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 I can mend a broken heart FT. Georgia

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MessageSujet: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyMar 22 Jan - 0:48



"I can mend a broken heart"

Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.


Je suis de retour en sol américain depuis… depuis combien de temps déjà ? Un regard sur le calendrier m’informe de la réponse. Je suis de retour depuis deux semaines. Mon médecin avait bien précisé que j’aurais plusieurs problèmes d’adaptations. Celui du temps n’en ait un que parmi tant d’autres. C’est pour cette raison que ma sœur a bien entouré la date de mon retour à l’aide d’un gros crayon rouge. Je suis resté à l’hôpital pendant trois jours. J’ai passé une batterie de tests pour avoir un bilan de santé des plus complets. Évidemment après trois ans de mauvais traitements, il fallait s’attendre à voir un corps décharné ayant des carences dans a peu près tout. Je n’étais plus que l’ombre de l’homme que j’étais jadis. Ne pouvant pas me déplacer dans un salon de coiffure, j’ai demandé à Iris de me couper les cheveux. Je ne voulais plus voir mes boucles rousses qui me tombaient dans le bas du dos. Ma sœur a fait ce que je voulais. Installés dans la cuisine, le bruit des ciseaux qui coupe et la sensation des doigts de ma grande sœur qui courrait dans mes cheveux étaient thérapeutiques. Je pouvais dire adieu à une ancienne vie de privations. Iris a pris la peine de me mettre un peu de pâte modulante dans ma tignasse de feu. « Je t’ai fait une coupe à la mode. » C’est ce qu’elle me murmure doucement à l’oreille. « Merci, je me sens plus léger. » Ma sœur se déplace pour que je puisse la voir dans mon champ de vision. J’ai un mouvement de recul quand elle tente de me toucher le visage. « Excuse-moi… je ne voulais pas… » Je me maudis d’avoir des réactions d’animal blessé. La moindre accolade, geste tendre à mon endroit me rends anxieux. Ils m’ont brisé. Ils ont réussi à me rendre méfiant de tous. Dans mon esprit torturé, ma famille est devenue un ennemi. Je me recroqueville sur moi-même en gémissant. Iris complètement démunis face à la triste réalité. Quelques minutes s’écoulent tandis que je reprends peu à peu le contrôle de moi-même. C’est la voix douce d’Iris qui me fait tourner la tête dans sa direction. « Ta barbe est longue. Est-ce que tu veux de l’aide pour la couper ? » Je regarde mon bras gauche pris dans un plâtre. Il est certes embarrassant, mais je peux toujours me débrouiller avec mon bras droit. « Non, ça va. Je peux le faire. » Iris, hoche simplement la tête. Je me lève difficilement pour me rendre dans la salle de bain. L’image qu’il me renvoie ne me plaît guère. J’ai une barbe longue, trop longue à mon goût. On dirait un de ses nains de jardins à la barbe hirsute. C’est donc sans plus attendre que j’allume mon rasoir pour faire disparaître cette image. Le lavabo se remplit de mes poils. Iris va me tuer si je ne nettoie pas tout ça. L’absence de barbe fait apparaître mes joues légèrement plus creuses et une énorme ecchymose en phase de guérison sur la joue droite. « Wouuu! Tu as rajeuni de dix ans frérot. » Iris accoudé dans l’embrasure de la porte m’observe en souriant. Son sourire est contagieux. « Je ne suis pas trop mal. Ça fait du bien d’être de nouveau moi-même. » Iris acquiesce à mes paroles. Du bout des doigts, elle touche ma main valide. Mes doigts s’accrochent finalement au sien. Je me laisse conduire jusqu’à ma chambre. « Tu es sûr que tu veux faire ça aujourd’hui ? Le médecin a dit qu’il ne faut pas que tu te fatigues. Une trop vive émotion pourrait… » Je fais taire ma sœur en déposant un doigt sur ses lèvres. Je sais ce qu’a dit le médecin. Je comprends les craintes de mon aîné également. « Elle a assez entendu et moi aussi. Appelle là s’il te plaît. » Iris disparaît dans le couloir. Je clopine doucement jusqu’à la fenêtre de ma chambre. Il est bon de revenir à la civilisation. Les bruits familiers de la ville sont rassurants. Je ne sais pas combien de temps je reste là à contempler sans voir les mouvements dans la rue. J’entends des voix dans l’appartement. Elle est déjà là ? La porte de ma chambre s’ouvre à la volée. Je me tourne difficilement pour faire face aux deux femmes qui se trouvent sur le palier de la porte. Mon regard s’accroche à celui de Georgia. Ce regard que je ne pouvais que m’imaginer dans la noirceur de ma cellule. Je sens mes yeux qui s’embrouillent de larmes. Je les laisse dévorer mes joues sans rien dire. « Aiden…. » « Laisse-nous Iris. » Ma sœur hésite avant de sortir de la chambre tout en refermant la porte derrière elle. Mon regard toujours accroché celui ma femme. « Georgia… » Je me sens si faible, mais aussi si heureux de pouvoir avoir la chance de poser mon regard sur elle à nouveau.

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Georgia Callahan
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyMer 23 Jan - 0:17


Can't believe you're standing here, in front of me.
Il y a quelques jours en arrière, Georgia avait reçu un étrange appel de l’armée. Etrange parce que cela faisait presque trois ans qu’elle n’avait plus de contact avec eux, étrange parce qu’on lui avait parlé d’Aiden… Une histoire d’erreur… L’appel avait été tellement flou qu’elle ne savait pas quoi en penser. Surtout qu’elle n’avait pas eu de nouvelles depuis. Elle n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait et ne savait pas à qui s’adresser pour avoir plus d’informations. Elle avait bien essayé d’appeler la caserne où il était rattaché à l’époque mais personne n’avait de réponses à lui donner. Elle était perdue, ne comprenant pas ce qui se passait. Elle avait même fini par se dire qu’elle avait rêvé, tout simplement… Elle sourit légèrement en voyant le prénom d’Iris, son ex-belle soeur, s’afficher sur son téléphone. Malgré la mort du jeune homme, elles se voyaient toujours régulièrement, surtout pour Samuel, elle tenait à ce qu’il connaisse la famille de son père. Elle ne s’attendait pourtant absolument pas à ce qu’elle allait lui dire. Le verre d’eau qu’elle tenait dans la main tomba au sol et se brisa en mille morceaux. Elle ne put s’empêcher de retenir ses larmes, repensant à la peine qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait appris sa mort. Iris lui proposait de venir le voir chez elle, endroit où il habitait pour le moment. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, Georgia finit de se préparer, passa demander à la voisine si elle pouvait garder Samuel et partit en direction du lieu de rendez-vous presque en courant. Elle voulait le voir, elle en avait besoin pour le croire. Il était en vie… Son Aiden se trouvait à quelques kilomètres à peine d’elle, elle n’en revenait pas. Elle frappa à la porte de l’appartement, à bout de souffle, impatiente qu’on lui ouvre. Elle espérait voir celui qu’elle avait tant aimé mais ce n’était que sa soeur. « Salut… Il est là ? » « Oui suis-moi. » C’était une question idiote, bien sûr qu’il était là si elle lui avait proposé de venir. Mais Georgia était paniquée, prise par tellement de sentiments qu’elle n’arrivait plus à être logique. Ses mains s’étaient mises à trembler. Elle la suivit jusqu’à la chambre où elle l’emmena, la boule qui s’était formée dans son ventre se reserrait de plus en plus. A la seconde où la porte s’ouvre que son regard plonge dans le sien et les larmes envahissent les yeux de la jeune femme. Elle avait passé tant de jours, de semaines et de mois à pleurer sa mort, son départ. Toute la peine était en train de remonter, la peine du jour de l’enterrement, la peine des moments qui leur avait été volé, les leurs et ceux avec Samuel. « Aiden…. » « Laisse-nous Iris. » Gigi ne bougea pas, même si elle mourrait d’envie de la serrer dans ses bras. Elle ne l’avait pas vu depuis trois ans et pourtant elle le trouvait beau à tomber par terre, comme au premier jour et ce malgré le bleu qu’il avait sur la joue. « Georgia… » L’entendre dire son prénom la faisait fondre. Alors sans réfléchir, elle posa rapidement ses affaires au sol et s’approcha pour le prendre dans ses bras. Elle se serra contre lui, fermant les yeux pour profiter de son odeur. « Mon Dieu Aiden... » Elle ne pensait plus à Nate, pas une seule seconde. Tout ce qui comptait c’était Aiden. Elle fit un pas en arrière pour le regarder, souriant à travers ses larmes. Elle espérait de tout son coeur que tout ça n’était pas un rêve, pas une nouvelle fois. C’était tellement douloureux au réveil… Elle posa avec la plus grande délicatesse du monde sa main sur sa joue pour essuyer ses larmes, le regardant toujours. Elle ne dit rien pendant quelques minutes, les mots étaient de toute façon superficielle dans cette situation. Elle resta près de lui, attirée comme un aimant. « Je...  » Sa voix se noua légèrement, ce qui la fit sourire de plus belle. Elle n’aurait jamais cru ressentir une émotion pareille. « Comment tu… Enfin...  » Tout un tas de questions s’était accumulé dans son esprit sur le chemin. Sa famille était-elle au courant ? L’armée ? Est-ce que tout ça n’avait été qu’une mascarade pour le faire disparaître ? Georgia ne savait pas par où commencer. « J’en reviens pas… Tu… Raconte moi… » Elle glissa sa main dans la sienne avant de l’attirer sur le lit pour qu’ils puissent s'asseoir, elle avait tout à coup l’impression qu’elle allait s’évanouir.
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyMer 23 Jan - 18:13



