, ici l'agence d'adoption. Vous nous avez contactés il y'a quelques mois afin de pouvoir accueillir un enfant chez vous. Nous avons peut-être quelque chose pour vous, veuillez nous retéléphoner lorsque vous aurez reçu ce message. Bonne journée. » Ces phrases résonnaient dans ma tête depuis maintenant près d’une semaine. Cela faisait aussi près d’une semaine que j’évitais Nina, celle qui partageait ma vie depuis maintenant quelques mois. A l’écoute de ce message, je m’étais énormément renfermé sur moi-même. Passant mon temps à y penser. Cette annonce était la seule chose qui me passait par la tête, je n’arrivais pas à la sortir de mon esprit. Même lorsque je travaillais, mon esprit se perdait à l’idée de me dire que Nina souhaitait avoir un enfant, adopter un enfant. Plusieurs raisons étaient la cause de mon départ, de mon silence. Tout d’abord, je n’étais en aucun cas près d’être père. J’aimais faire les choses par étape, de façon carrée. L’étape d’avoir un enfant n’était pas envisageable pour le moment. De plus, dans un couple, l’idée d’avoir un enfant se discute à deux. J’étais persuadé que Nina était la femme de ma vie. Oui, je ne pouvais pas le nier. Elle était pour tout la femme qui me correspondait à la perfection. J’aimais tout chez elle. Seulement, cette annonce m’avait fait prendre conscience que ces sentiments n’étaient peut-être pas réciproque. Si ceux-ci l’étaient, elle aurait alors souhaitée avoir un enfant avec moi, même s’il s’agissait d’un enfant à adopter. Elle m’aurait donc mis au courant, ce qui me semblait logique. J’avais donc passée cette semaine là, qui m’avait semblé être une éternité afin de réfléchir à cette situation, à nous deux. Bien sûr, Nina n’était pas encore au courant du pourquoi j’avais pu être aussi distant la concernant. Une fois une décision prise je trouvais qu’il fallait donc que je lui en parle, mais, surtout que je lui donne et qu’elle me donne des explications. Car, bien qu’il fallait que j’explique ce que je m’apprétais à lui annoncer, je souhaitais malgré tout comprendre pourquoi elle avait fait cette demande, et surtout sans m’en parler.

Après une longue journée de travail au lycée de Lakewood, j’avais décidé d’appeler Nina, lui donner rendez-vous afin de discuter. Malheureusement, celle-ci n’avait pas répondu. Je lui avais alors laissé un message lui demandant de m’appeler. Une fois rentré chez moi, j’avais passé cette fin de journée à attendre. Attendre une réponse de celle-ci. Seulement, aucune nouvelle de sa part. J’avais alors tenté de faire passer le temps, je m’occupais comme je pouvais, gardant mon portable précieusement à mes côtés, espérant une réponse. Alors que je cuisinais le repas, mon portable se mit enfin à sonner. Je ressentais alors que j’avais une boule au ventre à l’idée que ce soit elle. Mais non, ce n’était toujours pas Nina. Il s’agissait de ma soeur qui m’informait qu’elle et notre frère n’allait pas passer la soirée à la maison. En plus de n’avoir aucune réponse de Nina, j’allais devoir rester seul chez moi. Je pris alors la décision de me rendre chez elle après dîner.
Nous étions encore officiellement ensemble malgré cette semaine ou je n’avais donné aucun signe de vie. Je pouvais donc encore me rendre chez elle sans que cela puisse sembler si bizarre.

Il était vingt-deux heures lorsque je me gara près de chez elle. J’avais laissé le temps passer, espérant recevoir une réponse. Mais, rien. je pris alors une profonde inspiration avant de descendre de la voiture. Je savais que ce moment n’allait pas être des plus agréables, pour elle comme pour moi. Je me dirigeais alors vers l’entrée de chez elle. J’avais cependant remarqué assez rapidement que sa voiture ne se trouvait pas dans l’allée, mais aussi qu’aucune lumière n’était allumé. Je mis alors ma main dans ma poche afin d’y récupérer des clés soignesement placé à cet endroit. Il s’agissait du double de chez Nina. Bien qu’elle ait refusée ma proposition de vivre avec moi, nous avions tous les deux le double des clés de l’autre. Cela facilitait beaucoup de choses. Une fois rentré chez elle, je m’étais dirigé vers le salon, comme à mon habitude. Je pris quelques magasines qui ne trouvaient sur la table basse puis m’installa sur le canapé. J’espérais bien sûr qu’elle ne mette pas trop de temps à rentrer, car, cela me m’était plutôt mal à l’aise d’être chez elle après cette semaine. Je pris alors mon portable afin de lui envoyer un nouveau message.  Celui-ci lui indiquait que j’étais chez elle à l’attendre et qu’il ne fallait pas quelle qu’inquiète de trouver les lumières allumées.
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Dernière édition par Aaron Millstone le Mar 1 Nov - 22:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Mar 1 Nov - 19:41

