AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 summertime sadness (armand)

Aller en bas 
AuteurMessage
Eliott Levinski
- burlington lovers -
Eliott Levinski

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 34
pseudo (name) : CITIZEN ✝WAR.
multinicks : non.
faceclaim : chalamet (szopiabuda).
summertime sadness (armand) Tumblr_inline_phc25mGeFp1qhd4mm_250
studies/job : Le goût du sucre dans la bouche et les mains pleines de farine, c'est un jeune pâtissier des plus doués.
heart situation : célibataire, le cœur entaché d'un ancien amour dont il n'est jamais vraiment parvenu à se défaire.
personal thoughts : Troisième enfant d'une fratrie de quatre, il n'a que des soeurs (+) Fait parti d'une famille juive dont il respecte les traditions, parle hébreu mais ne croit pas en dieu (+) Atteint de crises d'épilepsie depuis son enfance. Son traitement aide à les éloigner (+) Parti pendant trois ans faire ses études en France, il vient de revenir (+) Bisexuel, il assume pleinement ses choix désormais (+) Coulrophobe, il a une peur bleue des clowns (+) Fan de cinéma en tout genre (+) Vit en colocation avec quatre autres personnes.

- armand (ancien amant)
- pippa (affection & culpabilité)
- june (meilleure amie)
- vanessa (collègue de travail)
- la coloc avec le quatuor :
summer, june, priam & spencer



summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptyMar 15 Jan - 23:48




summertime sadness (armand & eliott)


Voilà quelques semaines désormais qu'Eliott était rentré à Burlington, dans sa ville d'origine. Un retour aux sources des plus agréables après avoir passé près de trois ans loin de chez lui. Parti pour ses études, la capitale française lui avait offert de nouvelles perspectives, une vision de la vie décuplée au delà de ce qu'il aurait pu imaginer. L'esprit ampli de délicieux souvenirs parisiens, le fraîchement diplômé avait pourtant décidé de retrouver les siens, bien plus ancré dans le Vermont qu'il l'aurait cru. Un lien indéfectible dont il ne pouvait nier l'évidence. Malgré une profonde affection pour la ville des amoureux, Eliott avait fini par avoir le mal du pays. Une sensation horrible au fond de ses entrailles, ayant alors poussé le jeune homme à quitter le vieux continent, direction la maison. Et quelle ne fut pas la fanfare que dû subir le pâtissier lors de sa réapparition. Un défilé d'embrassades, d'enjouement et d'enthousiasme chez les Levinski, heureux de retrouver le seul garçon de la fratrie. Un débordement de joie que pour une fois le garçon apprécia à sa juste valeur. Mais passé ses retrouvailles hautes en couleur, Eliott chercha à retrouver un calme plus adéquate à son caractère, une discrétion à laquelle il tenait énormément. Pour des raisons qui lui étaient propre, le voyageur avait cherché à éviter un maximum la demeure familiale, n'étant pas encore préparé à reposer les yeux sur les véritables origines de son départ pour Paris. Un mal dont il s'était convaincu d'être guéri.

Alors qu'il pensait pouvoir trouver un semblant de tranquillité le weekend arrivant, il dût se résoudre une fois de plus à passer outre, invité avec le reste de la famille et une bonne partie de la ville à fêter les quarante ans de mariage du couple Lockwood. Un anniversaire conséquent organisé dans la grande salle des fêtes de Burlington et pour lequel un traiteur de choix ainsi que la meilleure pâtisserie  des lieux - dont Eliott était employé – avaient été choisi. Ce fut donc en tant que convive et artisan de l'organisation du buffet qu'il fit son entrée, accompagné du reste de la tribu. Vêtu élégamment pour l'occasion, sa mère l'ayant gentiment obligé à le faire, le yiddish embrassa nombre des habitants du coin ravis de revoir sa frimousse avant de laisser son regard errer de par et d'autre de la pièce. Fronçant légèrement les sourcils, ne prêtant aucunement attention aux traits tirés de son visage, l'aînée de ses sœurs, Abigael, chercha immédiatement à le rassurer par un coup d'épaule complice. « T'en fais pas voyons, je suis sûr que tes desserts vont tout déchirer », balança-t-elle fièrement, un sourire chaleureux illuminant sa face. Passant la main dans ses cheveux comme il avait coutume de le faire, Eliott lui répondit par un rictus plus discret mais sincère. Peut-être qu'Abi avait raison après tout. Peut-être que ce qu'il ressentait au fond de lui était tout simplement du stress vis à vis de son travail. Ou alors était-ce un sentiment honteusement plus  profond, plus intime ? Quoiqu'il en soit, Eliott se gifla mentalement pour chasser de son esprit toutes pensées contraignantes. Il se fondit dans la masse, discutant avec nostalgie, saluant le couple star de la soirée et évoquant avec d'autres sa vie à Paris. Des banalités apaisantes qui durent pourtant prendre fin tandis que le garçon rejoignait la table qui lui avait été assignée. Afin de répartir aux mieux les invités, une liste avait été faite, disposant alors sur chaque tablée des papiers nominatifs. Nonchalamment, le garçon fit le tour de la sienne. Il releva le nom de chacun des Levinski, celui du couple propriétaire de la brasserie du centre et enfin.. oh non merde. « Vous vous foutez de moi.. », laissa-t-il alors échapper à haute voix comme s'il s'adressait à l'existence elle-même. Sur le petit bout de carton suivant était inscrit un nom qu'il ne connaissait que trop bien. Un nom à la résonance douloureuse. Tomlinson. Si la vie lui faisait un blague, il n'adhérait nullement à son sens de l'humour. Pris d'une sorte de panique intérieure, Eliott chercha aussitôt à s'éloigner. Un pas en arrière, il fit demi-tour mais se heurta à la vision d'envergure de celui qu'il avait cherché à éviter depuis son retour. Surpris et désarmé l'espace d'une seconde, il n'y laissa pourtant rien paraître. Trois ans étaient peut-être passées, cependant il n'avait pas changé, pas le moindre du monde. Toujours aussi beau. Toujours aussi charismatique. L'air se fit alors rare dans ses poumons. Il étaient l'un face à l'autre au milieu de tout ce brouhaha. Il voulut parler, émettre un son, rien n'y fait. Il avait été pris de court. Par chance, ou malchance, Poppy, la deuxième aînée de la bande s’immisça entre eux, un air jovial dans son attitude. « Ah le cher voisin ! Ça fait plaisir de te voir. Et tu as vu qui est enfin rentré ? Notre petit frenchy ! », le prit-elle à partie en désignant son frère, toute heureuse. Le montré du doigt se retint de ne pas lever les yeux au ciel avant de se ressaisir et faire comme si de rien était. Ne rien laisser paraître était la clef. Arborant un sourire de circonstance,  bien trop forcé pour semblait sincère, le yiddish tendit sa main vers son ancien amant. « Armand. Ça fait longtemps ». Sa bouche souriait mais ses yeux luisaient d'une toute autre émotion. « En plus Eli à participer à la conception du buffet des dessers, ya' de quoi être fier tu ne trouves pas Armand ? ». Un autre invité l'interpella plus loin. « Ah navrez messieurs, je suis tellement demandée ». Et la voilà déjà repartie, laissant alors les deux hommes dans cette situation pour le moins inconfortable. Eliott se racla la gorge, maudissant sa sœur tandis que l'une de ses mains venait gratter sa joue. « Elle a raison. Tu devrais y goutter et me donner ton avis. Je te conseille les tartelettes aux fraises. On m'a dit qu'elles étaient mortelles », finit-il par lui répondre, un doux sourire cynique aux commissures des lèvres. Il se souvenait parfaitement des allergies du père de famille et de leurs conséquences quant à sa santé. Un pic bien mérité selon lui. Un jeu de rôle qu'Eliott n'avait nullement l'intention de perdre. Il n'était plus le gamin dévasté qui avait quitté Burlington trois ans plus tôt. Cette fois ci les choses seraient différentes.