"I can mend a broken heart"

Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.


Je suis soulagé que ma sœur ne s’obstine pas à rester, et cela malgré les risques. Ce moment ne doit appartenir qu’à Georgia et moi. Peu importe si un choc émotionnel me guette. J’ai vécu pire dans les trois dernières années de ma vie. Un soupir de soulagement quitte mes lèvres tandis que je regarde la porte de ma chambre temporaire se refermer derrière Iris. Je ne suis pas dupe, je sais que ma grande sœur n’est pas très loin. Elle est probablement prête à bondir dans la chambre si la situation se détériore. Mon regard ne veut pas se décrocher du doux visage de ma femme. Mes larmes mouillent mes joues. Je fous de paraître faible devant ma femme. Car ce n’est que la vérité, je suis un homme brisé. Pourquoi devrais-je tenter de cacher un mal-être qui ne peut l’être? Je murmure son prénom. Ce prénom qui m’a fait tenir lors des séances de tortures ainsi que celui de mon fils. Georgia dépose ses effets tout près de la porte avant de venir droit sur moi. Je sens mon corps se raidir au contact de mon épouse qui vient se blottir contre mon torse. Je me maudis de ma réaction. Pourtant délicatement j’entoure Georgia de mes bras. J’enfouis mon visage dans ses cheveux pour y respirer son odeur. Comme elle m’a manqué. J’étouffe un sanglot tandis que je suis pris de tremblement léger.  « Mon Dieu Aiden... » C’est un peu à contrecœur que je sens Georgia qui recule pour mieux me regarder. Je ferme les yeux quand  je sens sa main qui se dépose délicatement sur ma joue. Un léger pincement me rappelle mon horrible ecchymose sur ma joue. Je suis conscient des doigts de ma femme qui essuie mes larmes avec tendresse. Cette douceur qui caractérise si bien Georgia. Cette douceur qui m’a fait craquer pour elle dès notre première rencontre. Un silence nous enveloppe comme un cocon bien chaud. Les mots étant superflus dans un moment pareil. Même si je voudrais parler, les mots se coincent dans ma gorge me laissant muet. Je tends les doigts doucement pour caresser sa joue. La chaleur de sa peau me rassure. Tout ceci n’est pas un rêve ni l’imagination d’une âme brisée. Je ferme les yeux tout en prenant une profonde respiration pour ensuite ouvrir les yeux à nouveau. La crainte de me réveiller à nouveau dans la cellule exiguë de ma prison me hante. « Je...  » Sa voix se noue, mais un sourire orne peu à peu ses lèvres. Puisque son sourire appelle le mien, je lui offre le mien, sincère et plein d’amour. Cela fait si longtemps que je n’ai pu sourire de bonheur. « Comment tu… Enfin...  » Je ne suis pas dupe. Je sais que Georgia a une multitude de questions qui se bousculent dans son esprit. Ma mère et mes sœurs sont passées par là également. Avant elle, il y a eu mon chef d’unité et le chef de l’escadron qui m’a délivré. Ce genre de réaction ne m’est donc pas inconnu. « Je n’en reviens pas… Tu… Raconte-moi… » Bien entendue, elle mérite des réponses. Le souci étant est-ce que je vais être en mesure de lui fournir sans difficulté? J’ai dû mal à me délier la langue. Je n’ai été qu’en mesure d’offrir de bien maigres informations sur ma captivité. Georgia m’invite de la main à venir prendre place sur le lit. Je grogne d’inconfort tandis que mes muscles se plient et se déplient. Mes doigts toujours entremêlés avec ceux de ma femme.  Je remarque qu’elle porte toujours son alliance à son doigt. Le mien,  je crois l’avoir malheureusement perdu. Je reste un moment silencieux ne sachant pas par où commencer. « La mission ne sait pas passer comme prévu… » Il est certain qu’elle avait déjà compris cette partie de l’histoire. Je me sens con. Une caresse sur ma main me rappelle que Georgia m’offre tout son temps. Qu’il n’y a pas lieu de se précipiter ! Je ferme les yeux pour revivre une scène qui n’est en rien agréable. Cette embuscade,  tout ce sang versé,  l’un de mes frères d’armes en panique à la vue de sa jambe coupée en deux. Ma respiration s’accélère, non je ne veux pas! Le regard doux de ma compagne qui m’aide peu à peu à reprendre le contrôle de moi-même. « Ils ont attaqué le fourgon en pleine rue. Nous ne nous étions pas préparés à une attaque de ce type, puisque la ville dans laquelle nous étions avait capitulé quelques jours plus tôt. » La population nous avait accueillis en sauveur. Notre mission était simplement de renforcer la sécurité. Nous avons été trop naïfs. Je glisse ma langue sur mes lèvres avant de poursuivre. « Trois de mes frères ont été tués sur le coup. Un des lieutenants et moi avons été capturés. » Mes doigts se resserrent sur ceux de ma femme. « Au bout de quelques jours, ils ont emmené mon compatriote et je ne l’ai jamais revu. Ce que j’ai compris de leur conversation. C’est qu’il l’avait exécuté et envoyé une vidéo au chef de l’armée. J’ai cru que j’allais mourir moi aussi de cette horrible façon. » Je suis pris à nouveau de sanglot tandis que je tourne mon regard vers Georgia. « Ils ne m’ont pas tué. Ils ont fait bien pires… Mon amour, ils m’ont brisé… »