- AARON & NINA
"On dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer..."
Sept heures du matin, on rentre après une longue soirée. Neuf heures du matin, on s’endort, après avoir parlé, pleuré et encore bu un dernier verre. Le réveil va faire mal, je le sais, je le sens. Dix-sept heures, voilà une journée de perdue à dormir. Je me lève, mon crâne me fait mal. J’ai envie de passer le restant de ma journée dans l’obscurité, à ne rien faire, j’ai envie d’attendre que ça passe. Que cette foutue gueule de bois s’en aille. Quelle idée de boire. En plus à cause de nos mecs, qui sont de gros crétins. Du moins, c’est ce qu’on s’est sur le moment mais une fois sobre, on en pense tout le contraire. Comme prévu, la brunette avec qui j’ai fait la fiesta va me déposer chez moi pour que je me change avant de prendre mon courage à deux mains et que j’aille chez Aaron, que je lui parle et que j’affronte mes peurs. Il doit être environ vingt heures heures dépassée de quinze minutes lorsqu’on démarre. Il est tard, assez tard. J’ai peur. Mon cœur cogne, des palpitations, la peur que ça se termine. La peur de perdre le seul homme avec qui j’ai eu une véritable histoire d’amour, le seul homme que j’ai aimé au bout de me lancer à l’aveugle. Je descends de la voiture après avoir dit à mon amie que je ne vais pas tarder. Le temps de rentrer, prendre une douche, me pomponner et m’habiller. Me faire jolie parce que là, j’ai une tête de zombie. Et en plus, je porte les vêtements de la veille, ça n’arrange rien. On voit clairement que j’ai découché, que je n’étais pas chez moi, ni hier, ni cette nuit ni même aujourd’hui. Je regrette qu’on ai finit par sortir, qu’on se soit laissées aller à coup de vodka et j’en passe. Le comportement d’une adolescente tout d’un coup, je me rend compte que j’ai foiré pas mal de trucs et je m’en veux. Sortie de la voiture, je m’avance vers la maison, remarquant que les lumières sont allumées. Je ne sais pas si c’est un oublie de ma part ou si je suis entrain de me faire cambrioler. Le pire c’est que je n’ai rien pour me défendre en cas d’agresser et surtout, que j’ai un téléphone déchargé dans mon sac. Face à la porte je me demande si j’entre ou si je fais le chemin en arrière. Je finis par ouvrir la porte. Et, à ma grande surprise, je tombe sur Aaron qui m’attends dans le salon. Je ne m’y attendais pas. Il avait peut-être appelé ou envoyé des messages. Et, avec mon téléphone à plat, pas moyen de me joindre. La cruche. Un milliard d’émotion me passe par la tête. Je ne saurais dire si j’ai envie de rire, de pleurer, de le prendre dans mes bras, je crier qu’il est revenu. Je me stoppe net, une dizaine de seconde. "Aaron?" Comme cette impression de voir un fantôme. Je fais demi-tour, ne fut-ce que pour aller prévenir Erlina qu’elle peut rentrer chez elle, qu’Aaron est de retour à la maison. Et je refais de nouveau le chemin jusque chez moi. Prenant bien soin de fermer la porte une fois rentrée. Je suis prise d’une envie de me cogner la tête contre le mur. Je ne sais pas si j’ai plus honte de m’être fait des films ou de rentrer après une nuit de beuverie. Je dirais que j’ai plus honte de la soirée parce que je ne sais même pas ce qu’il est venu me dire. Il va probablement rompre avec moi. Et pourtant, tout ce à quoi je pense c’est prendre un bain. Un bon bain bien chaud, je me sentirais tellement mieux après. Toujours dos à la porte, je le regarde, assis dans le divan.  "Qu’est ce que tu fais là ?" J’enlève ma veste que je pends au porte-mentaux et je dépose mon sac sur le sol. Je me sens conne, vraiment très conne. J’ai envie de lui dire de patienter deux minutes le temps que je me change. Mais ça ne le fera pas. Bon, en soit, ma tenue n’a rien de choquant, je porte juste un jean, une paire de chaussure à talons et un tshirt c’est plus ma tête qui doit me trahir. Je ne saurais pas trop dire si je dois m’inquiéter ou pas. Et en même temps, je suis tellement surprise de le voir que je ne sais pas trop comment réagir. Et puis, je prend conscience de la question que je lui ai posé. "Enfin, non… T’es aussi chez toi ici. Mais je suis surprise de te voir, je pensais ne plus jamais avoir de tes nouvelles…" Comme ça c’est dit. Pas avec délicatesse mais c’est dit !