panic!attack

_________________

One night and one more time, please.
- i'm all yours
Revenir en haut Aller en bas
Armand Tomlinson
- burlington lovers -
Armand Tomlinson

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 38
pseudo (name) : nepenthès
multinicks : .
faceclaim : armie hammer (chocolatine)
summertime sadness (armand) Tumblr_p1oyczLLFZ1qelb9co5_400
studies/job : vétérinaire.
heart situation : marié et père de 2 petites filles, michelle et josephine.
personal thoughts : .
. cléo (amie de lycée)
. eliott (ancien amant)
. isla (secrétaire)
. naisha (regular client)
. pippa (épouse)

rp (off) :

summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptyMer 16 Jan - 1:18

Elle l’avait convaincu de s’y rendre seul ; elle resterait avec les enfants et cela leur économiserait les frais d’une baby-sitter. Même si entre ce qu’ils gagnaient à deux, ils pouvaient se permettre ce genre de dépenses. Il n’en était pas réellement enchanté mais, à dire la vérité, ce n’était pas plus mal tant au regard de la vilaine fin de grippe qu’elle subissait que l’état de leur relation actuelle. Elle n’allait pas contaminer la moitié de la ville. Mais surtout, ils n’auraient pas à placarder un sourire de façade sur son visage toute une soirée jusqu’à en devenir coincé et souffrir de la mâchoire restée tendue un peu trop longtemps. Il n’aurait pas à faire le gros dos lorsque son épouse lui lancerait un regard noir s’il avait le malheur de discuter un peu trop longtemps avec telle ou telle personne qui ne lui revenait pas ou commettait un geste, tenait une parole qui ne lui plaisait pas. C’était d’une tristesse infinie d’en arriver là mais pouvait-il réellement la blâmer ? Peut être au bout de trois ans : pardonne-moi ou rejette-moi mais fais un choix. Il avait eu tant envie de lui balancer là durant leurs disputes mais n’avait jamais osé le faire. Il avait tous les torts, il en avait conscience et il devait vivre avec. Alors, lorsqu’elle lui avait suggéré de se rendre seul à l’anniversaire de mariage des Lockwood, il s’était plié à sa volonté. Elégant comme à son habitude, costume en lin bleu roi faisant ressortir la couleur marine de ses grands yeux et contrastant furieusement avec sa barbe taillée, il était arrivé relativement tôt, détestant être en retard et avait pu immédiatement saluer le couple vedette de la soirée, s’enfermant dans les félicitations de circonstances, sans doute un peu creuses à force d’être exprimées, à force d’être entendues. « Je vous adresse tous mes vœux de bonheur. » : sincère. « Que les prochaines quarante années vous soient aussi belles et merveilleuses que les quarante dernières. » : espoir. « Quel est donc votre secret ? C’est formidable. » : jalousie. « Paige et moi espérons pouvoir les fêter également un jour. » : mensonge. Mais les Lockwood s’étaient contentés de le remercier, de lui donner de précieux conseils notamment de ne jamais baisser les bras, de faire preuve de bienveillance l’un envers l’autre et de compromis, de souhaiter la même chose pour la charmante Paige et lui. Armand les avait alors chaleureusement remercié avant de les laisser recevoir les félicitations d’autres invités et de partir naviguer vers d’autres conversations, moins déprimantes pour le trentenaire, et définitivement plus alcoolisées. Finalement, que Paige soit présente ou non, il devait néanmoins se faire maître de ce jeu de dupes dont il pensait ne tromper personne. Pourtant, ses victimes inconscientes n’y voyaient que du feu. Peut être, sans doute, parce qu’il avait fini par se convaincre lui-même plutôt que de croire.

Après avoir échangé avec différents acteurs de la vie locale, notamment sur le succès de la clinique vétérinaire, la santé de ses filles ou de la pluie et du beau temps, Armand suivit le mouvement de foule visant à trouver sa place afin d’entamer un repas bien mérité après ces bavardages parfois superficiels, toujours contraints dans ce genre de circonstance. Un verre d’alcool à la main, son troisième au moins depuis le début de la soirée quant bien même il n’ait pas encore mangé grand-chose, il se figea lorsqu’une silhouette bien connue se matérialisa comme par enchantement à quelques centimètres de lui. Ses yeux bleus s’arrondirent en découvrant le vert des landes qui avait vrillé dans ses pupilles. Son cœur manqua un battement ou deux alors qu’il prenait une profonde inspiration, perdant toute pensée cohérente, toute parole possible. Il avait l’impression d’être dans un rêve alors même qu’il avait conscience qu’il ne pouvait l’être. Dans ses rêves, s’il se retrouvait face à face avec Eliott, ils étaient seuls et non entourés de personnes bruyantes dont la présence floue l’indifférait. Toute son attention se portait sur ce profil qu’il avait connu par cœur par le passé mais qui était presqu’inconnue aujourd’hui. Il n’y avait pas de doute : c’était pourtant bien son ancien amant interdit qui se trouvait face à lui en cet instant précis. Il ne connaissait que trop bien le précieux de ses iris émeraudes ourlées d’or dans lesquelles il se noyait avec complaisance, cette peau diaphane dont il avait tant embrassé la douceur, ces traits fuselés qu’il avait parcouru de ses doigts à la lueur nocturne. Il avait changé évidemment, mûri. Ses traits étaient plus matures, plus durs, plus fermés également. Il avait grandi. Son corps avait pris de la largeur tout en conservant cette caractéristique fine qui le définissait. Ses cheveux étaient plus longs, peut être un peu plus foncés également. Mais il s’agissait définitivement de son ancien voisin, celui qu’il ne pensait plus jamais revoir, moins encore ce soir.