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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyJeu 24 Jan - 0:12


Can't believe you're standing here, in front of me.
Georgia ne comprenait pas vraiment pourquoi sa belle-soeur souhaitait rester. Qu’est-ce qu’elle s’imaginait ? Qu’elle allait lui faire du mal ou quelque chose dans le genre ? Elle n’en aurait jamais été capable… Le voir pleurer c’était déjà beaucoup trop pour elle. Pas parce qu’il pouvait paraître faible, simplement parce les larmes trahissaient une douleur qu’elle ne voulait pas qu’il ressente. Ils s’étaient toujours parlés de tout, n’ayant pas à ressentir de honte, il n’y avait pas de jugement entre eux. Il avait toujours été là pour elle, quand elle pleurait son père, même des années après sa mort. Aujourd’hui c’était à son tour d’être là, à son tour de sécher ses larmes et de le rassurer. Elle voulait simplement qu’il se sente mieux, qu’importe ce qu’il faudrait faire. Si cela voulait dire ne pas le prendre dans ses bras parce que ça le brusquait  alors elle arrêterait. Elle avait bien senti ses muscles se tendre et regrettait de lui avoir couru dans les bras comme elle l’avait fait. La jeune femme aurait été capable de rester là pendant des heures, ses bras autour d’elle, son regard dans le sien. Elle eut un long frissons en sentant ses doigts se poser sur sa joue. Trois ans sans sentir la peau de l’homme qui vous aime toucher la vôtre cela peut sembler être une éternité. En l’entendant grogner alors que le couple s’installe sur le lit, elle ne peut s’empêcher de grimacer légèrement. Elle n’a jamais supporté de voir les gens qu’elle aime souffrir. Elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose, pouvoir soulager Aiden mais elle ne voulait pas le brusquer pour autant. « La mission ne sait pas passer comme prévu… » Georgi hocha la tête doucement en l’entendant. Bien sûr elle s’en doutait mais c’était déjà un bon début et elle ne voulait pas le décourager. Il était libre de lui dire ce qu’il voulait et quand. Elle se souvenait parfaitement que lorsqu’elle avait appris sa mort, elle avait été incapable de parler dans un premier temps. Mettre des mots sur ce qui se passait, sur ce qu’elle ressentait l’obligeait à affronter une réalité beaucoup trop douloureuse à son goût. Elle caressa le dos de sa main avec son pouce pour lui faire comprendre qu’il n’était plus seul à présent. Soudainement, la respiration du militaire se mit à s’accélérer alors elle décida de resserrer ses mains sur les siennes et de soutenir un peu plus son regard pour le rassurer. « Ils ont attaqué le fourgon en pleine rue. Nous ne nous étions pas préparés à une attaque de ce type, puisque la ville dans laquelle nous étions avait capitulé quelques jours plus tôt. » Elle hocha la tête doucement, de nouveau, comme pour l’encourager à continuer. « Trois de mes frères ont été tués sur le coup. Un des lieutenants et moi avons été capturés. »  Gigi ferma les yeux quelques secondes en entendant les mots de son époux. Elle se sait incapable d’imaginer la douleur, la peur qu’il a pu ressentir en assistant à ça. Elle ignorait si elle serait un jour capable de trouver les mots pour le réconforter à ce sujet. « Au bout de quelques jours, ils ont emmené mon compatriote et je ne l’ai jamais revu. Ce que j’ai compris de leur conversation. C’est qu’il l’avait exécuté et envoyé une vidéo au chef de l’armée. J’ai cru que j’allais mourir moi aussi de cette horrible façon. »[/b][/color] Malgré tout ses efforts, elle fut incapable de chasser de son esprit l’image qui venait de se créer. Elle ne put retenir non plus de nouvelles larmes. Le savoir mort était déjà bien assez difficile alors si en plus les circonstances avaient été aussi douloureuses, elle ne se serait sans doute jamais relever. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras mais elle se souvenait de sa réaction plus tôt alors elle se contenta de serrer ses mains dans les siennes et d’y déposer un baiser pleine de délicatesse. « Ils ne m’ont pas tué. Ils ont fait bien pires… Mon amour, ils m’ont brisé… » La jeune femme fronça les sourcils en l’entendant. Même si elle pouvait comprendre ce qu’il voulait dire, elle refusait qu’il dise que la mort était moins pire. Elle secoua très légèrement la tête. « Chéri... » Elle se rapprocha légèrement de lui, remontant l’une de ses mains sur son avant-bras. « C’est fini tout ça maintenant d’accord ? Je sais que ça va pas être simple tout de suite mais tu es là, à la maison, d’accord ?  » Elle lui offrit un tendre sourire, son regard toujours dans le sien. « On va tout faire pour que ça aille, pour que tu te sentes mieux d’accord ? J’ai tout le temps qu’il faut pour t’aider à recoller les morceaux… Tout le temps pour t’aider à te soigner. » Elle était sincère, complètement. « Ca y est le cauchemar est fini trésor... » Elle le regardait toujours, incapable de décrocher son regard du sien. « Maintenant, on est là. Ta mère, Iris, Samuel et moi, d’accord ? Ca prendre le temps qu’il faudra mais ça ira mieux je te le promets. » Elle approcha de nouveau leurs mains de ses lèvres pour les embrasser, pleine de douceur. « Je ferais tout ce qu’il faut pour que tu sentes bien d’accord ? Demande moi ce que tu veux. »
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyJeu 24 Jan - 18:22



"I can mend a broken heart"

Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.