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Mar 1 Nov - 22:35

feelings aren't enough

nina ; aaron

Plus je voyais les minutes, les heures défiler, plus l’envie de rentrer chez moi se faisait ressentir. Non pas que j’avais le courage d’affronter Nina. Au contraire, je me sentais prêt à cela. Mais, je ne souhaitais pas attendre sans avoir la certitude qu’elle ne vienne. J’avais tenté à de nombreuses reprises de la rappeler. A chaque fois, un échec, je tombais directement sur sa messagerie. Je repris alors mon portable et commença à écrire un message. « Je suis passé chez toi, mais, puisque tu n’étais pas décidé à rentrer… » et voilà qu’à ce moment-là j’entendis une voiture passer devant sa maison. Ce que j’entendis surtout, c’est que celle-ci s’était arrêté. J’avais alors l’espoir que ce soit elle, qu’elle soit rentrée. Et voilà que la seconde d’après, elle était là, à ouvrir la porte. Cela faisait qu’une semaine que je ne l’avais pas vu, pourtant, j’avais l’impression que cela avait été bien plus long. Oui, elle m’avait manqué, c’est certain. Mon corps s’était balancé vers l’avant, j’allais me lever. Jusqu’au moment où je vis l’état dans lequel elle se trouvait. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle n’était pas sortie seulement pour manger entre copines. Non, je voyais qu’elle avait bu, bien bu. Je jeta instinctivement le regard sur ma montre. Bien sûr, je ne pouvais rien dire à cela. Elle était responsable, elle savait ce qu’elle faisait, du moins, c’était ce que je me disais. « Aaron? » Je pouvais sentir qu’elle était surprise de me voir, de me revoir, ce qui était normal. Ce n’était pas dans mes habitudes de ne plus donner signe de vie. Certes, cela n’avait durée qu’une semaine. Pourtant, cela avait été suffisant pour qu’elle soit surprise, pour qu’elle me manque. Je la regardais, examinait chacun de ses gestes. Elle était belle. Belle malgré ce visage fatigué, peu maquillé par une soirée bien arrosée. Il ne fallait cependant pas que j’oublie pourquoi j’étais venu. Je ne voulais pas être comme tous ces garçons qui l’avait abandonnés, comme elle me le disait souvent. Elle en avait peur. Je savais que mes choix pourraient la faire souffrir. Mais, malgré mes sentiments, ma décision était prise. « Qu’est ce que tu fais là ? » Rien de bien surprenant comme question, je l’attendais à vrai dire. Je me leva alors de mon siège, déposant les magasines sur la table qui se trouvait devant moi, avant de m’avancer vers elle. « Enfin, non… T’es aussi chez toi ici. Mais je suis surprise de te voir, je pensais ne plus jamais avoir de tes nouvelles… » Malheureusement, je ne pouvais plus me sentir dans cet endroit comme chez moi. Je me surprenais moi-même à ressentir cela d’une façon aussi rapide. Mais, l’annonce faite, celle qu’elle voulait adopter, sans même m’en avoir parlé avait crée une sorte de blocage que je ne pouvais retirer de mes pensées, que je ne pouvais controler. « Je sais, excuses moi… » répondis-je en prenant un ton assez calme. Mon regard était froid, mon attitude distante. J’étais en colère. Beaucoup de choses me mettait en colère. Son arrivée si tardive, pendant que moi, je m’inquiétais pour elle, qu’elle ne réponde pas à mes appels, l’état dans lequel elle était, mais surtout, son idée d’adoption. Pourtant, m’énerver contre elle n’était pas mon but. Je n’étais pas là pour m’énerver, pour crier, pour que l’on s’engueule comme on savait si bien le faire. Je suis une personne avec un fort caractère, très impulsif. Mais, il est vrai qu’à ce moment-là, je m’étonnais pas mal. « Je pense qu’il faut qu’on parle Nina. J’imagine que ce n’est pas le bon moment. Je repasserais si tu préfères. » ajoutais-je d’un ton légèrement sec. Oui, j’étais venu pour discuter, et je la retrouvais là, en face de moi, avec de l’alcool dans le sang. Bien qu’une certaine distance nous séparait, je pouvais sentir l’odeur de l’alcool lorsqu’elle soufflait. Non, c’était loin d’être le bon moment pour avoir une discussion sérieuse, pour que je lui dise ce que j’avais sur le coeur. « J’espère au moins que la prochaine fois tu sauras répondre aux appels. » dis-je d’un ton bien plus sec que ce que j’avais pu utilisé avant. Je m’étais inquiété pour elle, avec qu’en réalité elle était sortie s’amuser, faire la fête. Je me rendais alors compte que mes doutes étaient peut-être vrais. Les sentiments que je ressentais pour elle, la façon dont je la voyais, tout cela n’était donc pas réciproque. Alors que moi j’avais passé la semaine à penser à elle, à réfléchir à nous deux, elle, elle avait préférée sortir, s’amuser, boire.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Mar 1 Nov - 23:10