L’intervention de Poppy fut salutaire. Elle lui permit de détacher ses yeux de ceux du jeune homme et de reprendre pied dans l’instant présent. Surtout, elle lui permit de tourner court à l’instinct qui montait en lui et lui intimait, par réflexe, par automatisme, par envie il ne savait, d’avancer vers celui qui n’était plus un gamin et de glisser sa main contre sa joue. Il reporta son attention sur la pétulante jeune femme et lui adressa ce sourire de façade qu’il s’employait à conserver depuis le début de la soirée et qui ne lui avait jamais été aussi utile qu’à ce moment, alors que son existence s’effondrait. « Bonsoir Poppy. » la salua-t-il avant de se tourner à nouveau vers le jeune homme et de lui répondre dans un murmure : « Je constate. » Il posa le regard sur la main présentée par ce dernier, hésita quelques instants, avant de transférer son verre dans l’autre, pour la serrer. Le rôle qu’il jouait depuis des années parvint à dissimuler le choc électrique ressenti lorsque leurs paumes entrèrent à nouveau en contact l’une avec l’autre après toutes ces années. En dépit de tout ce qu’il s’était passé, en dépit de tout ce qu’ils s’étaient dits, certaines choses ne changeaient manifestement pas. « Eliott. » Il remarqua à peine le départ de la sœur aînée de celui qui avait absorbé toute son attention, refusant de regarder ailleurs de peur qu’il ne disparaisse, incapable de toute manière d’observer qui ou quoi que ce soit d’autre. Il fronça les sourcils quelques secondes sur les suggestions alimentaires proposées par ce dernier et s’apprêtait à lui répondre qu’il était allergique aux fraises avant de réaliser que, sans le moindre doute, il s’agissait d’une attaque volontaire et frontale. Comment le lui reprocher ? Cette attaque gratuite et loin d’être subtile eut au moins le bénéfice de faire sortir Armand de la torpeur dans laquelle il s’enfonçait irrémédiablement depuis qu’il avait reposé les yeux sur la silhouette de son ancien amant. Il ne devait pas oublier la manière dont s’était déroulé leur dernier face à face. « Je n’en doute pas le moins du monde. » répliqua-t-il. « Tu es rentré depuis longtemps ? Je ne savais pas. » C’était surprenant d’ailleurs qu’il n’ait pas été mis au courant. Sûrement les Levinski avaient dû en parler à Paige. Ou pas. Ce n’est pas comme s’ils échangeaient beaucoup sur ces derniers après tout, bien au contraire. « Ca me fait plaisir de te revoir. » : sincère. « Tu restes pour les vacances ou définitivement ? » : espoir. « Comment était Paris ? » : jalousie. « J’espère que tu as pu bien en profiter. » : mensonge.  Il devrait prendre place. Il devrait le laisser et ne pas chercher à savoir ce qu’il avait fait, ce qu’il devenait. Mais il ne pouvait s’en empêcher. Il ne voulait pas s’éloigner de lui comme il ne parvenait pas à détacher son regard de lui.

_________________
Smile to hide the truth
Ain't nobody hurt you like I hurt you but ain't nobody need you like I do. I know that there's others that deserve you but my darling I am still in love with you.
Revenir en haut Aller en bas
https://thefinalsong.forumactif.org/t1424-armand-8880-then-i-ll-s
Eliott Levinski
- burlington lovers -
Eliott Levinski

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 34
pseudo (name) : CITIZEN ✝WAR.
multinicks : non.
faceclaim : chalamet (szopiabuda).
summertime sadness (armand) Tumblr_inline_phc25mGeFp1qhd4mm_250
studies/job : Le goût du sucre dans la bouche et les mains pleines de farine, c'est un jeune pâtissier des plus doués.
heart situation : célibataire, le cœur entaché d'un ancien amour dont il n'est jamais vraiment parvenu à se défaire.
personal thoughts : Troisième enfant d'une fratrie de quatre, il n'a que des soeurs (+) Fait parti d'une famille juive dont il respecte les traditions, parle hébreu mais ne croit pas en dieu (+) Atteint de crises d'épilepsie depuis son enfance. Son traitement aide à les éloigner (+) Parti pendant trois ans faire ses études en France, il vient de revenir (+) Bisexuel, il assume pleinement ses choix désormais (+) Coulrophobe, il a une peur bleue des clowns (+) Fan de cinéma en tout genre (+) Vit en colocation avec quatre autres personnes.

- armand (ancien amant)
- pippa (affection & culpabilité)
- june (meilleure amie)
- vanessa (collègue de travail)
- la coloc avec le quatuor :
summer, june, priam & spencer



summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptyJeu 17 Jan - 2:26





A la seconde où Eliott avait posé de nouveau les yeux sur lui, à la seconde où il avait réalisé qui se trouvait en face de lui, un flot d'émotions contradictoires s'était imposé dans tout son être. Comme la vague déferlante frappant de plein fouet les navires, le marin de fortune avait tout fait pour ne pas chavirer. Se retenir coûte que coûte, la colère à son encontre lui servant d'ancrage au reste de ses sentiments. Trois années s'étaient peut-être écoulées depuis que l'aîné avait brisé nombreux de ses espoirs, mais l'aura propre à sa personne semblait toujours aussi forte. Il possédait une sorte de charisme à toute épreuve, une allure rayonnante, ne laissant nullement indifférent les gens sur son chemin. Une fraction de seconde dans son champ de vision avait d'ailleurs suffit pour le lui rappeler avec la plus belle des violences. Une remémoration de souvenirs qu'il pensait pourtant avoir mis sous clef pendant son séjour dans la capitale française. La vie là bas, ses études et toutes ses autres préoccupations lui avaient permis de se vider l'esprit, panser ses blessures à vif suite à leur dernière entrevue. Et il y était parvenu. Du moins c'est ce qu'il pensait.