Il m’est difficile de revivre l’embuscade dans ce petit village de Syrie. Cet évènement est la cause de trois ans d’enfermement, de traitement qui va à l’encontre des droits de l’homme. Aujourd’hui, il en résulte un homme brisé. Un homme qui panique à une simple pensée. Un homme qui souffre d’une caresse de sa femme. Il y a-t-il une possibilité, si maigre fut-elle, pour moi d’accéder à une parcelle de bonheur à nouveau ? La réponse vient de mon épouse. Je la vois froncer légèrement les sourcils à mes paroles. Elle secoue ensuite sa tête doucement. Je regarde ses cheveux qui suivent le mouvement. Ils semblent si doux. Cela fait une éternité que je n’ai pas pu les sentir sous mes doigts. « Chéri... » Sa voix attire mon regard sur son visage. Je sens sa main qui remonte doucement sur mon avant-bras. Encore une fois, je sens mon corps qui se tend comme une corde raide. Je me maudis, encore une fois d’avoir pareille réaction. Pourtant je n’ai aucun contrôle. C’est comme si mes muscles avaient une mémoire propre à eux. Qu’ils se préparaient à recevoir un coup ! Je prends une profonde respiration pour me concentrer sur les paroles réconfortantes de Gigi. « C’est fini tout ça maintenant d’accord ? Je sais que ça ne va pas être simple tout de suite, mais tu es là, à la maison, d’accord ? » Elle a raison, c’est bien terminé. Ils ne peuvent plus m’atteindre physiquement. Ils sont probablement tous morts. Je n’ai pas osé poser la question à mes sauveurs. Son sourire appelle le mien. Ce ne sera pas simple, je m’en doute. Les symptômes post-traumatiques vont nous pourrir la vie pendant un bon moment, mais pas que, comment va-t-elle réagir quand elle va voir mon corps ? Il n’est plus le même. Il est maintenant couvert de cicatrices. Mon dos étant la partie la plus atteinte. La peau n’est plus lisse et douce au toucher, mais plutôt buriner, crevasser, par les multitudes de coups que j’ai subis. « On va tout faire pour que ça aille, pour que tu te sentes mieux d’accord ? J’ai tout le temps qu’il faut pour t’aider à recoller les morceaux… Tout le temps pour t’aider à te soigner. » Il est vrai que cela sera plus facile de recoller les morceaux de nos vies ensemble. J’ai envie de poser mes lèvres contre les siennes, pour la remercier d’être si douce et compréhensive avec moi. Qu’ai-je fait pour avoir une femme aussi adorable dans ma vie ? Mon amour pour elle est toujours aussi vivace sinon plus après ses paroles de réconforts. Pourtant, je ne fais pas de mouvement dans sa direction. Mon corps refuse de répondre à ma demande. « Ça y est le cauchemar est fini trésor... » Oui, le cauchemar est bel et bien terminé. Je lui murmure tout bas « Merci… » « Maintenant, on est là. Ta mère, Iris, Samuel et moi, d’accord ? Ça prendre le temps qu’il faudra, mais ça ira mieux je te le promets. » Une promesse que Georgia ne fait pas à la légère. Je le sais qu’elle est sincère. Connaissant ma femme, elle va se lancer corps et âme pour me sauver et me ramener à elle. Elle va tout faire pour que je redevienne l’homme que j’étais avant de partir. Gigi porte mes mains à ses lèvres pour y déposer un baiser tout en douceur. « Je ferais tout ce qu’il faut pour que tu sentes bien d’accord ? Demande-moi ce que tu veux. » Soulagé, je m’approche un peu de ma belle. Nos corps se frôlent légèrement. C’est ce que je suis capable de supporter pour le moment. Je pousse un soupir avant de venir enfouir mon visage dans son cou. J’y respire son odeur florale. J’ai toujours aimé son parfum, doux et sucré à la fois. « J’aime ta façon parfois si simple et pleine de bon sens de voir la vie. Avec toi les problèmes n’existent pas, il y a toujours des solutions. Je voudrais terminer en te disant que si dans la vie, beaucoup de choses sont imprévisibles, j’ai une certitude c’est que je sais que peu importe ce que nous réserve le futur, nous serons ensemble partageant notre amour… Et c’est tout ce dont j’ai besoin pour être heureux ! » Je viens de lui réciter mes vœux de mariage. Ces mots, que je lui réciter, les yeux dans les yeux tous en lui glissant l’anneau à son doigt. Ces mots qui prennent tous leurs sens aujourd’hui, plus que jamais. Je dépose mes lèvres sur la peau dénudée de son cou avant de reprendre une position assise. Plus confortable pour mes muscles endoloris. « Samuel doit avoir trois ans maintenant ? » J’ai perdu trois années de sa vie. Ils m’ont arraché les premières années. Je n’ai pas eu la chance de le voir faire ses premiers pas ni l’entendre prononcer ses premiers mots. Je soupire. Comment va-t-il réagir en me voyant ? J’ai peur qu’il me rejette. « L’accouchement s’est bien déroulé ? Est-il en bonne santé ? Est-ce qu’il le sait pour moi ? » Je me rends compte que je bombarde ma femme de questions et qu’elle ne peut en placer une. « Excuse-moi, je veux tellement rattraper le temps perdu. » Je marque une pause avant de poursuivre. « Tu sais, ce qui m’a empêché de sombrer totalement, c’est vous deux. Je prononçais sans arrêt ton prénom et le sien. Je m’accrochais à vous, car j’avais un fol espoir de vous revoir un jour. Dans cette vie ou dans l’autre. » C’est à mon tour de prendre la main de Georgia pour la porter à mes lèvres. « Je t’aime Georgia. » Mon regard s’arrête sur la bague à son doigt. « Je vais devoir m’acheter un autre jonc de mariage. J’ai perdu mon ancien malheureusement. »

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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptySam 26 Jan - 2:11