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"On dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer..."
C’était définitivement une situation étrange. Alors qu’il n’avait pas donné signe de vie depuis une semaine, Aaron se trouvait chez moi, dans mon divan, à m’attendre. Et je sentais déjà que ça allait mal finir. Je savais très bien qu’on allait se prendre la tête et qu’il finirait par partir alors que moi je resterai, là, seule, à pleurer. Dans le noir. Dans mon coin. La tristesse des prises de bec lorsqu’on est en couple. Je lui avait dit que je pensais ne plus jamais le revoir, ce qui était vrai. Quand on ne donne pas de signe de vie ainsi, durant une bonne semaine, c’est rarement bon signe. Je ne savais même pas, si, au final, j’étais célibataire ou si nous étions ensemble. Et surtout, où cela allait nous mener. Et comment ça allait finir. En réalité, je ne savais pas grand-chose. "Je sais, excuses moi…" C’était facile ça. Je savais pas trop si j’avais envie de lui pardonner quoi que ce soit, surtout ne sachant pas grand-chose de la situation. J’avais encore été abandonnée, sans qu’on m’en donne les raisons. Il savait à quel point j’avais peur de l’abandon, de me retrouver seule. Et il m’avait quand même abandonné en quelque sorte. Et j’avais envie de lui faire comprendre que ça me rendait triste. Mais en même temps, j’étais heureuse de le revoir. Je ne savais pas trop sur quel pied danser. Bien que ma gueule de bois étant encore présente, j’étais suffisamment lucide pour comprendre ce qui se passait autour de moi. Je sentais qu’il était froid, qu’il était distant. Et je savais très bien ce qu’il aurait à me dire, il ne fallait pas être voyante pour prédire la grosse discussion que nous devions avoir. "Je pense qu’il faut qu’on parle Nina. J’imagine que ce n’est pas le bon moment. Je repasserais si tu préfères." Bingo. Je ne savais même pas pourquoi nous en étions arrivés là. Qu’est ce qui était à l’origine de ce manque de nouvelles, de cet éloignement si soudain ? On doit parler. Sérieusement. Tout le monde aurait pu le dire au vu de la situation. "J’espère au moins que la prochaine fois tu sauras répondre aux appels." Il avait employé un ton sec. Encore plus sec qu’il ne l’avait fait précédemment. Je ne savais pas réellement qui devait le plus en vouloir à l’autre sachant que j’avais pas la moindre petite idée de ce qu’il avait à me reprocher. Bon sang, est-ce qu’il me le dirait au moins ? Je n’avais pas l’intention de le laisser rentrer chez lui tout de suite. Il voulait avoir cette discussion ? Nous allions l’avoir cette discussion. Maintenant je savais que j’étais coincée. Face à lui, je croisais alors les bras. "Non, c’est bon. Maintenant que tu es là, reste ! Je n’avais plus de batterie et de toute façon, je ne voyais pas l’intérêt de tenter de rallumer mon téléphone vu que les cent dernières fois où j’ai essayé de t’appeler, tu n’as pas daigné répondre à mes coups de fil." Moi aussi j’avais des trucs à dire et des reproches à faire. Si son ton se voulait sec, le mien l’était également. Je n’étais pas rancunière mais pour le coup j’avais que je n’avais pas réellement envie de sauter de joie. Drama queen, le retour. "Donnes moi cinq petites minutes, le temps d'aller me changer. Après on parlera." De toute façon je sentais parfaitement la rupture venir. Quand on dit à quelqu’un qu’il faut parler, ce n’est jamais bon. Je savais déjà que j’allais rejoindre le banc des célibataires, composé de Erlina jusqu’à présent. Je filais dans la salle de bain, espérant qu’à mon retour, il n’aurait pas bougé du salon. Je passais un coup de peigne dans mes cheveux, je brossais mes dents et retirais, à l’aide d’une lingette le surplus de maquillage qu’il restait. Je troquais alors mes vêtements contre un vieux tshirt bien trop grand pour moi. Je prendrais ma douche plus tard mais au moins, je ne sentais plus la vodka. Les cinq minutes que j’avais passé dans la salle de bain ne m’avait pas juste servis à retirer le make up et tenter de me refaire une beauté, j’avais évidemment finit par verser quelques larmes, encore. Ça dépassait mes compétences d’accepter de me faire larguer. J’avais finit par tenter d’effacer cette rougeur au niveau des yeux qui aurait pu me trahir et puis, je prenais mon courage à deux mains pour repartir affronter mon futur-ex petit ami dans le salon. Je devais le faire de toute façon. Je soupirais avant de sortir de la salle de bain et donc, de rejoindre le salon. "Je vais t’épargner les grands discours, je sais ce qui va arriver. Seulement, je ne sais pas pourquoi ça arrive. Qu’est ce que j’ai pu te faire pour que tu m’ignores totalement avant de débarquer ici pour parler ?" J’avais, bien évidemment, pris la peine de mimer le ‘’pour parler’’ avec les légendaires guillemets. J’avais bien finit par comprendre qu’il était pas venu juste pour mettre les points sur les i. J’avais me faire larguer, ça se sentait à des kilomètres. Il allait m’abandonner, encore une fois et il n’y avait rien que je puisse faire pour empêcher la collision.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Jeu 3 Nov - 12:39