De par un destin particulièrement mesquin, Eliott n'avait eu d'autres choix que de faire face à cette histoire du passé. Ce visage qui pendant longtemps avait hanté ses nuits au détriment de son cœur meurtri. Et à peine était-il de retour à Burlington qu'il devait déjà supporter la présence de cet homme. Une situation pour le moins déstabilisante alors que le regard d'Eliott ne pouvait s'empêcher d'errer sur les traits de statut grec de son ancien amant. Bon sang qu'il était toujours aussi beau. Il n'avait pas changé, si ce n'est la barbe en plus. Un ajout tout à fait au goût du jeune homme. Sauf qu'il ne pouvait se permettre d'adhérer à cette idée. Il se refusait même d'imaginer plus tant la douleur de leur rupture l'avait dévasté à une époque. Un chagrin aux conséquences radicales, un trou béant dans son cœur qu'il n'avait jamais vraiment  réussi à combler depuis lors. Il n'était peut-être âgé que de 18 ans à cette période néanmoins il avait pleinement eu conscience de la puissance de cette idylle. Une relation passionnée au delà de ce qu'un simple garçon introverti comme lui aurait pu espérer. Après ces quelques mois bucoliques, toutes les relations suivantes avaient eu comme un goût fade, une sensation d'inachevé sans qu'il ne puisse réellement l'expliquer. Se mordant l'intérieur de la joue pour empêcher son corps tout entier de faire demi-tour, il voulait lui faire face. Lui montrer qu'il n'était plus rien à ses yeux hormis une vague connaissance. Un honteux mensonge bien entendu dont il devait pourtant se convaincre afin de s'en sortir. C'est sans doute pour cette raison qu'Eliott apparaissait aussi froid envers son ancien voisin. A défaut de le faire souffrir autant que lui, ce dernier refusait de jouer les gentils garçons. « Tu es rentré depuis longtemps ? Je ne savais pas. », avait fini par demander Armand. Étrange tout de même quand on sait que ses parents avaient du crier à gorge déployée le retour enjoué du fils prodigue. Un maigre sourire perla aussitôt aux commissures de ses lèvres, les mains s'enfonçant dans les poches de son pantalon. Le torse bombé, Eliott étouffa un raclement de gorge incontrôlable. « Un peu plus de trois semaines environ. J'ai voulu leur faire la surprise pour les fêtes », se décida-t-il à répondre avec un naturel étonnant. Le brouhaha des conversations ambiantes    rendait davantage le duo isoler des autres. Une bulle entre les deux que rien ne semblait pouvoir briser. « Ça me fait plaisir de te revoir. Tu restes pour les vacances ou définitivement ? Comment était Paris ? J’espère que tu as pu bien en profiter. » Que d'informations en si peu de mots tout d'un coup. Eliott haussa un sourcil, l'air songeur et dubitatif. Il était heureux de le revoir. Sincèrement ? Est-ce que ce mensonge était vrai ? « Wouah un vrai interrogatoire dis donc. Même ma mère intrusive pense à respirer entre deux questions généralement », rétorqua-t-il de manière cinglante, ses bras venant alors se croiser contre sa poitrine. « Mais pour te répondre, j'ai décidé de rentrer pour de bon. Paris était une expérience des plus folles, néanmoins je suis heureux de retrouver mes proches. Ils m'ont manqué ». Tu m'as manqué. Une précision qu'il fit exprès pour ne pas l'inclure dans le lot. Il avait imaginé tant de fois ce jour où il pourrait jouer les indifférents avec lui. L’assainir de piques et déborder de cynisme en tout genre à son encontre. A ce moment là dans son esprit les choses avaient semblé bien plus aisées que maintenant. Dans la réalité il se haïssait de s'adresser ainsi à lui. Tout autant qu'il lui en voulait de l'avoir si horriblement blessé. « Évidemment que j'en ai profité ! On ne vit pas dans la ville des Lumières sans prendre goût à l'existence là bas, y compris la cuisine locale ». Le pâtissier pencha légèrement la tête sur le coté, un rictus plus poussé étirant ses lippes de tout son long. Une personne lambda n'aurait sans doute pas saisi le jeu de mots subtile du troisième Levinski. Celui-ci n'entendait pas ici la cuisine au sens propre de la nourriture évidemment. Une énième provocation histoire d’asseoir son assurance auprès de son interlocuteur. Les contours du visage tiré, Eliott poursuivit de plus bel. « Paige ne t'accompagne pas ce soir ? ». Bien entendu qu'il avait remarqué son absence depuis leurs premiers paroles échangées. « Michelle et Josephine sont à la maison j'imagine ? Elles doivent avoir sacrément changé.. ». Il se dérida sommairement en mentionnant les filles d'Armand. Nul méchanceté dans ses propos à cet instant. De la simple curiosité voilà tout. Ces gamines étaient tellement mignonnes et adorables qu'il ne pouvait en être autrement. Seul leur père était fautif.  

panic!attack

_________________

One night and one more time, please.
- i'm all yours
Revenir en haut Aller en bas
Armand Tomlinson
- burlington lovers -
Armand Tomlinson

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 38
pseudo (name) : nepenthès
multinicks : .
faceclaim : armie hammer (chocolatine)
summertime sadness (armand) Tumblr_p1oyczLLFZ1qelb9co5_400
studies/job : vétérinaire.
heart situation : marié et père de 2 petites filles, michelle et josephine.
personal thoughts : .
. cléo (amie de lycée)
. eliott (ancien amant)
. isla (secrétaire)
. naisha (regular client)
. pippa (épouse)

rp (off) :

summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptyVen 18 Jan - 0:59

Il eut un léger geste de recul lorsque le jeune homme lui annonça qu’il était revenu dans les environs trois semaines auparavant. C’était long, extrêmement long. Surtout lorsqu’on habitait la porte à côté. Il fronça les sourcils, se demandant comment il avait pu passer à côté d’une telle information. Paige devait être au courant. Elle devait nécessairement l’être. Comment avait-elle pu oublier de lui transmettre une telle information ? Il réalisa alors à cet instant précis combien le chemin avant que les Tomlinson puissent être à nouveau un couple digne de ce nom était encore long. Il apparaissait évident qu’elle avait volontairement dissimulé cette nouvelle à son époux. La raison était tout aussi flagrante que le fait et, si Armand devait être honnête avec lui-même, il ne pouvait pas réellement l’en blâmer. C’était une histoire ancienne après tout. A sa demande, il avait mis fin, de la manière la plus brutale et irréversible qui soit, à son histoire avec le jeune fils des voisins. Comme celle qui avait été son premier amour l’avait exigé, il l’avait rejeté, lui notifiant que ce n’était rien d’autre qu’une histoire de fesses dont il s’était lassé et ayant conscience de briser alors le cœur fragile d’un adolescent qui se découvrait à peine. Il avait ensuite passé les trois années suivantes à réparer les pots cassés avec celle dont il était persuadé qu’elle demeurait l’amour de sa vie, à dormir sur le canapé, à subir ses sempiternelles piques, à baisser la tête sous son regard froid. Trois années durant lesquels tout n’avait pas été de tout repos mais où il s’était reconstruit, patiemment, avec difficulté, n’osant parfois même ne plus se regarder dans la glace. Trois années au bout desquels il s’en était au final sorti, du moins c’était ce dont il se persuadait. Il avait cependant suffi de l’étincelle de deux yeux d’émeraude, d’un rictus de lèvre fine, de la vision d’une peau d’albâtre et de la chaleur d’une voix aimée pour voir ce château de cartes s’effondrer à nouveau. Il était revenu au point de départ dès lorsqu’il avait posé le regard sur son ancien amant. Il était encore et totalement sous sa coupe. Eliott avait-il seulement conscience du pouvoir qu’il exerçait sur lui ? Le vétérinaire ne put s’empêcher de rire doucement, pour évacuer sans doute la tension qui s’était installé en lui et qui impactait déjà ses épaules. Être comparé à une mère juive en matière de questions n’était peut être pas un compliment, moins encore au regard du ton cinglant que le jeune adulte avait employé, mais il ne pouvait s’en empêcher, détournant l’attention du rouge qui montait progressivement à ses joues, dissimulé heureusement par le dru de sa barbe. « Désolé. Déformation professionnelle. » plaisanta-t-il afin d’alléger l’atmosphère en vain. Les choses avaient changé depuis le départ d’Eliott et pas que sur le plan personnel d’Armand. Il avait désormais pris l’habitude de devoir beaucoup parler, notamment pour meubler les moments gênants ou lorsqu’il était nerveux. Il pouvait remercier les équipes de télévision pour ça. Et il n’avait jamais été aussi nerveux depuis la première fois où il avait dû revenir à la maison avec une note en dessous de la moyenne.

Et sa tension n’alla clairement pas en s’améliorant lorsqu’Eliott ne manqua pas de lui faire comprendre qu’il s’était effectivement beaucoup amusé dans le pays universellement connu et reconnu comme celui de l’amour. « La cuisine locale, uh … ? » répéta-t-il en hochant la tête avant de boire d’une seule et même rasade son verre d’alcool, faisant claquer sa langue pour apprécier le feu qui se distillait dans sa gorge et, qui malgré tous ses efforts, ne parvenait pas amoindrir la vivacité du feu mordant qui s’était emparé de son cœur. Il n'avait pas le droit. Il avait conscience qu'il n'avait aucun droit d'être jaloux. Il était marié, Eliott était célibataire. Il n'avait plus rien à offrir, Eliott était jeune et d'une beauté à couper le souffle. Il était celui qui avait rompu. Il n'avait donc aucun droit d'être jaloux et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de haïr tous ces petites français sophistiqués et torturés qui avaient partagé la couche, ou ne serait-ce que l'air, d'Eliott. « Ravi de savoir que tu as continué d’élargir ton esprit à d’autres expériences culinaires. » Il jeta un coup d’œil au buffet le désignant de la main qui tenait le verre, désormais vide de tout alcool. « Finalement, ça t’a plutôt bien réussi, ce départ pour la France alors. » ajouta-t-il, une légère pointe acerbe sur le bout de sa langue venant appuyer une jalousie qui n’avait as lieu d’être. C’était ce qu’il avait voulu non ? Qu’Eliott s’empare de sa vie, qu’il profite de cette dernière avec des gens de son âge, qu’il l’oublie et passe à autre chose. Sauf que ce n’était pas exactement ce qu’il avait voulu mais ce que Paige avait souhaité. Elle serait rassurée de savoir qu’elle avait obtenu satisfaction sans le moindre doute. Dieu qu’il la haïssait en cet instant précis. Et qu’il se haïssait lui-même pour ce sentiment. C’était sa femme : il avait juré de l’aimer et de la chérir dans la joie comme dans le malheur, dans la santé comme dans la maladie. Il faisait un bien piètre époux. Prenant une profonde inspiration qui l’aida à calmer et à apaiser les rythmes saccadés de son cœur, il plaça un nouveau sourire affable sur ses traits avant de répondre aux questions de son ancien amant : « Non, malheureusement. Elle est malade et ne voulait pas contaminer le reste de l’assemblée. Elle garde les filles du coup. » Son regard azur s’adoucit à l’évocation de celles qui étaient ses trésors, les seules choses valables dans son existence et pour lesquelles il pourrait mourir sans l’ombre d’une hésitation. Un sourire attendri arqua ses lèvres à l’évocation de ces dernières. « Elles ont bien grandi oui. Elles sont dans leur période licorne, rose et paillettes. C’est un miracle que j’ai trouvé un costume sans paillettes dessus pour venir ce soir. » plaisanta-t-il à moitié. Michelle et Josephine étaient spécifiquement dans l’âge le plus turbulent qui soit, même si Michelle était plus calme et mesurée que la tornade Josephine. « Elles seront contentes de te savoir de retour : tu leur as manqué. » Tu m’as manqué. « Surtout à Michelle, mais ne lui répète pas que j’ai révélé son secret. » ajouta-t-il d’un air complice. Il s’apprêtait à reprendre la parole lorsqu’ils furent invités à prendre place à leur table, le repas devant être servis sous peu et la soirée devant commencer.