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On dit souvent que le temps soigne les blessures, même Georgia en était convaincue alors que ce n’avait pas toujours été le cas. L’adage se révèlerait vrai pour les situations d’Aiden aussi, elle en était persuadée. Qu’importe si cela prendrait trois ans, cinq ou dix. Il était là, en vie et rien n’était plus important. C’était du moins l’avis de la demoiselle et elle espérait qu’il pensait la même chose. Le pire était maintenant derrière eux. Un jour il serait capable de dormir sans avoir peur de se réveiller dans l’endroit où il avait été retenu. Un jour il serait capable de ne pas se raidir quand quelqu’un poserait sa main sur lui. Un jour il se sentirait calme, paisible et même heureux. Il sourit de nouveau et cela soulage un peu le coeur de la jeune femme. « Merci… » Aiden laissa échapper un petit mot et elle répondit avec son plus beau sourire. Il n’avait pas à la remercier, elle faisait ça sans être forcée, bien au contraire. « Tu sais bien que je ferais tout pour pouvoir t’aider. » Doucement, il finit par se rapprocher. Elle ne bougea pas d’un millimètre, ni pour s’éloigner si pour se rapprocher un peu plus. Elle voulait lui laisser du temps, le laisser aller à son propre rythme. En sentant son visage se glisser dans son cou, elle ne put s’empêcher de sourire de plus belle. Elle résista à l’envie de poser sa main sur sa nuque ou dans son cou, ne voulant pas le brusquer. Il fallait qu’elle se contente de ce qu’il pouvait lui donner. « J’aime ta façon parfois si simple et pleine de bon sens de voir la vie. Avec toi les problèmes n’existent pas, il y a toujours des solutions. Je voudrais terminer en te disant que si dans la vie, beaucoup de choses sont imprévisibles, j’ai une certitude c’est que je sais que peu importe ce que nous réserve le futur, nous serons ensemble partageant notre amour… Et c’est tout ce dont j’ai besoin pour être heureux ! » Ces mots, elle les connaît par coeur et elle ne peut pas s’empêcher de sourire, émue en les entendant. Elle ressent les même émotions que lorsqu’il lui a récité le premier jour, l’un des plus beaux de sa vie d’ailleurs. Le baiser qui suit fit frissonner la demoiselle, c’est plus fort qu’elle. Elle voudrait tellement l’embrasser… « Samuel doit avoir trois ans maintenant ? » Elle plongea son regard dans le sien et hocha la tête à sa réponse. Sans qu’elle puisse le contrôler, un nouveau sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu’il parle de Samuel. C’est toujours la même chose lorsque quelqu’un lui parle du petit Samuel, le trésor de sa vie. « Oui, trois ans depuis le mois d’Octobre. » C’est sûr qu’il a manqué beaucoup de choses mais ce n’est encore qu’un enfant qui va avoir énormément besoin de son père. « L’accouchement s’est bien déroulé ? Est-il en bonne santé ? Est-ce qu’il le sait pour moi ? » Elle n’a pas le temps de répondre que déjà, que déjà Aiden reprend la parole. Ce qui fait rire son épouse. « Excuse-moi, je veux tellement rattraper le temps perdu. » « T’inquiète pas je comprends. Attends... » Gigi se redressa légèrement, attrapa son sac pour en sortir son téléphone portable. Après avoir repris sa place sur le lit, elle le déverouilla et chercha son album de photos de leur fils. Il contient tout un tas de photos, de sa naissance à son dernier anniversaire. « L’accouchement s’est bien passé. C’était long, dix longues heures mais ça allait. Il était déjà tout mignon quand il est né. Il pleurait beaucoup mais c’était un bébé donc... » Elle haussa légèrement les épaules avec un léger rire. « Il va très bien, il est en bonne santé. C’est un petit garçon plein de vie qui aime rigoler, qui danse dès qu’il y a de la musique… Bon il aime jouer à la bagarre un peu trop à mon goût mais bon… Je lui parle de toi souvent, il a déjà vu des photos de toi, il en voit même une tous les jours. Il sait que tu es parti… Mais c’était compliqué, il est encore jeune… Mais il pose de plus en plus de questions. » Elle n’avait jamais caché la vérité au petit. Elle ne voulait pas qu’il puisse se faire de fausses idées sur son père, qu’il pense qu’il l’avait abandonné. Elle ne savait pas très bien quelle serait sa réaction lorsqu’ils allaient se rencontrer. Bien sûr, il faudrait du temps, ça ne pourrait pas se faire demain. Elle allait sans doute demander conseil au pédopsychologue que consultait parfois Sam. Il allait falloir y aller en douceur. « J’ai à peu près des vidéos de tout t’inquiète pas, je vais tout te montrer. » Elle lui sourit délicatement, cherchant à le rassurer. C’était une chance de vivre à une époque où la technologie était aussi accessible. « Tu sais, ce qui m’a empêché de sombrer totalement, c’est vous deux. Je prononçais sans arrêt ton prénom et le sien. Je m’accrochais à vous, car j’avais un fol espoir de vous revoir un jour. Dans cette vie ou dans l’autre. » Les mots d’Aiden lui donnèrent les larmes aux yeux. Elle était tellement heureuse de pouvoir le retrouver ici et maintenant. Elle reserra ses mains sur les siennes, seule marque d’affection qu’elle pouvait lui apporter sans le sentir tendu. Ses yeux suivirent le déplacement de leur main et elle sourit en sentant son baiser. « Je t’aime Georgia. » Son sourire s’élargit un peu plus. Pendant ces trois ans, elle aurait donné n’importe quoi pour entendre ces quelques mots. « Moi aussi je t’aime. Tu m’as tellement manqué... » Elle posa son regard sur son alliance et écouta le jeune homme avant de détacher ses mains des siennes. « Je pense pas que ce sera nécessaire... » Ses mains se portèrent sur la chaîne qu’elle portait autour du cou. Une fois détachée, elle put la retirer de sous son haut, dévoilant la bague. Elle avait été retrouvé sur son lieu supposé de mort. La gravure à l’intérieur avait permis de savoir que c’était la sienne. Elle fit glisser l’anneau du bijou et prit sa main. « Je l’ai porté tous les jours pendant trois ans. Elle m’a donné une force incroyable. Je pensais à toi, tu étais avec moi comme ça. » Un si petit objet lui avait donné l’impression qu’elle pouvait soulever des montagnes, pensant qu’il veillait sur elle. « J’ai vendu notre maison… J’arrivais plus à y vivre sans toi… Je passais mon temps à pleurer en entrant dans notre chambre... » Elle avait dû faire son deuil aussi vite qu’elle le pouvait, notamment pour Samuel. Il venait de perdre son père, il ne pouvait pas non plus perdre sa mère Elle avait mis sa vie de côté pour Sam, elle le ferait de nouveau pour aider Aiden. « Ca a pas été simple sans toi… Tu n’imagines pas le bien que ça fait de te voir là en face de moi… J’ai tellement espérer que ça arrive, me réveiller et que tu sois contre moi dans notre lit... » De nouveau, les larmes remplirent ses yeux. Elle les essuya doucement, secouant la tête lentement. « Faut qu’on arrête de pleurer... »
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptySam 26 Jan - 5:06



"I can mend a broken heart"

Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.