feelings aren't enough

nina ; aaron

En la voyant ainsi, je me doutais bien que mes actions de cette semaine y étaient pour quelque chose. Depuis je connaissais Nina, elle avait toujours été une femme douce, calme, et posée. Bien sûr, elle savait s’amuser, mais, elle savait avant tout se contenir. Je pouvais voir ici que, ce n’était pas l’affaire que d’une seule cuite. Qu’elle n’était pas seulement sortie ce soir-là de façon exceptionnelle. Oui, je la connaissais assez bien. Mais, pour une fois, je ne me sentais pas totalement coupable. Je savais que pour le moment, elle n’avait pas compris ma réaction. Je savais aussi que j’aurais dû lui en parler directement, le jour où ce message avait été reçu. Seulement, en apprenant cette nouvelle, j’avais besoin d’un temps à moi pour être seul, pour réfléchir sans qu’elle ne me donne de justifications, d’excuses. Si cela ne tenait qu’à moi, cela aurait duré bien plus qu’une semaine. Mais, je lui devais moi aussi des explications, et, la connaissant, une semaine avait été bien trop long, bien suffisant. « Non, c’est bon. Maintenant que tu es là, reste ! Je n’avais plus de batterie et de toute façon, je ne voyais pas l’intérêt de tenter de rallumer mon téléphone vu que les cent dernières fois où j’ai essayé de t’appeler, tu n’as pas daigné répondre à mes coups de fil. » Un silence s’était installé. J’avais alors baissé le regard, je fuyais le sien, car oui, j’avais quelque peu honte. Elle avait tentée de me joindre, sans aucune réponse de ma part. Je n’étais alors pas en droit de lui reprocher d’avoir fait la même chose ce soir. « Donnes moi cinq petites minutes, le temps d'aller me changer. Après on parlera. » Mon regard se posa alors de nouveau sur elle. Je lui fis alors un signe de la tête en guise de oui. J’allais bien évidemment rester. J’étais d’ailleurs plutôt heureux, si l’on pouvait dire cela ainsi qu’elle m’ait demandé de rester. Je me sentais prêt ce soir à vivre cette discussion. Moins sûr de l’être un autre jour. Je la regardais alors se diriger vers la salle de bain. Je m’étais alors dirigé vers la cuisine afin de me servir un verre d’eau. Non pas que j’avais soif. En réalité, c’est parce que je ne savais pas quoi faire d’autre. J’avais pour habitude de me sentir dans cette maison comme chez moi. Mais, cette fois-ci, tout était différent. J’allais rompre avec Nina, avec la fille que j’aimais. Je ne pouvais alors pas me sentir à ma place, à l’aise ici. Je pris alors le verre avec moi avant de retourner dans le salon. Nina ne s’était pas fait attendre, elle était revenue quelques minutes après, changée. Je pouvais remarquer qu’elle avait pleurée. Lorsque cela arrivait, comme après une dispute par exemple, elle tentait souvent de le masquer. Bien sûr, j’étais très attentif à ce genre de détail qui ne passait jamais inaperçu avec moi. Elle savait pourquoi j’étais là, je le savais à présent, et cela me brisait le coeur. « Je vais t’épargner les grands discours, je sais ce qui va arriver. Seulement, je ne sais pas pourquoi ça arrive. Qu’est ce que j’ai pu te faire pour que tu m’ignores totalement avant de débarquer ici pour parler ? » Je n’avais pas eu le temps de dire un mot qu’elle prit la parole. Elle m’avait donc confirmée qu’elle avait bien compris ce qui se passait, sans même que je ne puisse l’expliquer. Mais bien évidemment, il fallait qu’elle comprenne pourquoi, et après tout, c’était pour cela que j’étais là ce soir. « Ecoutes Nina, je suis réellement désolé de t’avoir délaissé cette semaine, mais, j’avais besoin d’être seul et de réfléchir. Certes, j’aurais pu te prévenir, te dire que j’avais besoin de prendre mes distances, mais tu aurais souhaité en connaître la cause et sincèrement, j’avais pas envie d’en parler. » J’étais sincère dans ce que je disais, sincère dans mes excuses. J’avais l’impression de répéter un texte que je m’étais de nombreuses fois préparé à dire. Ce soir, à la différence de lorsque j’y pensais, c’était que bien sûr, elle se trouvait en face de moi, et, l’avoir devant moi changeait tout. J’étais bien moins sûr de mes paroles, de mes choix. Seulement, je ne pouvais revenir en arrière. Ma décision était belle et bien prise. « Tu te souviens la dernière fois que je suis venu ? Je suis parti précipitamment prétextant devoir partir à cause du boulot. Là, je t’ai menti. Tu sais que je n’aime pas faire ça, mais sérieusement, je n’étais pas prêt à parler de cet appel que tu avais reçu. » je pris alors une pause, pour réfléchir à comment j’allais lui annoncer cela sans m’énerver. Car, oui, rien que d’y penser je sentais la colère monter en moi. « Je ne veux plus continuer dans une relation avec une fille que j’aime, certes, mais qui ne me donne pas ce que je veux avoir. J’ai essayé de tout faire pour toi Nina, j’ai été très patient, je t’ai montré et prouvé tellement de fois que je n’étais pas comme les autres, que tu pouvais me faire confiance. Et j’apprends quoi ? Tu souhaites adopter ? Une relation c’est à deux. Là, tu as avancée toute seule et je ne compte pas t’attendre éternellement. Tu trouves ça sincèrement normal de souhaiter adopter un enfant, putain un enfant Nina, sans m’en parler ? » malheureusement, j’avais de plus en plus de mal à me contenir. Je me retourna alors afin de poser le verre qui se trouvait encore dans ma main afin de ne pas le casser. Je sentais la pression que je mettais sur celui-ci devenir de plus en plus forte, car, cela m’était déjà arrivé de casser un verre rien qu’en le serrant. Je ne pensais d’ailleurs pas cela possible avant. Je me tourna alors de nouveau vers la jeune femme. J’étais en colère, et bien que je tentais de le cacher, j’étais persuadé qu’elle le ressentait. Je pris alors une longue inspiration, tentant de me calmer. Cela me rendait fou, de me dire que la femme que j’aimais ne voyait en réalité pas son avenir avec moi. Puisque si c’était le cas,  c’est avec moi qu’elle aurait souhaité adopté, et non pas sans moi. « De toute façon, ça n’aurait jamais marché entre nous deux. Tu as tellement peur qu’on t’abandonne que tu ne vivais pas cette relation pleinement, tu préfères te protéger, plutôt que de te dévoiler. Moi j’ai besoin d’une femme qui m’aime et qui me le montre Nina. Et apparemment je me trompais sur toi, tu n’es pas cette femme là. » Mes paroles étaient dur, difficile à attendre, peut-être, mais, à cet instant là, je pensais chaque mot qui sortait de ma bouche. Je savais que ce n’était pas la colère qui parlait à ma place, loin de là.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Jeu 3 Nov - 14:17