Il adressa un sourire de circonstance à son interlocuteur, partagé entre le fait de quitter et le soulagement de ne plus l’avoir à affronter. Il s’en était plutôt bien sorti jusqu’à présent et ça devait continuer de cette manière. Il réalisa cependant qu’il ne pouvait fuir bien longtemps son ancien amant dès lors que la place qui lui avait été attribuée était celle située juste en face dudit ancien amant. Le sort semblait s’acharner et se repaître des tourments dans lesquels il plongeait le vétérinaire. Sans le moindre doute, il s’agissait d’une histoire de karma. Ceci d’autant plus que la table était assez étroite de telle sorte que dès qu’il prit place, il sentit contre son genou, celui d’Eliott. Il lui jeta un regard furtif alors qu’une alarme résonnait en lui. Il se redressa légèrement, se tenant droit comme un i et détourna son attention pour discuter avec Abigael situé à ses côtés. Il ne pouvait s’empêcher cependant d’être douloureusement conscient de la proximité d’Eliott en face de lui. Son regard s’attardait sur lui de temps à autres, attiré par son magnétisme qui n’avait plus rien d’innocent et qui le rendait d’autant plus désirable. Il avait envie de lui parler. Il n’osait pas, ne sachant pas comment lui parler à nouveau, regrettant cette époque où tout était tellement simple entre eux. Simple et beau. Mais peut être que la simplicité et la beauté n'étaient plus pour eux, plus pour lui.

_________________
Smile to hide the truth
Ain't nobody hurt you like I hurt you but ain't nobody need you like I do. I know that there's others that deserve you but my darling I am still in love with you.
Revenir en haut Aller en bas
https://thefinalsong.forumactif.org/t1424-armand-8880-then-i-ll-s
Eliott Levinski
- burlington lovers -
Eliott Levinski

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 34
pseudo (name) : CITIZEN ✝WAR.
multinicks : non.
faceclaim : chalamet (szopiabuda).
summertime sadness (armand) Tumblr_inline_phc25mGeFp1qhd4mm_250
studies/job : Le goût du sucre dans la bouche et les mains pleines de farine, c'est un jeune pâtissier des plus doués.
heart situation : célibataire, le cœur entaché d'un ancien amour dont il n'est jamais vraiment parvenu à se défaire.
personal thoughts : Troisième enfant d'une fratrie de quatre, il n'a que des soeurs (+) Fait parti d'une famille juive dont il respecte les traditions, parle hébreu mais ne croit pas en dieu (+) Atteint de crises d'épilepsie depuis son enfance. Son traitement aide à les éloigner (+) Parti pendant trois ans faire ses études en France, il vient de revenir (+) Bisexuel, il assume pleinement ses choix désormais (+) Coulrophobe, il a une peur bleue des clowns (+) Fan de cinéma en tout genre (+) Vit en colocation avec quatre autres personnes.

- armand (ancien amant)
- pippa (affection & culpabilité)
- june (meilleure amie)
- vanessa (collègue de travail)
- la coloc avec le quatuor :
summer, june, priam & spencer



summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptySam 19 Jan - 3:23





Il est étrange de voir comment le corps peut réagir indépendamment du cerveau. Comme une volonté propre en mouvement, une entité agissant selon ses seuls désirs, l'entièreté des fibres et des entrailles d'Eliott repoussaient son esprit dans une rébellion sans merci. Il avait beau s'être préparé à reposer les yeux sur lui un jour – fatalité de son retour au bercail – il n'empêche que son corps tout entier avait fait fi de ce dur travail. Témoin de sa propre défaite, le jeune homme n'était toutefois nullement prêt à baisser les bras. S'il devait lutter contre lui-même, alors soit, il s'y emploierait ardemment. Il ne pouvait se permettre de flancher de nouveau. Armand avait été très clair avec lui avant son départ. Il n'avait été qu'une curiosité, rien de plus. Une simple passade, un amusement estival dont il avait fini par se lasser. ''Un plan cul'' pour le dire avec ses propres mots. Des paroles violentes aux oreilles du garçon alors qu'il pensait vivre une véritable idylle à cette époque. Il était donc hors de question pour le cœur brisé de le laisser gagner de nouveau, d'avoir ne serait-ce qu'un minimum d'emprise sur lui. Il ne lui ferait aucun cadeau, l'aigreur de la vérité sur leur histoire l'ayant marqué au fer rouge.

Les bras croisés dans une attitude faussement assurée, Eliott observait son ancien amant avec un regard affûté. Il cherchait à comprendre si Armand était simplement poli envers lui, se sentant obligé de l'être face au reste de sa famille présente non loin de là, ou si il cherchait réellement à lui faire la discussion. Dans un cas comme dans l'autre, les deux parties étaient pleinement conscientes de la gêne face à leur aparté. Comédiens des plus doués, nul n'aurait pu apercevoir ce qu'il se tramait manifestement entre ces deux là. Un secret qu'ils avaient réussi à dissimuler à la plupart de leurs proches et ce même après leur rupture difficile. Depuis cette période d'ailleurs, le Levinski était devenu un subtil caméléon quant à sa façon de réagir envers autrui. Plus particulièrement concernant sa retenue vis à vis de ses émotions les plus fortes. C'est ainsi qu'il parvenait à tenir tête à son aîné, arborant une sorte d'arrogance déconcertante sans jamais laisser rien d'autre transparaître. Et il semblait d'ailleurs obtenir un certain succès à ce niveau là à en juger par les réactions à peine camouflées d'Armand. Un  petit triomphe pour ses pensées malmenées et bousculées à tout va tandis que la carrure d'Apollon de cet homme lui tiraillait âprement l'ensemble de son bas ventre. C'est aussi sans doute pour cette raison qu'il avait changé de sujet, choisissant de basculer sur la femme de son ex partenaire. Sujet sensible qu'ils préféraient généralement taire lors de leurs escapades privées, Eliott avait décidé d'appuyer là où ça faisait mal, histoire de rappeler au vétérinaire qu'elle était la personne qui avait le plus fauté dans cette relation. « Oh je vois. Quel dommage », se mit-il à mentir honteusement, trompant aucunement le voisin. Même si pendant un moment le yiddish s'était senti mal à l'idée de s'être immiscé au milieu du couple, il avait appris avec le temps à passer outre ce malaise, cette petite voix dans sa tête qu'on appelait conscience. Après tout rien avait jamais été calculé. Pas un sentiment. Pas une décision. Rien. Le rictus travaillé arboré pour ces paroles précédentes s'adoucit allègrement à la nomination de ces deux petites gamines adorables. La réponse d'Armand lui arracha un petit rire cristallin totalement imprévu. « C'est mignon les licornes.. mais j'ai bien peur que les princesses n'aient pas épargné ce costume là non plus. ». Se surprenant lui-même dans son action, Eliott se retrouva à poser sa main sur le col de la veste d'Armand pour épousseter un amas de paillettes roses, un sourire sincère aux bords des lèvres. Une attitude tendre qu'il chercha rapidement à stopper en remarquant ce qu'il était lui-même en train de faire. Une léthargie partielle dont il s'obligea à couper court. Le pâtissier se racla la gorge une fois ses distances repris avant de retrouver un contrôle partiel. « Elles m'ont manqué aussi. Et j'espère que Michelle a toujours ce sale petit caractère qui lui allait si bien »., finit-il par rajouter, le regard pétillant rien qu'à l'évocation de ces deux petites merveilles. Il avait beau en vouloir à leur père, la vérité était qu'il avait toujours adoré ces jolies perles à la joie de vivre débordante, lui qui pourtant était loin d'être à l'aise avec les enfants.