Je sens Georgia qui frissonne quand mes lèvres se déposent sur son cou. Je la connais assez bien pour savoir qu’elle désire plus. Elle mérite plus, surtout après trois ans de séparation. Je suis incapable de lui offrir ce qu’elle désire, mon corps refuse de m’obéir. Je sais bien que mon épouse va mettre ses désirs et ses envies de côté pour mon bien-être. Cela me fait sentir coupable, même si je ne devrais pas l’être. Je ne suis en rien responsable de ce qu’il sache passer ses trois dernières années. Je décide de me redresser, car mes muscles me font souffrir. Je la questionne sur notre fils. Mon petit Samuel que je connais que de nom, dû moins pour le moment. Un sourire orne de nouveau les lèvres de ma femme. Je peux lire dans ses yeux tout l’amour qu’elle porte à notre premier né. « Oui, trois ans depuis le mois d’octobre. » J’ai donc manqué son anniversaire de peu, enfin si l’on considère que quatre mois ce n’est pas beaucoup. Mes questions se multiplient. J’ai manqué tellement de chose que j’aimerais rattraper le temps perdu le plus rapidement possible. « T’inquiète pas je comprends. Attends... » Georgia se penche sur le lit pour récupérer son sac à main qui repose tout près de la porte de la chambre. Elle revient auprès de moi son téléphone à la main. Je remercie la technologie. Elle nous permet d’avoir nos souvenirs au bout des doigts. Je regarde par-dessus son épaule, son doigt qui glisse sur l’écran tactile. Elle sélectionne un album photo. La bouille d’un adorable bébé apparaît. « L’accouchement s’est bien passé. C’était long, dix longues heures, mais ça allait. Il était déjà tout mignon quand il est né. Il pleurait beaucoup, mais c’était un bébé donc... » Je prends le téléphone des mains de ma femme pour mieux voir l’une des premières photos de Samuel. « Dix heures ? Je regrette de ne pas avoir été présent pour que tu réduises ma main en bouillie à cause de la douleur ou tu me reproches ma petite contribution. » Ce n’est qu’une taquinerie, d’ailleurs je lui fais un petit sourire espiègle. Le corps d’une femme est vraiment exceptionnel, elles arrivent à créer un être humain à partir de presque rien. Mon doigt glisse sur l’écran pour voir les autres photos. « Ma mère t’en a probablement déjà parlé, mais j’étais un bébé difficile. Je pleurais souvent… trop à son goût. » La photo qui s’affiche sur l’écran est une photo de Samuel quand il devait avoir 1 an. Il est dans sa chaise haute, le visage barbouillé d’une purée aux fruits. « Il a tes yeux et mes cheveux rebelles. » Il est le parfait mélange de nous deux. « Il va très bien, il est en bonne santé. C’est un petit garçon plein de vie qui aime rigoler, qui danse dès qu’il y a de la musique… Bon il aime jouer à la bagarre un peu trop à mon goût, mais bon… Je lui parle de toi souvent, il a déjà vu des photos de toi, il en voit même une tous les jours. Il sait que tu es parti… Mais c’était compliqué, il est encore jeune… Mais il pose de plus en plus de questions. » Elle n’est donc pas rentrée dans les détails. Il est jeune, trop jeune pour perdre son innocence. « C’est une bonne chose de l’avoir préservé. » Ce sera plus facile pour la reprise de contact. Une chose que je dois envisager dans un avenir proche. Samuel connait mon visage. Il sait que je suis son père grâce aux photos. Me faire accepter de lui me sera plus facile. Un petit rire m’échappe quand Gigi fait allusion aux bagarres. « C’est un garçon, ça l’aime se bagarrer même si ça déplaît beaucoup à son adorable mère. » Je plonge mon regard dans celui de mon épouse tout en lui caressant doucement la joue. « J’ai à peu près des vidéos de tout t’inquiètes pas, je vais tout te montrer. » Je lui rends son téléphone qu’elle remet à l’abri dans son sac à main. « J’aimerais beaucoup oui. »  Mes mains se posent sur les siennes tandis que je lui explique ce qui m’a gardé en vie pendant mes trois années d’emprisonnement. Je lui dis que je l’aime, mes sentiments pour elle n’ont jamais faibli. « Moi aussi je t’aime. Tu m’as tellement manqué... » Nos regards s’arrêtent sur l’alliance qu’elle porte. Je vais devoir m’en procurer une nouvelle puisque j’ai malheureusement perdu l’ancienne. « Je pense pas que ce sera nécessaire... » Je fronce les sourcils tandis que je Gigi porte les mains à son cou pour détacher sa fine chaîne en or. En la sortant de son haut, je peux y voir mon anneau. Ils l’ont retrouvé, probablement sur le lieu de l’embuscade. Je n’arrive pas à me souvenir quand le bijou m’a glisser du doigt. Peut-être que c’est un de mes agresseurs qui me l’a retiré pour mieux la jeter. Question de brouiller les pistes. La jeune femme glisse le bijou dans ma paume. « Je l’ai porté tous les jours pendant trois ans. Elle m’a donné une force incroyable. Je pensais à toi, tu étais avec moi comme ça. » Je lui fais un sourire tendre tandis que je glisse le bijou au doigt qu’il n’aurait jamais du quitter. « Elle est un peu ample. Je devrais peut-être la faire ajuster. Je ne voudrais pas la perdre à nouveau. » Ou j’attends tout simplement de reprendre un peu de poids. « J’ai vendu notre maison… J’arrivais plus à y vivre sans toi… Je passais mon temps à pleurer en entrant dans notre chambre... » Je hoche simplement la tête. J’aurais aimé qu’elle puisse garder la maison, mais je comprends que les souvenirs qui s’y rattachaient devaient rendre les choses pénibles pour elle. Elle avait notre enfant sur qui veiller. Ce petit être étant le dernier cadeau que j’ai pu lui offrir. « Je comprends, ne t’en fais pas. J’aurais probablement fait pareil à ta place. » Je marque une pause avant de continuer. « Nous rachèterons une maison, avec un grand jardin pour Samuel. Un nouveau départ pour tous les trois. » Je serre doucement la main de ma femme comme pour sceller une promesse. « Ça n’a pas été simple sans toi… Tu n’imagines pas le bien que ça fait de te voir là en face de moi… J’ai tellement espéré que ça arrive, me réveiller et que tu sois contre moi dans notre lit... » Je vois les larmes qui inondent à nouveau ses yeux. J’ai moi-même rêvé à de nombreuses reprises de sa présence auprès de moi. Combien de fois j’ai souhaité de me réveiller de ce cauchemar qu’était devenue ma vie ! Georgia essuie une fois de plus les larmes sur ses joues. « Faut qu’on arrête de pleurer... » Un petit rire m’échappe à cette remarque. « Oui, je suis bien d’accord. Attends, tu me permets ? » Je me déplace sur le matelas pour m’allonger contre la multitude d’oreillers qui s’y trouve. Mon dos commençait à me faire souffrir. De mon bras valide, j’invite Georgia à venir se blottir à côté de moi. C’est avec douceur que ma femme se glisse tout près de moi. Mon corps se révolte à cette intrusion, mais je décide de combattre. « Ne t’en fais pas, je dois juste reprendre l’habitude d’un contact humain. » Je dépose un baiser sur le haut de son crâne pour la rassurer. « Tu sais, je ne dois pas être seul, il me faut une surveillance. C’est pour cette raison que je suis chez Iris, elle travaille de son appartement. » Cela me semblait un choix judicieux sur le coup. « Je ne voulais pas effrayer le petit… » Je ne veux pas qu’elle croie que je voulais la laisser dans l’ombre. Au pire que je ne désirais plus la voir. C’est tout le contraire. « Je veux rentrer à la maison… » Je veux être auprès de la femme que j’aime et de mon fils.

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Georgia Callahan
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyLun 28 Jan - 1:37