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"On dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer..."
J’étais prête à parler. Pas réellement à me faire larguer mais c’est le genre de trucs auxquels on est jamais réellement prêt. Et sa réponse ne se fit pas attendre. Je savais déjà une grosse partie de ce qu’il allait me dire parce qu’on avait perpétuellement la même dispute. Et c’est vrai que c’était peut-être mieux d’y mettre un terme. Parce qu’on souffrait tout les deux. "Ecoutes Nina, je suis réellement désolé de t’avoir délaissé cette semaine, mais, j’avais besoin d’être seul et de réfléchir. Certes, j’aurais pu te prévenir, te dire que j’avais besoin de prendre mes distances, mais tu aurais souhaité en connaître la cause et sincèrement, j’avais pas envie d’en parler." Mais encore ? C’est beau de me dire quelque chose que je sais déjà mais ce serait encore mieux de m’exposer les faits dont je ne suis pas déjà au courant. Je sais déjà comment cette discussion va se terminer, ça va monter en énervement, en pression, on va se hurler dessus, il va partir en claquant la porte et moi je vais pleurer toute la nuit en regardant la télé et en me disant que ma vie craint et que sortir avec quelqu’un, c’est pas une bonne idée. J’attendais donc la suite, sans bouger, toujours debout dans le salon. Face à lui, les bras croisés. "Tu te souviens la dernière fois que je suis venu ? Je suis parti précipitamment prétextant devoir partir à cause du boulot. Là, je t’ai menti. Tu sais que je n’aime pas faire ça, mais sérieusement, je n’étais pas prêt à parler de cet appel que tu avais reçu." Oh bah bien sûr que je m’en rappelle, c’est le jour où il m’a abandonné alors qu’il avait dit qu’il ne le ferait jamais. Et je savais que cet appel avait quelque chose à voir avec ça mais je pensais juste que je m’étais fait des films en réalité et qu’il ne l’avait pas entendu. Mais plus les jours avaient passé plus je m’étais dit que c’était mal parti. "Je ne veux plus continuer dans une relation avec une fille que j’aime, certes, mais qui ne me donne pas ce que je veux avoir. J’ai essayé de tout faire pour toi Nina, j’ai été très patient, je t’ai montré et prouvé tellement de fois que je n’étais pas comme les autres, que tu pouvais me faire confiance. Et j’apprends quoi ? Tu souhaites adopter ? Une relation c’est à deux. Là, tu as avancée toute seule et je ne compte pas t’attendre éternellement. Tu trouves ça sincèrement normal de souhaiter adopter un enfant, putain un enfant Nina, sans m’en parler ?" Et voilà donc l’étape une : celle des reproches. Je m’ouvre pas assez, j’fais tout de mon côté bla bla bla. Évidemment, il n’essaie pas de comprendre. Clairement, ça me fait mal au cœur, j’aurais dû lui dire qu’avant même de le connaître j’avais fait une demande à l’agence d’adoption. Tout le monde connaît la lenteur de ce système. Mais il ne voulait pas essayer de comprendre. J’avais mal au cœur, j’avais envie de pleurer mais je tentais de rester forte. Et tout le monde sait que quand je pleure pas, je m’énerve. "De toute façon, ça n’aurait jamais marché entre nous deux. Tu as tellement peur qu’on t’abandonne que tu ne vivais pas cette relation pleinement, tu préfères te protéger, plutôt que de te dévoiler. Moi j’ai besoin d’une femme qui m’aime et qui me le montre Nina. Et apparemment je me trompais sur toi, tu n’es pas cette femme là." J’avais chaud, mon estomac se retournait. J’étais mal, je me sentais mal. Je venais d’en prendre plein la face. Je passais pour une égoïste alors que tout ce que j’avais voulu faire, c’était me protéger. Protéger mon cœur qui avait déjà été émietté des milliards de fois. C’était la raison pour laquelle je ne m’ouvrais pas aux mecs qui avait partagés ma vie, les considérants justes de passage et ça avait clairement été ça. Parce que peu importe la situation, je finissais toujours seule. À mon tour de parler. "T’as fini là ? Je peux parler ou tu vas encore m’inonder de reproches ?" Je soupirais, visiblement énervée et agacée par la situation, il fallait le dire, il avait réussi à me faire énerver. Seulement je tentais quand même de ne pas m’énerver tout de suite. Parce que j’aime pas quand on se prend la tête, c’est ça le problème. J’aime pas quand on se gueule dessus, quand on se fait des reproches. Peut-être parce que je l’aime plus que je n’ai jamais aimé personne ? J’en sais foutrement rien. "Tu vois, la raison pour laquelle je m’ouvre pas à toi c’est parce qu’au final t’es comme les autres. La preuve, tu m’as abandonnée sans même avoir les couilles de me dire ce qui n’allait pas. Tu me dis constamment que je me fais des films, que tout le monde ne veut pas forcément m’abandonner. Et bien tu sais quoi ? Au final, c’est toi qui te fait des films. J’arrive même pas à y croire." Me voilà donc entrain de joindre les mains et de regarder au ciel. Non je ne prie pas, je tente de canaliser mon énervement pour pas attraper le premier truc qui me passerait sous la main et l’envoyer valser dans un mur. Oui, j’ai envie de pleurer. Non je ne le ferais pas. Mon ton se veut légèrement énervé mais sans trop l’être non plus, disons que j’arrive encore à canaliser mais ça devrait pas tarder, ça va péter. Probablement. Et puis, je tentais de me résonner en me disant que lui expliquer c’était peut-être déjà une bonne chose. Et si il ne voulait pas comprendre, tant pis. "Si tu avais pris la peine de me le demander je t’aurais dit que ça n’avait rien à voir avec toi. J’ai fait la demande d’adoption bien avant que tu rentres dans ma vie. Et une fois que t’as été là, je l’ai carrément oublié cette foutue demande. Mais évidemment tu tires des conclusions hâtives. Parce que si j’avais voulu adopter alors qu’on était ensemble, j’aurais pris la peine de t’en parler avant." Je ne vois même pas pourquoi j’étais entrain de me justifier. Il pense que je ne l’aime plus. Qu’il le pense seulement. C’est pas vrai, même pas à un demi pourcent. Au contraire. On parle des filles, on dit qu’elles sont hystériques. Mais est-ce qu’on prend la peine de parler des mecs  qui ne font rien pour comprendre la raison de notre hystérie ? Non, bien sur que non. "Je sais même pas pourquoi je me justifie au final." Je lui tournais le dos d’un coup et je posais ma main sur mon front. Comment on avait pu en arriver là ? Même moi je ne comprenais pas. D’accord, j’avais de très sérieux problèmes relationnels, mais quand même. Lui donner le double des clés c’était déjà un énorme pas en avant à mes yeux. On était ensemble que depuis sept mois. Sept putain de mois. C’est rien du tout dans une relation. La plupart des couples ne parlent même pas d’emménager à ce stade d’une relation. C’est des foutaises. "Tu vois, là tu sais tout." Je me retournais de nouveau, de manière à me retrouver face à lui. "Alors d’accord, si tu penses que je suis pas la femme parfaite pour toi, c’est bon, j’accepte ta décision. Parce que j’ai même pas envie de te courir après, pas parce que je t’aime pas mais parce que ça ne changera rien. Tu me dis que je ne te montre pas que je t’aime mais tu m’en laisse pas le temps non plus, toujours à me faire des reproches et à me dire que je n m’ouvre pas assez. Au final, ça n’en vaut pas la peine vu que tu t’en vas. Alors vas t’en si c’est ce que tu veux. De toute manière, on a toujours la même dispute alors t'as raison, on ferait peut-être mieux de s'arrêter là." L’énervement était un peu redescendu une fois que j’avais dis tout ce que j’avais à dire. J’employais de nouveau un ton normal, tentant de cacher les sanglots. J’avais envie de pleurer mais je savais très bien que ce n’était pas ce qui le ferait rester. J’avais déjà essayé et ça ne marchait pas.