Interpellé par le reste de la fratrie pour venir s’asseoir à leur table, Eliott ne se fit pas prier pour couper court à leur conversation, saluant Armand d'un geste de la tête. Mais c'était sans compter sur la mesquinerie de la vie qui les fit se retrouver l'un en face de l'autre à la tablée, l'étroitesse de cette dernière entraînant alors leurs jambes à se toucher respectivement. Son regard fuyant, croisant parfois celui de son ancien amant, ne l'aida en aucun cas à se calmer. Une situation des plus pesantes pour l'ensemble de son épiderme en proie à une tentation toujours plus douloureuse. Il avait mal. Il souffrait, tant physiquement que mentalement face à ce simple toucher dont il cherchait à se défaire. Même si paradoxalement il aurait aimé en avoir plus. Mais voilà non. Il ne pouvait se permettre d'avoir ce genre de réflexions dangereuses. Ce type de pensées malsaines auxquelles il se savait fragiles malgré ces trois années de travail sur sa propre personne. Pendant un temps Eliott tenta de s'éclaircir les idées en se tournant vers Poppy d'un côté ou June de l'autre. Néanmoins ce fut un échec. Un fiasco reconnu par le garçon qui le poussa alors à quitter sa place, son verre d'alcool à la main. « Si vous voulez bien m'excuser, j'ai gardé de mauvaises habitudes françaises », laissa-t-il échapper, un air moqueur sur ses traits. Il préféra éviter de croiser le regard de sa mère, courroucée par l'idée de voir son fils unique s'encrasser les poumons avec ces saloperies cancérigènes et encore moins celui d'Armand à l'origine de sa soit disant pause clope. Nonchalamment il sortit discrètement de la grande salle, enfilant son manteau avant de sortir de celui-ci le fameux paquet de cigarettes déjà bien entamé. Il en alluma une derechef, son visage luisant dans la pénombre de la nuit à travers la flamme du briquet. S'adossant contre l'un des murs du bâtiments non loin de la sortie, Eliott tira une longue latte salvatrice, la tête en arrière et les yeux fermés. « Bon sang Eliott calmes-toi.. », se souffla-t-il à lui-même dans une tentative désespéré de redevenir maître de sa personne. « Il a été clair avec toi avant ton départ... Ce n'était rien à ses yeux.. Tu vaux mieux que ça Eliott, ressaisis-toi bordel ! ». Il se gifla mentalement tandis qu'il tirait de nouveau sur sa précieuse nicotine.   

panic!attack

_________________

One night and one more time, please.
- i'm all yours
Revenir en haut Aller en bas
Armand Tomlinson
- burlington lovers -
Armand Tomlinson

date d'inscription : 13/01/2019
messages : 38
pseudo (name) : nepenthès
multinicks : .
faceclaim : armie hammer (chocolatine)
summertime sadness (armand) Tumblr_p1oyczLLFZ1qelb9co5_400
studies/job : vétérinaire.
heart situation : marié et père de 2 petites filles, michelle et josephine.
personal thoughts : .
. cléo (amie de lycée)
. eliott (ancien amant)
. isla (secrétaire)
. naisha (regular client)
. pippa (épouse)

rp (off) :

summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) EmptyDim 20 Jan - 17:23

Il avait douloureusement conscience de sa présence. Douloureusement à plusieurs titres. Douloureusement car il n’était jamais présent de se retrouver dans une situation gênante avec son ancien amant, plus encore si cet ancien amant l’avait été de manière adultère et que la rupture avait été particulièrement difficile et horrible, Armand ayant prononcé des paroles qu’il avait regretté dès lors qu’elles avaient traversés ses lèvres mais sans qu’il ne puisse faire machine arrière. Douloureusement car, même s’il avait eu du mal, il avait fini par s’habituer à la situation confortable dans laquelle Eliott l’avait placé en décidant de partir pour la France : il n’avait pas à craindre son regard et n’avait pas davantage à prétendre auprès des spectateurs inconscients de la tragédie qui se jouait sous leurs yeux. Douloureusement car il était instantanément retombé dans les filets du diable au moment  même où son regard s’était posé sur les landes du jeune homme, tombant dans une évidence qu’il ne pouvait nier mais qui n’avait pourtant clairement pas sa place entre eux. Il n’était pas normal que le jeune homme époussette son col de la façon la plus naturelle qui soit, le vétérinaire s’inclinant légèrement vers lui comme il l’aurait fait trois ans auparavant pour lui voler un baiser et devant se reprendre avant toute amorce. Ce genre de geste devait intervenir avec sa femme, celle qu’il aimait depuis ses 17 ans, celle qu’il avait épousée, celle qui était devenue la mère de ses enfants, celle qui était l’amour de toute une vie. Mais ce genre de geste aurait semblé étranger si Paige l’avait exécuté. Il n’était pas normal qu’il soit plus à l’aise et en harmonie avec un ex amant qu’il n’avait pas revu depuis trois ans, période durant laquelle il avait tant changé que cela était, là encore, douloureux, plutôt qu’avec son épouse. Ca n’avait aucun sens. Mais il n’avait jamais été question de sens avec le cadet des Levinski. Tout avait toujours été simplement une question d’évidence. Ce genre de pensées tournait et retournait dans son esprit alors qu’il tentait de maintenir le fil d’une conversation avec Poppy et Mme Levinski, se jouant le rôle charmant du voisin amical et responsable, dissimulant son anxiété comme il pouvait à l’idée que sa voisine de gauche ne réalise qu’il était celui qui avait entraîné son unique fils dans la débauche la plus répugnante et l’avait conduit à fuir non seulement la ville mais le continent. Il se dégoûtait lui-même de discuter de la font des glaces en antarctique avec cette dernière alors même que 3 ans auparavant, il avait fourré sa tête entre les jambes de son bien-aimé Eliott qu’elle continuait de voir comme un petit garçon. Le fait, au surplus, que ses trop longues jambes n’aient de cesse de frôler celles de son ancien amant n’aidait pas la vétérinaire à se déculpabiliser, bien au contraire puisqu’il était hanté de souvenirs n’ayant pas de place en public.