Can't believe you're standing here, in front of me.
La jeune femme ne le quittait pas des yeux, parlant du petit Samuel, son petit trésor.. « Dix heures ? Je regrette de ne pas avoir été présent pour que tu réduises ma main en bouillie à cause de la douleur ou tu me reproches ma petite contribution. » Elle le regarda et afficha un sourire amusée en entendant ses paroles. « Oh mais je te rassure, là où pas, je t’ai maudit dès que les vraies premières contractions sont arrivées.  » Elle se mit à rire doucement. Bien sûr elle savait dès le départ qu’il y avait de fortes chances pour que Aiden ne soit pas là lors de son accouchement. Son métier ne lui permettait pas toujours d’être là quand il fallait ou quand il voulait. Même si au début ça avait été très difficile pour elle, elle ne lui reprochait plus aujourd’hui. Elle savait dans quoi elle s’engageait lorsqu’elle avait dit oui quand il avait parlé de bébé. Elle adorait ce genre de moment complice qu’il y avait entre eux. « Ma mère t’en a probablement déjà parlé, mais j’étais un bébé difficile. Je pleurais souvent… trop à son goût. » Un nouveau rire remplit la pièce. La présence de la famille d’Aiden lui avait fait tellement de bien au moment de sa mort, lorsqu’elle s’était retrouvée seule avec Samuel. Elle avait passé des heures avec eux, sa belle-mère l’aidant aussi avec le petit puisqu’elle n’avait plus beaucoup de contact avec sa propre mère. « Oh oui elle me l’a dit. Ca et tout un tas d’autres choses que tu t’étais bien gardé de me raconter. » Elle sourit en voyant la photo de leur fils sur laquelle il s’était arrêté. Il était adorable. « Il a tes yeux et mes cheveux rebelles. » Elle hocha la tête doucement, cette bouille d’amour qu’il avait la faisait craquer à chaque fois qu’elle posait ses yeux sur lui. C’était l’une de ses plus grande fierté. « C’est une bonne chose de l’avoir préservé. » La demoiselle le regarda en hochant la tête. « J’ai juste essayé de faire de mon mieux, de faire ce que je pensais le mieux pour lui… J’ai sans doute pas toujours fait ce qu’il fallait mais... » Ca n’avait pas été tous les jours faciles et elle avait parfois cédé sur ses grandes principes d’éducation. Malgré cela, Samuel n’était pas un enfant horrible ou mal élevé. « C’est un garçon, ça l’aime se bagarrer même si ça déplaît beaucoup à son adorable mère. » Elle sourit en l’entendant, secouant la tête doucement. Sentir sa main sur sa joue lui faisait énormément de bien. Cela la replongeait trois en arrière, quand tout allait bien. Elle fit la moue à la fin de sa phrase. « De toute façon, moi je voulais une fille... » La jeune femme lui avait souvent répété cette phrase quand il la taquinait alors qu’elle était enceinte. Bien sûr elle plaisantait, maintenant comme avant. Son enfant était parfait comme il était. « J’aimerais beaucoup oui. » Elle allait bien évidemment l’aider à rattraper tout le temps qu’ils avaient perdu. Beaucoup de choses avaient changé… Alors que d’autres pas du tout, elle porte toujours sa bague, comme au premier jour. Lorsqu’elle lui rend la sienne, Aiden sourit et son sourire appelle le sien. Elle ne sait pas non plus par quel miracle la bague est revenu. Elle avait été ramené avec d’autres affaires trouver sur place qui avaient été mises à disposition pour les épouses. « Elle est un peu ample. Je devrais peut-être la faire ajuster. Je ne voudrais pas la perdre à nouveau. » Elle prend le temps d’observer sa main d’un peu plus près. La taille est en effet un peu trop grande. « Je vais te faire des lasagnes, des tonnes de gâteaux et des pizzas, bientôt elle sera trop petite tu vas voir. » Gigi lui offrit alors un tendre sourire, elle compte bien prendre soin de lui. Qu’importe le temps que cela demanderait. « Je comprends, ne t’en fais pas. J’aurais probablement fait pareil à ta place. Nous rachèterons une maison, avec un grand jardin pour Samuel. Un nouveau départ pour tous les trois. » Elle sourit en le sentant serrer sa main. Samuel adorerait avoir un jardin, il adore passer du temps au parc. Elle aimerait embrasser sa joue pour le remercier mais se souvient du mouvement de recule qu’il a eu plus tôt. « Je suis sûre qu’il sera fou de joie. Et moi aussi d’ailleurs. » Lorsqu’elle entend rire le jeune homme, Georgia sent son coeur se remplir de joie. Elle pensait ne jamais plus avoir la chance d’entendre ce rire qu’elle aime tant. « Oui, je suis bien d’accord. Attends, tu me permets ? » Elle hocha la tête doucement, le regardant faire. Il à l’air d’avoir mal de partout, son visage se crispant à chaque mouvement. Elle se dit qu’il aurait sans doute besoin d’un bon massage. Elle lui ferait avec plaisir mais préférait attendre qu’il lui demande, qu’il se sente prêt. Elle se glissa contre lui, complètement détendue contrairement à lui. Son corps montre des réflexes de défense. « Ne t’en fais pas, je dois juste reprendre l’habitude d’un contact humain. » Elle posa sa main sur sa joue avec toute la douceur possible, comme s’il était une petite chose fragile. Elle plongea son regard dans le sien et lui offrit un sourire. « Je ne te ferais jamais de mal, jamais, d’accord ? Tu peux être toi avec moi, tu peux prendre le temps qu’il te faudra pour aller mieux, je serais là. Le jour où tu seras prêt pour que je te serre dans mes bras, je serais là. Le jour où tu seras prêt pour que je te masse, je serais là. Si quoi que je fais te rend trop mal à l’aise, dis le moi, d’accord ? L’important c’est que tu te sentes bien, que tu sois à l’aise. » Les désirs qu’elle peut avoir n’ont plus vraiment d’importance s’ils vont à l’encontre du bien être d’Aiden. Un sourire plus fin se dessina lorsqu’elle sentit son baiser. Elle adorait toujours autant ça. « Tu sais, je ne dois pas être seul, il me faut une surveillance. C’est pour cette raison que je suis chez Iris, elle travaille de son appartement. Je ne voulais pas effrayer le petit… » Elle hocha la tête doucement en l’entendant. Elle comprenait mieux son choix à présent. Elle se demandait d’ailleurs quelle aurait été sa propre réaction s’il avait tout simplement frappé à la porte. Elle déplaça délicatement sa main sur son épaule. « Tu as bien fait. » Elle avait attendu son retour pendant trois ans alors deux semaines de plus ou de moins n’allaient pas changer grand chose après tout. « Je veux rentrer à la maison… » Il était clair qu’elle était soulagée de l’entendre dire ça et elle avait hâte qu’il rentre, hâte qu’il soit avec eux tous les matins, tous les soirs contre elle. « Tu peux rentrer quand tu veux trésor. Même si c’est un appartement que tu ne connais pas, tu y es chez toi. » Elle se serra un peu plus contre lui, fermant les yeux pour profiter de sa présence. « Il faudrait peut-être que tu vois Samuel une première fois, en dehors de la maison, pour le préparer.  » Même si elle était pressée de retrouver une vie avec lui, il ne fallait pas que tout ça se fasse au détriment du petit. « A priori il devrait bien réagir ne t’inquiète pas. Mais il vaut mieux être prudents. Même si j’aimerais te ramener à la maison tout de suite... » Elle déplaça sa main délicatement dans son dos, comme elle le faisait toujours, sans réfléchir plus que ça à sa réaction. « Je demanderais à ma patronne un congé pour que tu ne sois pas seul, je suis sûre qu’elle dira oui. » Georgia avait, depuis sa prétendue mort, abandonné tout son projet d’ouvrir son propre SPA. Même si à l’époque elle avait avancé les démarches, elle avait perdu toute énergie pour ce projet.
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MessageSujet: Re: I can mend a broken heart FT. Georgia    I can mend a broken heart FT. Georgia  EmptyMar 29 Jan - 5:16



"I can mend a broken heart"

Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.


Je sens que je me détends petit à petit quand nous abordons le sujet de notre fils, Samuel. Ce petit bout de chou le résultat de notre amour. Il a mis dix heures avant que mon épouse puisse le prendre dans ses bras pour la première fois. Je la taquine, regrettant de ne pas avoir été là pour qu’elle puisse se défouler sur moi, car il est clair qu’un homme ne sert pas à grand-chose lors de l’accouchement. Il ne fait souvent qu’augmenter l’agressivité de sa compagne qui souffre le martyre lors des contractions. « Oh, mais je te rassure, là où pas, je t’ai maudit dès que les vraies premières contractions sont arrivées. » Son rire se fait entendre dans la chambre. Évidemment, je n’en attendais pas moins d’elle. Nous le savions tous les deux que les chances que je sois présent pour l’accouchement étaient très minces pour ne pas dire quasiment nulle. C’est en toute connaissance de cause que nous avons décidé d’avoir un enfant dans ces conditions. Évidemment, nous n’avions pas prévu une disparition de trois ans à la suite. Je lui avoue avoir été un bébé difficile et que je pleurais un peu trop au goût de ma mère. Je sais, que mon épouse, a gardé contact avec les membres de ma famille. Ma mère a tout de suite accepté Gigi dans la famille dès que je les présenter l’une à l’autre. C’est rassurant de savoir que les deux femmes de sa vie s’entendent aussi bien. « Oh oui elle me l’a dit. Ça et tout un tas d’autres choses que tu t’étais bien gardé de me raconter. » Je roule des yeux à cette remarque. Bien sûr que ma mère a dû lui raconter des choses sur moi et légèrement embarrassantes. Je serais prêt à mettre ma main au feu que ma mère lui a montré les photos de moi quand je prenais mon bain étant gamin. Toute mère à au moins une photo de cette nature dans un album familiale. Le genre de photo qui vous fait honte à coup sûr. Mon fils a les yeux de sa mère, mais ma chevelure rebelle. Je lui avoue que je suis soulagé qu’elle ait préservé l’innocence de notre fils. Il est encore un peu trop jeune pour être confronté à la mort. « J’ai juste essayé de faire de mon mieux, de faire ce que je pensais le mieux pour lui… Je n’ai sans doute pas toujours fait ce qu’il fallait, mais... » Je serre doucement la main de Gigi avant de venir déposer mes lèvres sur ses jointures. « Il n’y a personne de parfait. Tu as fait de ton mieux, c’est ce que Samuel va retenir de tout ça. » J’apprends que ma progéniture aime un peu trop la bagarre au goût de sa mère. C’est un garçon. Les garçons sont souvent très turbulents. Je lui caresse doucement la joue. Gigi affiche soudainement une moue boudeuse. « De toute façon, moi je voulais une fille... » Cette phrase, elle me l’a répété à de nombreuses reprises pendant sa grossesse. Je lui fais un petit sourire en coin avant d'ajouter. « Rien, nous empêche d’essayer d’avoir une petite princesse plus tard. » J’ai toujours voulu avoir une grande famille. Un petit rêve resté vivace malgré mon métier plus que précaire. L’idée en soi d’avoir d’autres enfants n’est pas écartée, seulement mise sur la glace. Cela dépend également de mon épouse, peut-être qu’elle ne désire plus avoir d’enfants. Enfin, nous allons devoir en discuter, mais certainement pas aujourd’hui. Je retrouve mon alliance. Je ne sais pas par quel miracle, il se trouve en possession de Georgia. Je glisse le bijou à mon doigt pour constater qu’elle est un peu grande. Je vais devoir la faire ajuster par un bijoutier. « Je vais te faire des lasagnes, des tonnes de gâteaux et des pizzas, bientôt elle sera trop petite tu vas voir. » Oui, prendre les kilos perdus me ferait le plus grand bien. J’ai toujours adoré la cuisine de la jolie femme à mes côtés. Je risque d’être gâté. Je lance l’idée que l’on s’achète une nouvelle maison. Un nouveau départ pour tous les trois. « Je suis sûre qu’il sera fou de joie. Et moi aussi d’ailleurs. » C’est donc une chose entendue. Je décide de changer de position, car mon corps commence à me lâcher. La douleur musculaire commence doucement à être difficile à supporter. J’invite Gigi à venir se blottir contre moi. Je m’excuse d’avance des réactions préprogrammées de mon corps. Je dois apprivoiser le contact humain à nouveau. Ne plus avoir peur de recevoir un coup, mais plutôt une caresse. Gigi se redresse légèrement pour venir apposer sa main sur ma joue. Son regard plonge dans le mien. « Je ne te ferais jamais de mal, jamais, d’accord ? Tu peux être toi avec moi, tu peux prendre le temps qu’il te faudra pour aller mieux, je serais là. Le jour où tu seras prêt pour que je te serre dans mes bras, je serais là. Le jour où tu seras prêt pour que je te masse, je serais là. Si quoi que je fais te rend trop mal à l’aise, dis-le-moi, d’accord ? L’important c’est que tu te sentes bien, que tu sois à l’aise. » Pour la remercier de toute sa sollicitude, je dépose un baiser dans ses cheveux. J’aborde ensuite le sujet de ma présence chez ma sœur. Le fait que j’ai besoin d’une surveillance soutenue. Ma sœur travaillant à la maison, c’était donc tout indiqué. Cependant la raison principale étant que je ne voulais pas effrayer notre fils. Je suis encore une sorte d’étranger à ses yeux. « Tu as bien fait. » Je pousse un soupir de soulagement à ses mots. Je sens sa main qui glisse sur mon épaule. Un léger frisson me parcourt l’échine. Un frisson que je trouve agréable. Je lui avoue enfin que je désire rentrer à la maison. « Tu peux rentrer quand tu veux trésor. Même si c’est un appartement que tu ne connais pas, tu y es chez toi. » Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je sens le poids de Gigi contre mon torse. Je lui caresse doucement les cheveux. Mes doigts glissent dans ses boucles brunes. Ces cheveux sont si soyeux comme dans mon souvenir. « Il faudrait peut-être que tu voies Samuel une première fois, en dehors de la maison, pour le préparer. » Je hoche la tête de façon positive. « Oui, je suis d’accord avec toi. Il serait important que je fasse sa connaissance. » Suis-je nerveux de rencontrer mon fils ? Oui, j’appréhende le moment, surtout mes réactions. Je ne voudrais pas qu’il me repousse comme je ne voudrais pas le repousser sans le vouloir. « A priori, il devrait bien réagir ne t’inquiète pas. Mais il vaut mieux être prudents. Même si j’aimerais te ramener à la maison tout de suite... » Je glisse mon doigt sous son menton pour que je puisse mieux voir son visage. « Crois-moi, j’aimerais bien rentrer immédiatement. En tant que parents on doit penser aux bien-être de notre fils avant tout. » Je sens la main de Georgia qui se glisse dans mon dos. Peut-elle sentir les cicatrices qui maculent ma peau ? Peut-elle sentir les crevasses dans ma chair ? Je ne sais trop quoi penser. Enfin si c’est le cas, elle ne montre aucun signe de dégoût à ce sujet. « Je demanderais à ma patronne un congé pour que tu ne sois pas seul, je suis sûre qu’elle dira oui. » Je fronce légèrement les sourcils. Elle ne travaille pas à son compte. Je sais qu’elle caressait le projet d’ouvrir son propre spa. « Tu as abandonné ton rêve ? » Je sens toujours la main de ma compagne dans mon dos. Elle fait de doux va-et-vient. Un geste tendre qu’elle m’a toujours prodigué lors de nos discussions sur l’oreiller. Nous discutions toujours de tout et de rien avant de dormir. Notre petit moment, à nous, de la journée. Un moment pour se retrouver. Le souvenir de ses soirées fait en sorte que je me détends doucement dans les bras de Georgia. Mon visage s’approche doucement du sien. Nos nez se touchent. Je frotte le mien contre le sien avec douceur. Par réflexe, je glisse ma langue sur mes lèvres. Mon regard s’attarde sur ses lèvres pulpeuses. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas pu y goûter. Je retiens un rire tandis que je me trouve idiot d’hésiter autant. J’ai l’impression de revenir à nos débuts. C’est bon, il faut que je me lance, du courage Aiden que diable ! Je pose mes lèvres sur celle de ma femme tout en douceur. Je m’éloigne quelque peu pour pouvoir jauger sa réaction. Je la questionne du regard avant de venir les capturer à nouveau, mais cette fois avec un peu plus de fougue. Mes yeux se ferment tandis que j’accentue notre baiser, du bout de la langue je viens taquiner la sienne. Une vague de bonheur me traverse le corps tandis qu’elle entrouvre légèrement les lèvres. Un gémissement de plaisir m’échappe bien malgré moi. Malheureusement, mon corps se fige quand je sens ses mains qui tentent de se frayer un chemin pour toucher ma peau. « Chérie… » Je suis confus quand je lève mon regard vers elle. Nous avons été surpris par nos émotions. « Je… » Je n’ai pas besoin de m’expliquer. Je me redresse dans le lit. Je prends appui sur mon coude. Le visage appuyé contre la paume de ma main, je regarde Georgia qui reprend son souffle. « Crois-moi, l’envie de te faire l’amour met presque douloureuse, mais il serait préférable d’y aller doucement. » Je me racle la gorge avant de poursuivre. « Déjà, il y a probablement ma sœur qui nous épie de l’autre côté de la porte. La seconde étant que mon corps est marqué de cicatrices… j’ai dû mal à les accepter encore. » C’est une étape que nous allons franchir plus tard. Il y a eu suffisamment de chocs pour aujourd’hui. « Quand penses-tu que je pourrais rencontrer Samuel ? »

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