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"Oui je sais ce que c’est d’avoir la sensation de ne pas exister jusqu’à ce qu’il te regarde, qu’il te touche la main, qu’il se moque de toi. Le but c’est que les autres voient que tu es avec lui... tu es à lui..."
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Ven 4 Nov - 21:47

feelings aren't enough

nina ; aaron

Je ne comprenais jamais comment les gens pouvaient dire ce que je ressentais à ce moment précis. Mon coeur ne voulait en aucun cas la quitter et pourtant, ma raison me poussait à agir ainsi. Je l’aimais, bien plus que je ne pouvais l’imaginer. Et, je m’en étais bien rendu compte lors de cette petite semaine de séparation. Cependant, j’étais en colère. En colère qu’elle m’ait cachée des choses, en colère de me dire que ces sentiments que je ressentais n’était pas réciproque. Souvent lorsque je décrivais Nina comme la femme de ma vie, on me dit « mais tu trouves pas que c’est trop tôt pour penser ça ? » eh bien, non, ce n’était pas trop tôt, j’en étais persuadé. Dès lors que je l’avais rencontré, je savais qu’elle était différente, que c’était elle que je voulais et pas une autre. Seulement, cela ne pouvait pas garantir qu’elle ressente les mêmes choses. « T’as fini là ? Je peux parler ou tu vas encore m’inonder de reproches ? » Nina savait à quel point je n’aimais pas ce genre d’attitude. Je la trouvais tellement insolente lorsqu’elle palait de la sorte. Mais, pour une fois, je préférais me taire. Dans d’autres situation, cela m’aurait énervé et je l’aurais montré. Ce soir-là, je devais la laisser parler, se justifier, j’étais après tout là pour cela aussi. Je préférais alors contenir ma colère. « Tu vois, la raison pour laquelle je m’ouvre pas à toi c’est parce qu’au final t’es comme les autres. La preuve, tu m’as abandonnée sans même avoir les couilles de me dire ce qui n’allait pas. Tu me dis constamment que je me fais des films, que tout le monde ne veut pas forcément m’abandonner. Et bien tu sais quoi ? Au final, c’est toi qui te fait des films. J’arrive même pas à y croire. » En écoutant ceci, mon visage était passé d’un visage en colère, puis très surpris, puis de nouveau en colère. Pour une fois, celui-ci montrait bien ce que je ressentais. Oui, ce qu’elle venait de me dire me surprenait énormément, mais, cela me décevait aussi. J’étais déçu qu’elle pense cela de moi. Non, je ne l’abandonnais pas, alors oui, certes je la quittais, ce qui était une forme d’abandon, et en plus de cela, oui, je n’avais pas donné de signe de vie pendant une semaine. Néanmoins, j’étais là, devant elle, j’étais revenu pour clarifier la situation, pour respecter les sentiments que j’avais pour elle, respecter mes promesses, mais aussi respecter notre relation. « Si tu avais pris la peine de me le demander je t’aurais dit que ça n’avait rien à voir avec toi. J’ai fait la demande d’adoption bien avant que tu rentres dans ma vie. Et une fois que t’as été là, je l’ai carrément oublié cette foutue demande. Mais évidemment tu tires des conclusions hâtives. Parce que si j’avais voulu adopter alors qu’on était ensemble, j’aurais pris la peine de t’en parler avant. » D’accord, là, je me sentais légèrement bête. Mais, ce qui avait acutellement le don de m’énerver, c’est que j’avais l’impression qu’elle remettait la faute sur moi. Elle était celle qui avait fait cette demande, celle qui ne m’en avait pas parlée car elle avait soit disant oublié. Je n’étais en aucun cas fautif dans cette histoire. Certes, j’avais mis une semaine avant de venir m’expliquer avec elle sur le sujet. Mais, il fallait malgré tout qu’elle comprenne le choc que j’avais pu avoir en recevant ce message. « Je sais même pas pourquoi je me justifie au final. » Je la regardais alors, elle était à présent dos à moi. Oui, l’envie de la prendre dans mes bras était difficile à contenir. Mais, la colère était malgré tout bien au dessous de tout sentiment d’amour, de compassion que je pouvais avoir. « Alors d’accord, si tu penses que je suis pas la femme parfaite pour toi, c’est bon, j’accepte ta décision. Parce que j’ai même pas envie de te courir après, pas parce que je t’aime pas mais parce que ça ne changera rien. Tu me dis que je ne te montre pas que je t’aime mais tu m’en laisse pas le temps non plus, toujours à me faire des reproches et à me dire que je n m’ouvre pas assez. Au final, ça n’en vaut pas la peine vu que tu t’en vas. Alors vas t’en si c’est ce que tu veux. De toute manière, on a toujours la même dispute alors t'as raison, on ferait peut-être mieux de s'arrêter là. » J’étais encore une fois déçu. Déçu qu’elle ne se batte pas pour nous, pour notre relation. Je me rendais compte qu’elle n’avait jamais apperçu tous les efforts que j’avais pu faire pour elle. Bien sûr, j’avais ceux qu’elle faisait aussi. Elle s’était quelque peu ouverte à moi, avait fait des choses qu’elle n’aurait sûrement pas fait avec d’autres. Et, j’acceptais ces petites choses, ce minimum, pourtant, j’avais besoin de bien plus. Malheureusement, elle, je n’avais pas l’impression qu’elle se rendait compte de ce que j’avais pu faire. Elle pensait sûrement ce soir-là que je la quittais comme ça, sans réflexion. Pourtant, j’y avais bien réfléchi, et, la cause n’était pas que cet appel. En réalité, c’était un tout. A force d’avoir trop attendu, trop donné, j’ai fini par vouloir plus, attendre plus d’elle. Seulement, elle n’était pas prête à m’offrir cela, et, elle me le prouvait en n’essayant pas de me faire changer d’avis. « Je crois qu’on a plus rien à se dire. » ajoutais-je de façon très détaché. Oui, je n’avais rien d’autre à dire. A quoi bon argumenter pendant des heures si de toute façon le résultat fini par être le même. Je la quittais, et, elle l’acceptait. Je récupéra alors ma veste, qui se trouvait dans l’entrée, je pris mes clés de votiure dans mes mains, commençant à jouer quelque peu avec. Je n’aimais pas ce genre de moment, mais, je ne pouvais plus reculer. « Je viendrais te déposer les affaires que j’ai de toi chez moi. » dis-je sans lacher mes clés du regard. J’espérais secrètement qu’elle me demande de ne pas faire cela, qu’elle me demande de ne pas la quitter. Oui, c’était surtout la fierté qui parlait et agissait à ma place. Je pouvais essayer d’arranger les choses, peut-être, mais, j’étais bien trop fier pour faire ce pas là vers elle alors que j’en attendais tellement d’elle.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] feelings aren't enough (nina)   Jeu 10 Nov - 17:35

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"On dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer..."
Voilà, non seulement mes espoirs de fonder une famille était mort mais je venais en plus de perdre l'homme que j'aimais. C'était décidément une mauvaise semaine, une très mauvaise semaine. J'étais dégoutée, déçue, j'avais envie de pleurer, de le retirer mais ça changerait rien. Je ne savais même pas ce qui allait se passer. Est-ce qu'il allait partir, est-ce qu'on allait s'engueuler? J'étais perdue, le flou, le néant total. Et puis, les mots que je redoutais tant étaient arrivés. "Je crois qu’on a plus rien à se dire." Et effectivement, en fin de compte, on avait plus rien à se dire. "Je viendrais te déposer les affaires que j’ai de toi chez moi." Et c'était tout. Oui, c'était tout. Je pense que même en faisant des mains, des pieds, en hurlant, ça ne changerait rien. Aaron avait pris sa décision et il allait s'y tenir. Et je pourrais dire n'importe quoi, c'était foutu. C'était horrible, ça faisait mal, c'était la fin. J'aurais aimé le prendre dans mes bras et l'empêcher de partir. Mais tout au fond, je savais que ça ne servirait à rien. J'avais appris à le connaître. Il ne changerait pas d'avis, il avait peut-être besoin de partir, c'était peut-être la meilleure chose à faire, pour lui, pour nous. Enfin, nous, lui de son côté, moi du mien. Seul l'avenir nous dira si le "nous" que nous formions encore il y'a peu, à sa place ici. Je réfléchissais à ce que je pouvais lui dire. Autant faire court et efficace. Il réflechirait peut-être. "Je respecte ta décision de partir mais je voulais juste clarifier une chose, ne doute jamais du faire que je t'ai aimé. Et surtout, je te souhaite le meilleur, peu importe ce qui arrive." Que pouvais-je ajouter? Tel un choc, j'avais rien d'autre à dire. Et il a finit par partir. Sans se retourner. C'était fini, vraiment fini.

Fin du rp.

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