Il posa son regard sur le délicat jeune homme lorsque ce dernier se leva de table, incapable de se détacher de lui, fronçant légèrement les sourcils alors qu’il l’observait traverser la foule pour céder aux habitudes empruntés aux français. Il mit un certain temps à pouvoir reprendre la conversation mais cette dernière se concentrait précisément sur combien Eliott avait changé depuis son séjour dans le pays de la sophistication et des plaisirs, la famille de ce dernier remuant le couteau dans une plaie dont ils ignoraient l’existence et qu’Armand pensait avoir refermée avec les temps. Au regard de la pointe ressentie, il s’était une fois de plus trompé. Comme à chaque fois qu’il s’agissait d’Eliott : il avait toujours eu tout faux. « Excusez-moi. » indiqua-t-il à ses plus proches voisines, posant sa serviette sur la table, avant de se diriger vers les toilettes afin de le soulager, si ce n’est moralement, à tout le moins physiquement. Alors qu’il s’apprêtait à retourner à table, son regard coula vers l’extérieur où il aperçut la silhouette fine et longiligne d’Eliott adossé contre un mur, une lueur de cigarette entre les lèvres. Il hésita quelques secondes, son regard se reportant sur la salle observant cette dernière dans sa globalité, attendant un signe lui laissant suggérer que c’était une mauvaise idée. Mais il ne vit rien, ce qui le conduisit à pousser les portes du bâtiment, ne remarquant pas que ce geste n’avait pas échappé à l’une des sœurs d’Eliott. Un frisson le parcourut alors que le vent glacial du mois de janvier l’entourait. C’était définitivement une erreur, à tout le moins de sortir sans manteau. Il glissa ses mains dans les poches de son pantalon et s’approcha du jeune homme qui n’avait pas encore remarqué sa présence. Il en profita alors pour le détailler, ses yeux bleus coulant sur le physique qu’il devenait dans la pénombre et qui n’avait sans doute plus rien à voir avec ce qu’il avait connu et aimé trois auparavant. Il avait tellement changé qu’Armand n’avait pas l’impression d’avoir Eliott en face de lui et, pourtant, il connaissait ses traits par cœur. Ses yeux, ses lèvres, ses boucles brunes n’avaient pas changés. Il était plus élancé, plus mature mais toujours aussi irrésistible. C’était définitivement une mauvaise idée que de se retrouver en tête à tête avec lui. Raison pour laquelle Armand se rapprocha d’un pas.

« Ca te tuera un jour. » Sa voix perça la quiétude des lieux alors qu’il se rapprochait de son amant, les mains dans les poches. « Fumer te fait encourir des risques au niveau de quasiment tous les organes : effets cancérigènes, cardiovasculaires et respiratoires. La cigarette diminue ta fertilité, colore les dents en jaune et favorise les maladies de la gencive, sources de déchaussement dentaire à long terme. La peau prend une teinte terne et se ride plus facilement car le calibre des petits vaisseaux nourriciers de la peau est réduit. » Il lui adressa un léger sourire en coin, étant parvenu face à lui. « Mais j’imagine que tu sais tout ça ou que tu t’en fiches. » Un battement de cil et de cœur. Un ange qui passe et s’installe entre eux. « Je peux ? » demanda-t-il en joignant le geste à la parole, s’emparant délicatement de la cigarette entre les lèvres d’Eliott avant de la glisser entre les siennes, tirant une bouffée salutaire. Il ferma les yeux avant d’expirer lentement la fumée qui s’échappa en hauteur vers la nuit étoilée qui leur servait de seul chaperon. Il rendit le bâton de nicotine à son interlocuteur, ne pouvant s’empêcher de passer la langue sur les lèvres tentant de retrouver davantage le goût d’Eliott que celui du mégot. Il avait arrêté la cigarette lorsque Paige était tombée enceinte de Michelle et si cette dernière ne lui manquait pas réellement, il avait plaisir de la retrouver de temps à autre. Un plaisir qu’il voulait parcimonieux afin d’éviter toute réduction en esclavage. « J’espère que c’est la seule mauvaise habitude que les français t’ont appris. » ajouta-t-il, ne pouvant empêcher la morsure de la jalousie irradié de son cœur. Il recula un peu s’installant en face de lui, adossé contre un lampadaire. Il mourrait d’envie de lui parler, de lui poser milles questions, de savoir s’il lui avait manqué, de connaître tous ces changements qui étaient intervenus en dehors de son champs de vision, ce qu’il avait vécu dans ce pays de rêve. Mais la seule qui l’intéressait, de manière perverse : « Tu as laissé quelqu’un là-bas ? Le coeur brisé ? » Si sa voix était neutre, ses traits paraissant indifférent dans le manteau de l’obscurité, son cœur battait la chamade nouant sa gorge de telle sorte qu’il était incapable de savoir s’il pouvait encaisser la réponse. Pourtant, il voulait tout savoir, savoir comme il est physiquement, connaître son histoire, tout ce qui le sépare de lui. Il n’y avait rien de normal dans leur situation, rien de normal dans ce que faisait Armand. Mais il n’y pouvait rien. Il ne pouvait s’en empêcher, ne pouvait lutter contre ce besoin d’avoir mal. Sans doute n’avait-il pas encore assez souffert. Et pourtant…

_________________
Smile to hide the truth
Ain't nobody hurt you like I hurt you but ain't nobody need you like I do. I know that there's others that deserve you but my darling I am still in love with you.
Revenir en haut Aller en bas
https://thefinalsong.forumactif.org/t1424-armand-8880-then-i-ll-s
Contenu sponsorisé




summertime sadness (armand) Empty
MessageSujet: Re: summertime sadness (armand)   summertime sadness (armand) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
summertime sadness (armand)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ellen ? summertime sadness”
» Smile, it's summertime ! [PV]
» Armand de La rouërie « L’Autre héros » des deux nations

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
pictures of you. :: BURLINGTON, VERMONT :: Downtown-
Sauter vers: